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Ma vie - Mon caractère

Mon caractère ?

- Tu n'as pas mauvais caractère.
- Tu es impulsive par nature et paisible de caractère, tu te poses trop de questions, tu as besoin d'être rassurée régulièrement car tu manques de confiance en toi, tu te sens parfois inutile quand les autres essayent d'alléger tes contributions... Cela te fait du bien de te confier à un(e) ami(e) qui peut te donner en retour un avis modéré, alors, tu n'es plus seule et ça t'encourage à "trouver la force de continuer".
- Tu te poses plein de questions et cela donne l'impression de changements d'humeur fréquents...  tu doutes facilement, de toi, de ton mari, de tes amis, des autres... tu ne te corrigeras pas "it's just like that"; t'améliorer, ??? "may be" en faisant plus confiance à ta raison qu'à ton instinct.


Mon mari est un époux honnête, mais il est trop sûr de lui et méprise totalement certaines de mes réactions plus féminines.

Il est de plus en plus sûr de lui. Je lui ai peu à peu enraciné la confiance en soi qu'il possédait de façon latente et il m'a ôté la mienne, car à côté de lui, j'ai toujours l'impression d'être une novice.

Par exemple, il disparaît parfois soudain, sans me dire où il va. La plupart du temps, je sais qu'il se rend à la ferme de ses parents ou au village ou à la ville pour ses activités... Mon intention n'est pas de le surveiller. Cependant cela me gêne, quand je reçois un coup de téléphone pour lui, alors que j’ignore où il est, et surtout sans qu'il ait annoncé l'heure approximative de son retour... Je me sens surtout ridicule de répondre que je vais l'appeler, pour réaliser qu'il est en réalité absent et que je ne sais pas exactement où il se trouve: - « Excusez-moi, en réalité, je ne sais pas où il est... » Alors que je venais de dire : « Je vais l’appeler » !!! Il faut dire que notre maison est grande...et que les gens ne souhaitent jamais me parler, c'est toujours pour Monsieur... où le chercher? A-t-il eu un accident? Que répondre à ceux qui le demandent? ( Ce n'est pas qu'il me trompe, mais, bref, il est toujours à droite et à gauche).

Il parait qu'il m'annonce à l'avance où il doit se rendre. A l'avance, cela veut plusieurs jours avant, comme si je tenais un agenda de ses multiples activités ! Bien sûr, c'est moi qui suis dans la lune !!! Mais au moment du départ, il ne dit rien, il poursuit ses préoccupations, fonce et selon moi, il vit comme s'il était connecté à moi, comme si j'avais un disque dur pour tout garder, même ses pensées. Quant à ses opinions et ses raisonnements... ils lui paraissent uniques et immuables. Difficile pour lui d'imaginer qu'on puisse avoir un autre point de vue. Je n'essaie même plus. Son raisonnement est logique, ses arguments fusent. Malgré cela, c'est le roi des anxieux car justement il est persuadé de pouvoir tout résoudre. Et moi ??? Je ne passe pas ma vie à calculer; comme je lui dis, "je vis " et je reste persuadée que la vie, comme tout l'humain n'est pas nécessairement logique.


Mon mari me taquine toujours ! Mes enfants aussi parfois et j'essaie de ne pas en être vexée car c'est de bonne guerre et pas méchant.

- Je t'enverrai un coucher de soleil, cela te réchauffera un peu le cœur, tu en as besoin en ce moment.

- Je sais qu'au fond tu as un caractère fort et que tu as appris à digérer pas mal de coups durs...

- L'épreuve de la maladie doit façonner un esprit.

- Je suis agréablement surpris par tes connaissances boursières; tu es parfois d'une aide précieuse, et tes exposés sont d'une clarté géniale. La prof jusqu'au bout des ongles ! Tu m'épates lol, je suis néophyte en la matière même si par intuition ou par esprit logique, je savais déjà la table des commandements que tu cites, le premier c'est: ne jamais faire confiance à son banquier car il sert d'abord ses propres intérêts !!!

- J'ai appris à te connaître, tu digères mal certaines remarques trop libres, sur le moment car alors tu es en conflit avec toi (le ça et le surmoi) puis tu t'apaises, tu souris et parfois tu regrettes de t'être durcie, ton équilibre reprend le dessus. En plus, you are a very busy woman et cela contribue à ton équilibre.

- Quelques remarques positives me redonnent facilement le moral.


- Tu es complexée par ton nez dis-tu ? Connais- tu quelqu'un qui s'aime, sans se trouver de défaut, comment appelle-t-on ces gens-là ? Ton mari t'a trouvé belle et tu as plein d'atouts, c'est l'harmonie de l'ensemble qui compte.

- Ton moral semble vaciller par moments, difficile d'entrer dans la tranche des sexa !!!, tu t'y feras t'inquiète, ça ira mieux demain, de plus tu as de sacrés problèmes, avec ton époux malade, les enfants,..ta force morale te redonnera le goût des bonnes choses de la vie, bien vite.

- Je vois que vous êtes très bien nantis et pas prêts de fréquenter les restaus du cœur lol; j'ai appris à te connaître, on est pareil, on s'en fout de tout ça, on veut juste laisser quelque chose à notre descendance, on ne court pas pour avoir plus, on a appris qu'il y avait d'autres richesses plus précieuses encore, il est vrai que pour les apprécier, il vaut mieux ne pas avoir l'estomac vide... !!!


- Toujours heureux de pouvoir dialoguer avec toi, tu as toujours l'air en pleine forme, cela se devine vite... malgré les soucis de la vie courante avec plein de problèmes à régler, tu es toujours disponible et prête à combattre, voilà des signes de bonne santé.

- Je n'aime ni le vulgaire, ni le B.C.B.G., ni la grosse chaleur, ni la pluie froide et triste.

Mes goûts changent avec le temps, je me lasse de tout ce qui correspondait en fait à un rôle que je jouais en société.
Je me dis parfois, je n'aime pas te savoir épiée jusque dans tes pensées. Je n'aime pas qu'on ne me fasse pas confiance, j'ai comme tout le monde un jardin secret ( qui n'est rempli que de rêveries sans conséquences, ) qui n'appartient qu'à moi, qui ne doit appartenir qu'à moi ou si je le révèle, ce sera, comme ici sur ce site, volontairement. Par écrit cela me gêne moins. J'ai le temps de m'expliquer. J’aime même me confier dans mes écrits, à des amis plus ou moins anonymes. L'écrit transforme et embellit, il ne juge pas. Dans mes romans, par mes personnages, il m'arrive  aussi de me révéler, de mêler réalité, rêves...
J'ai du mal à partager mon jardin secret avec ceux que j'aime, bien sûr,  avec ceux qui vivent avec moi, avec ceux qui me connaissent bien. Je me dis quand tu es seule, tu vibres au diapason de ton imagination , comme de ton raisonnement, tu es libre et c'est à toi seule de mettre des barrières. Tu confrontes ton "çà", ton " moi " et ton "surmoi". A ton être complet de suivre ta voie.
De même que j'aime lire certains romans, j'aime écrire  mes réactions dans le quotidien, c'est comme une évasion, une mise au point... Pourtant dans la vie, je n'ai rien à cacher, rien dont je puisse avoir honte.

La lecture d'un roman, le bavardage avec quelqu'un, parfois même avec un héros de mes romans, me rendent plus audacieuse, plus ouverte au monde du "ça" qui s'étouffe en nous; j'avoue avoir envie de me connaître dans un autre milieu parfois, juste un zest? J' apprends à travers mes personnages, à deviner les faces cachées de mon être, de nos êtres !!! et je deviens plus vraie. Mais c’est seulement pour moi un peu d’oxygène, un côté narcissique qui me donne plus goût à la vie, dans les moments difficiles.
Cela me permet aussi de m'affirmer un peu plus chaque jour, enfin !! car je suis toujours réservée, voire timide.
L’être humain est si complexe que dans les moments de stress, il a besoin d'évasion. Je suis flattée par l’intérêt, le désir, l’amitié amoureuse d’un autre (ou d'autres), même si sans doute, je les imagine. Ils équilibrent mon ego; la magie de l'amitié, la magie de l'écriture me rendent plus attentive envers les miens, me redonne aussi un peu de jeunesse et plus de compréhension.
Je suis si loin d’imaginer, de penser, dans le réel, que je puisse encore plaire. Et même si c'est utopique, j'aime toujours le croire. Je retrouve une confiance presque oubliée au cours des voyages, au cours des rencontres, devant un simple sourire d'intérêt. Pourtant je ne l'encourage pas. Je le reçois comme un hommage flatteur qui fait plaisir. Tout est comme je viens de le dire si complexe!!!

J'adore ma petite famille.
Je sens le désagrément de ma présence réservée dans un groupe ou un repas de famille, par exemple, je suis gênée et cette gêne me paralyse. Ce désagrément m’est plus désagréable qu’à personne. D’où vient-il? De plusieurs causes premières : orgueil peut-être ??? Mais je ne le pense pas vraiment; manque de confiance et timidité dans des situations nouvelles ??? Certainement, et aussi refus de certaines idées trop approximatives, préconçues ou trop égoïstes. Je me sens intérieurement révoltée et bloquée face à certaines conversations qui n'obtiendraient de moi qu'une bonne réplique à l'écrit !!! Je me suis regardée et je me suis demandé si sous cet extérieur distant, réservé, peu sympathique sans doute, il n’y avait pas quelque chose de passionné à la manière de Rousseau. Tout être humain est-il sans le savoir un comédien, un masque?
J'ai encore une âme d'enfant et j'apprécie toujours les films comme Mowgli, la fille de D'Artagnan. Je n'ai pas aimé le film de Tarzan d'aujourd'hui, il détruit l'image idéalisée que j'en avais : il est rasé, ses cheveux sont coupés, il parle trop vite avec Jane...
Mon mari est resté intéressé par les films intellectuels, les reportages... et a du mal à me comprendre. Cela m ’est égal, j’aime la simplicité, la spontanéité. Et j'aime surtout partager ce moment avec nos jeunes. J'ai assez lu de livres sérieux pour mes études. Et pour le sérieux, je préfère la philosophie. J'avoue aussi que je choisis parfois par réaction. ou parce que je n'aime pas trop m'aventurer en terrain inconnu. J'aime relire de vieux livres, connaître les suites, approfondir plutôt que découvrir, revoir avec un autre regard, faire rennaître une émotion. D'ailleurs qu'y a-t-il d'intellectuel dans un match ?

Comme notre fils j’aime la rêverie, la nature, le charme de l’exotisme, des séjours riants et champêtres, des lieux pittoresques. Même les mousses flétries du Causse derrière la maison ont un charme que notre fils adolescent a su me faire apprécier. Le petit oiseau né sous le pilier de la terrasse qui sortait pour la première fois de son nid, osant déjà contempler le vaste ciel, la cime ondoyante du pin, du cèdre et des autres arbres tout comme les abîmes de verdure aut- delà du tilleul familial... restent en moi comme un souvenir chaleureux.

Je suis tour à tour tendre, humaine, fière ou agressive. Mais plus je vieillis, plus je me sens humaine et tolérante, plus aussi je réalise que nous avons du mal à sortir de certaines idées fixes et parfois préconçues. C'est vrai que je commence à me sentir mieux dans ma peau, il était temps !!! et à m'accepter telle que je suis.
Il m'arrive de donner à l'instant " t " une image négative de mon mari.,de moi, de quelqu'un d'autre...Mais pour mon mari, je suis persuadée qu'il m'aime beaucoup et que sa domination est en grande partie due aussi à mon comportement...il y a 39 ans qu'on est mariés et 41 ans que nous nous connaissons. Et je sais qu'il a une très très forte personnalité... à déstabiliser beaucoup de gens, par sa culture et sa vivacité, dans bien des domaines. Mon problème face à lui est que je ne cherche pas sans arrêt à prouver...Je vis dans ma bulle et je me trouve piégée dans ses raisonnements déjà bien élaborés lorsqu'il m'en fait part..

Pourtant, je sais aujourd'hui que les malheurs, les fléaux ne sont pas à la mesure de tout homme. Certains s’étonnent, paraissent abattus, d’autres assument le problème et réagissent. Ce n’est pas parce qu’ils oublient. Comme dans la peste de Sartre, les hommes touchés par le destin doivent continuer à vivre, à préparer des voyages, à avoir des opinions. Ceux que je déteste, ce sont ceux qui malgré tout pensent à faire des affaires. Mais le fait de me considérer comme un fétus qui traverse la vie et doit en saisir tous les aspects, me rend plus forte, selon mon expérience que tous les raisonnements froids. Ceux-ci craquent et se brisent dans le chaos incompréhensible de la vie. Les malheurs le rendent plus humain, les malheurs me rendent plus logique. Dans le fond, nous nous complétons bien.
         Il ne faut pas trop vivre replié sur soi-même. Cela a parfois été mon cas...ll ne faut pas non plus rêver dans le seul culte du souvenir.  Mon mari n'est pas rêveur, et pourtant  il m'agace un peu par son culte du souvenir, de l'histoire et de la connaissance...Une rêverie, un souvenir fugace,  n'ont rien à voir avec le côté culturel, rationnel, du passé vu sous un jour historique , scientifique...
Si parfois le bonheur remémoré et embelli du souvenir peut se confondre avec l’instant présent, il enrichit alors l’émotion ressentie. Le bonheur d’un rêve ou d’une évasion peut aussi nourrir la banalité de la vie. Un instant d'évasion donne de l’audace, de l’assurance, deux forces qui adoucissent le caractère, qui égaient le quotidien.

 Je reste une femme du présent. Il faut  vivre  chaque instant, car très vite ie présent vous échappe. Un instant de bonheur court, même lié à de la fatigue, comme la garde d'un enfant, est un instant merveilleux qui vous échappera très vite. Alors quand on le vit, il faut le vivre à fond...

Date de création : 01/01/2008 - 07:53
Dernière modification : 08/11/2009 - 13:22
Catégorie : Ma vie
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