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Enseignement et CRPE - Grammaire CRPE

Grammaire


QUELQUES DÉFINITIONS :


- Acronyme : nom dont l’origine est un sigle (SMIC, CRPE,…).
- Affixe : particule non autonome que l’on joint au radical : Soit préfixe si mis avant le radical : transport.
- Anagramme : mot obtenu par transposition des lettres d’un autre mot : marche/charme, aimer/marie …
- Antonymes : deux mots de sens opposé. étroit/large, grand/petit
- Calligramme : Le sens du mot prend forme.
- Champ sémantique : ensemble des différents sens ou emplois d’un même mot. Par exemple, champ sémantique du mot « mère » : maison mère, la mère supérieure, la mère de famille, la cellule mère …
- Didascalie : au théâtre, tout texte qui n’a pas à être dit par les acteurs. (intermèdes narratifs … )
- Euphémisme : consiste à adoucir, à atténuer une vérité désagréable ou pénible. Par exemple : « ce n’est pas très bon » à la place de « c’est mauvais».
- Homographe : même graphie mais de sens et parfois de prononciation différents. Exemple : couvent : maison religieuse et couvent : le verbe
- Homophone : même prononciation mais d’orthographe et de sens différents.
Exemples : cou, coût, coup.
.
- Homonymes : deux mots de même graphie ou même prononciation, mais de sens différent.
- Lexicologie : étude  du vocabulaire.

- Marques orthographiques permettant d’identifier les mots en lecture rapide.
- Morphème : la plus petite unité linguistique porteuse de signification. Il est décomposable en phonèmes.
- Morphologie : marques grammaticales. ( genre, nombre … )
- Onomatopée : mot créé par imitation d’un bruit. Par exemple : le glouglou de la fontaine.

- Paronyme : sens différent, prononciation légèrement différente : pore/spore, percepteur/précepteur …
- Phonème : la plus petite unité sonore du langage. Il est dépourvu de sens mais la combinaison de phonèmes forme les morphèmes. Ils sont chargés de traduire les sons. ( le son [S] : s, ss, ç, t, sc )
- Phonétique : elle étudie  les éléments phoniques de la chaîne parlée sans aucune référence à leur fonction dans la langue.
- Pictogramme : est un dessin figuratif dont la signification a valeur de message.

- Polysémie : caractérise un mot qui a plusieurs sens. Par exemple : le mot « bouton » : bouton de chemise, bouton sur le nez, bouton du poste de radio…

- Prosodie : En linguistique, elle est la partie de la phonétique qui étudie tout ce qui, dans la parole,s’ajoute à la simple réalisation des phonèmes : l’intonation, les rythmes, les pauses. En littérature, elle est l’ensemble des règles qui codifient le rythme et l’harmonie des vers.

- Suffixe si mis après le radical : portable.
- Syllabe : elle est la structure phonétique selon laquelle se regroupent les phonèmes dans la chaîne parlée.
- Synonyme : ni rapport de son, ni d’origine, mais mots de sens voisin : aimer/adorer/raffoler, une lettre/un pli, haïr/détester/ne pas pouvoir sentir …


La phrase

C’est une unité graphique ou parlée qui commence à l'écrit par une majuscule et se termine par un point. A l'oral, c'est l'intonation qui indique sa chute.  C’est aussi une unité syntaxique présentant une structure complète. Et enfin, c’est une unité sémantique qui présente un sens complet.


A) Les types de phrases :

       - Déclarative : Livre une information, une pensée, un jugement.
- Injonctive = impérative : Implique le destinataire dans une action. 
- Interrogative : Pose une question. Où sommes-nous ?
- Exclamative : Exprime les sentiments du locuteur. Quel beau paysage !


B) Les formes de phrases :


- Affirmative : La chèvre rencontre le loup.
- Négative : La chèvre ne rencontre pas le loup.
- Active : Le sujet fait l’action. Christophe Colomb a découvert l’Amérique.
- Passive : Le sujet ne fait pas l’action. L’Amérique a été découverte par Christophe Colomb.
- Personnelle :
Je travaille, tu joues
- Impersonnelle : Il existe des différences. Il pleut
- Emphatique = d’insistance : C’est toi qui es responsable.
- Neutre : Il n'existe pas vraiment, en français, sauf pour les pronoms personnels (il, le, se, en, y), démonstratifs (ce, ceci, cela) ou indéfinis (rien, quelque chose, tout, autre chose).

  


  

C) Les natures de phrases :
- Adjectivale : Elle est construite autour d’un adjectif. Heureux de savoir étiqueter des phrases !
- Verbale : C’est le modèle le plus fréquent. L’équipe de France a gagné la Coupe du monde.
- Nominale : Elle ne possède généralement pas de verbe. Le lys dans la vallée. L’homme pressé.
- Adverbiale : Encore davantage peut-être que le succès de Yannick Noah à Roland Garros.

D) La structure de la phrase :

L’avion

Article
+ Nom

qui vient de Rome

Pronom + verbe +
Préposition + Nom

atterrit rapidement à cinq heures

Verbe + adverbe + préposition
+ ? + ?

car il est pressé de redécoller.

Conjonction + pronom +
auxiliaire + participe +
préposition + infinitif


La place des mots ( syntaxe ) et leur catégorie influent sur le sens de la phrase. Les mots sont rarement seuls, ils s’associent en groupes :
- Groupe nominal
- Groupe adjectival
- Groupe verbal
- Groupe adverbial
- Groupe prépositionnel





c) Adjectif qualificatif

Exprime une qualité permanente, une manière d’être durable.

d) Adjectif verbal

Formé à partir d’un verbe à l’aide d’un suffixe , l’adjectif verbal s’accorde avec le nom auquel il se rapporte :

Ex : Un spectacle divertissant. Une idée divertissante.

Comment distinguer le participe présent de l’adjectif verbal ?

· Il suffit d’essayer de vérifier s'il pourrait s'accorder au féminin ou bien s'il indique une action donc un verbe. Certains verbes diffèrent par l’orthographe, (différant – différent)

· d’autres se différencient par l’opposition qu/c ou gu/g : communiquant (part. prés.) / communicant (adj. ver.). L’adjectif verbal est en c ou g et le participe présent est en qu ou gu.


Mot invariant joint à un verbe, un adjectif ou un autre adverbe pour modifier le sens.

Peut être :

· Un mot simple : bien, trop, loin, très

· Un mot formé avec le suffixe –ment : joyeusement

En général sur l’adjectif féminin sauf pour les adjectifs en –ai, -é, -i, -u (excepté gaiement). Les adverbes formés sur des adjectifs en –ant se terminent en –emment.

· Des mots soudés : autour (au + tour) ;

· Des mots séparés formant une locution adverbiale : à pied, de même

Certains mots sont employés comme adjectifs ou comme adverbes. Pour distinguer : si invariant -> adverbe.


a) Attribut du complément d’objet

Mot ou groupe de mot qui marque par l’intermédiaire d’un verbe, une qualité, une manière d’être pouvant appartenir au complément d’objet.

On les devinait nombreux.

Le complément d’objet peut être placé :

· Avant le verbe : l’expérience m’a rendue sage (sage attribue de l’objet m’)

· Après le verbe et après l’attribut : la lune rend vivante cette nuit si claire.

· Après le verbe et avant l’attribut : il nomme sa paresse nonchalance

L’attribut du complément d’objet peut être précédé d’une préposition (de, en, pour) ou de la conjonction comme.

b) Attribut du sujet

Mot ou groupe de mot qui marque par l’intermédiaire d’un verbe, une qualité, une manière d’être appartenant le plus souvent au sujet.

Ces attributs se rencontrent après :

· Les verbes d’état

· Quelques verbes intransitifs : demeurer, rester, paraître, avoir l’air, entrer, luire

Peuvent être attributs du sujet :

· Un adjectif ;

· Un nom ou un GN ;

· Un pronom ;

· Un infinitif ;

· Un adverbe ;

· Une proposition.

L’attribut du sujet peut être précédé d’une préposition (de, en, pour) ou de la conjonction comme.

L’attribut peut être remplacé par un adjectif et pas le complément d’objet direct.


Fonction d’un adjectif qui n’est pas relié au nom par un verbe.



Articles définis, indéfinis, définis contractés.

Article partitif : s’emploie devant des noms désignant des choses qui ne peuvent se compter (du vent, des rillettes)


Mais, ou, est , donc, or, ni, car


Lorsque des mots de coordination servent à relier deux phrases on les appelle des connecteurs.


Mot invariant qui introduit certains mots ou groupes de mots ayant la même fonction de complément.

Les prépositions ont trois emplois :

· Elles introduisent des compléments de toute nature ;

· Elles forment avec un nom ou un infinitif l’équivalent d’un adjectif ou d’un adverbe

· Elles peuvent être explétives : Les prépositions indiquent généralement des rapports mais si ce n’est pas le cas, on dit qu’elles sont explétives ex la ville de Paris ; traiter machin de paresseux



a) Aucun

Surtout employé au singulier et toujours accompagné de ne ou de sans.

Signifie : pas un

S’emploie parfois dans des phrases positives avec le sens de quelqu’un, précédé ou non de la préposition de.

b) La plupart

Pronom issus de la locution comparative la plus grande part. Après la plupart, le verbe est au pluriel

c) Leur(s)

· Leur : pronom personnel complément (pluriel de lui) : invariable

· Leur : adjectif possessif ou pronom possessif : il s’accorde

· Leurs : nom toujours au pluriel


Personne

Nombre

Genre

Sujet

COD

COI

Forme réfléchie

Forme accentuée réfléchie

1ère

Sing.

m. et f.

je

me – m’

me – m’

me

moi

2e

m. et f

tu

te – t’

te – t’

te

toi

3e

masc.

il

le – l’

lui

se

lui – soi

3e

fem.

elle

la – l’

lui

se

elle – soi

1ère

Plur.

m. et f

nous

nous

nous

nous

nous

2e

m. et f

vous

vous

vous

vous

vous

3e

masc.

ils

les

leur

se

eux – soi

3e

fem.

elles

les

leur

se

elles - soi


Double valeur

· Représente un nom ou un pronom déjà exprimé, son antécédent ;

· Etablit le lien entre de propositions.

On trouve

· Qui, que , quoi, dont, où

· Lequel, duquel, auquel et leurs dérivés pluriel, féminin et féminin pluriel


L’action que le verbe exprime se caractérise par sa situation dans le temps par rapport à un repère qui est souvent le moment de l’énonciation.

· Aspect accompli / non-accompli

· Aspect perfectif (achèvement de l’action) / imperfectif

· Aspect limitatif (dans le temps) / non limitatif


Principale

Subordonnée

Indicatif ou conditionnel

présent ou futur

Le verbe de la subordonnée est suivant le sens, suivant le moment de l’action, à un temps de l’indicatif qui exprimera soit le présent, soit le passé, soit le futur

passé

Suivant le sens conditionnel ou indicatif

Subjonctif

Présent ou futur

Subjonctif présent ou passé

Passé

A l’imparfait du subjonctif pour exprimer un présent ou un futur

Au plus-que parfait du subjonctif pour exprimer le passé


Avec avoir

L’accord dépend de la place du COD du verbe

· COD placé directement avant le verbe : le participe passé s’accorde en genre et en nombre avec le COD

· COD placé après le verbe : participe passé invariable

pas de COD : le participe passé reste invariable

Avec être

S’accorde en genre et en nombre avec le sujet du verbe.

Participe passé des verbes pronominaux.

Verbes essentiellement pronominaux

Le PP s’accorde avec le sujet. Ils se sont absentés

Quelques exceptions

Verbes transitifs et intransitifs en emploi pronominal

Accord avec le COD s’il est placé avant le verbe si le pronom n’est pas COD

COD : ils se sont rasés / pas COD : ils se sont rasé la barbe ou la barbe qu’ils se sont rasée

participe passé d’un verbe pronominal suivi d’un infinitif

règle participe passé avec avoir + infinitif

Verbes pronominaux à sens passif

Le PP s’accorde avec le verbe

Participe passé sans auxiliaire

Accord en genre et en nombre avec le nom auquel il se rapporte


a) Conditionnel

Le mode conditionnel exprime un fait éventuel dont la réalisation dépend d’une condition

Egalement :

· pour rapporter un oui-dire dont on ne garantie pas l’exactitude.

· Pour indiquer une hypothèse qu’on rejette avec indignation

· Pour faire part de qqch que l’on situe dans le domaine de la fiction

b) futur

le futur simple exprime :

· une action qui n’est pas encore réalisée mais qui se produira dans l’avenir

· un ordre poli (je vous demanderai de fermer la fenêtre)

· un supposition

c) impératif

l’impératif sert à exprimer :

· un ordre ;

· une exhortation ;

· une défense

d) infinitif

l’infinitif peut avoir la valeur d’un nom ou celle d’un verbe.

e) Passé simple

· Pour faire un récit

· Pour exprimer une suite d’actions

f) Le présent de l’indicatif

Enonce :

· Un fait d’habitude

· Un fait vrai de tous les temps

· Un ordre

·

· Un passé récent

Un futur proche

· Des faits passés : présent historique.

qui

Accord avec l’antécédent Ex : Les chats qui miaulent

a) –eler et -eter

Doublement de la consonne devant un e muet

Sauf :

· 1 seul l : ciseler, déceler, geler (et dérivés), écarteler ; modeler, peler, marteler

· 1 seul t : acheter, fureter, haleter,

b) –indre et -soudre

· au présent de l’indicatif

· les verbes en indre (aindre, eindre, oindre) et soudre perdent le d au 3 personnes du singulier. Ils prennent un thé à la 3ème personne.

· Les verbes en indre (aindre, eindre, oindre) sont en gn aux 3 personnes du pluriel

· Au temps composé attention au participe passé.



a) Le complément circonstanciel

Indique les circonstances dans lesquelles se produit l’action énoncée par le verbe : où, quand, comment, pourquoi …

CC de lieu, de manière, de temps, de but, de moyen, de conséquence

b) Le COD

Se rattache au verbe sans préposition.

Pour déterminer s’il s’agit d’un COD :

· permet de répondre aux questions verbe suivi de qui ou quoi

· la phrase peut être mise à la forme passive.

c) Le COI

Se rattache au verbe au moyen des prépositions à et de

Pour déterminer s’il s’agit d’un COI :

· permet de répondre aux questions verbe suivi de à qui ou à quoi

· la phrase ne peut être mise à la forme passive.

d) Le complément d’attribution

= complément d’objet second

COI qui se trouve dans une phrase où il y a déjà un COD ou un COI.

e) Le complément d’agent

Sujet devenu complément lors du passage à la voie passive


Certains adjectifs qualificatifs peuvent avoir des compléments.

Le complément de l’adjectif est toujours introduit par un préposition


Mot ou groupe de mot qui comme l’adjectif qualificatif épithète, précise le sens du

nom ou de pronom qu’il complète. Ex : mon livre de grammaire


Fonction

Mot introducteur

Exemple

Remarques

Proposition infinitive

COD du verbe principal.

-

je vois cet enfant grandir

Verbes de perception

Proposition subordonnée circonstancielle

CC de temps

Quand, lorsque, comme, pendant que…

Il commanda son déjeuner dès qu’il fut assis à sa table.

CC de lieu

Le chien se coucha où il put

CC de cause

Parce que, puisque,
vu que, attendu que

J’adore les fraises d’autant plus fort que je n’en mange pas souvent.

CC de conséquence

De sorte que ; de façon que ; si bien que ; de manière que

J’aime mon nounours si fort que je n’arrive pas à m’en séparer

CC de but

Pour que ; de peur que ; de crainte que ; afin que

Je fais des fiches afin que ces notions rentrent dans ma petite tête !

CC de concession

bien que ; encore que ; quand bien même

Quoiqu’il arrive, nous serons en vacances en juillet.

CC de condition

Si, au cas où, dans l’hypothèse où,

A supposer que

Je vais déménager en Aquitaine pourvu que mon homme y trouve du travail.

Proposition subordonnée complétive

COD du verbe principal

Que (suit toujours le verbe)

Le maire a annoncé que la piscine serait ouverte dimanche.

Exprimant :
une déclaration,
une opinion,
une connaissance,
une inquiétude,
un souhait ou
une perception

Proposition subordonnée interrogative indirecte

=> COD du verbe principal

* Si interrogation totale : si

* Si interrogration partielle :

- sur le sujet :qui pour les sujets animés ; ce qui pour les inanimés

- sur le COD : qui ou ce que

- sur le CC : une conjonction en rapport avec le sens du complément

Je ne sais comment je dois faire. (ó Comment dois-je faire ? Je ne le sais pas)

Sous classe de la proposition subordonnée complétive

Pas de ?

Proposition subordonnée relative

Proposition subordonnée relative déterminative

Complète un nom ou un pronom

Les forêts qui recouvrent la Gaule

Proposition subordonnée relative appositive

En apposition avec le nom ou le pronom

Pronom relatif

Je connais un village où il fait bon vivre.


Discours extérieur intégré dans un autre discours.

a) Discours direct ou style direct

Présenté entre guillemets et rapporte les paroles telles qu’elles ont été dites.

b) Discours indirect ou style indirect

Exprime le sens du discours que l’on rapporte mais sans en reproduire la forme.

c) Discours indirect libre ou style indirect libre

Ne présente aucune marque particulière et ne peut être identifié que par le contexte.

>


Temps

Groupe

terminaisons

présent

1 + qqs 3èmes

e – es – e – ons – ez -ent

2

is – is – it – issons – issez -issent

3

s ou x – s ou x –t ou d – ons –ez -ent

imparfait

1

ais – ais – ait – ions –iez - aient

2

issais – issais –issait –issions – issiez -issaient

3

ais – ais – ait – ions –iez - aient

futur

1

erai- eras – era – erons – erez - eront

2

irai – iras – ira – irons – irez - iront

3

rai – ras – ra – rons – rez - ront

passé simple

1

ai – as – a –âmes – âtes – èrent

2

is – is – it –îmes – îtes - irent

3

Idem que 2ème groupe mais le I peux être remplacé par un « u »

subjonctif présent

1 et 3

e – es – e - ions –iez -ent

2

isse – isses – isse – issions – issiez -issent

imparfait du subjonctif

1

asse – asses – ât –assions – assiez -assent

2

isse – isses – î – issions - issiez - issent

3

Idem que 2ème groupe mais le I peux être remplacé par un « u »

Conditionnel présent

1

erais – erais – erait – erions – eriez - eraient

2

irais – irais – irait – irions – irirez- iraient

3

rais – rais – rait – rions – riez - raient



Attention :lorsque le verbe principal et le verbe à l’infinitif ont le même sujet il n’y a pas de proposition infinitive.

Ex : je voudrais dormir

cueillir + ouvrir + offrir + souffrir




II) LES PROPOSITIONS :
On appelle phrase simple une phrase qui comporte une seule proposition, une phrase complexe en contient plusieurs. Toutes les propositions contiennent un verbe conjugué. Trois types de propositions :

A) Proposition indépendante :
Elle ne dépend d’aucune autre proposition, et aucune autre ne dépend d’elle.
Exemple : Carole propose des bonbons à Benoît.
B) Proposition principale :
Elle ne dépend d’aucune autre proposition, mais une ou plusieurs autres dépendent d’elle.
Exemple : La voile du bateau se dégonfla parce que le vent avait cessé.
C) Proposition subordonnée :

Nature de la proposition subordonnée

Proposition subordonnée relative

Proposition subordonnée complétive

Proposition subordonnée interrogative

Proposition subordonnée conjonctive

Fonction de la proposition

Complément du groupe nominal précédent

COD du verbe qui précède

Complément circonstanciel

La proposition commence par

Pronom relatif

Conjonction « que »

Mot interrogatif

Une conjonction

On peut remplacer la proposition par

Un adjectif

Pronom personnel complément « le »

Un adverbe


Il peut y avoir plusieurs subordonnées dans une même phrase.

 LES MOTS GRAMMATICAUX :
A) Les déterminants : ( attention certains déterminants sont parfois appelés adjectifs ). Les articles sont des déterminants. Tous les adjectifs sont des déterminants, sauf l'adjectif qualificatif. Ils se trouvent devant un nom, un GN, un adjectif.
Le déterminant est un terme qui « détermine » le genre (masculin/fémimin) et le nombre (singulier/pluriel) d’un nom.

Identifiant :
- Démonstratif : ce, cet, cette, ces
- Possessif : mon, ton, son, ma, ta, sa, mes, tes, ses, notre, votre, leur, nos, vos, leurs
- Article défini : le, la, l’, les
- Article partitif : du, de la, des

Quantifiant :

- Article indéfini : un, une, des

Adjectifs qui de manière vague, imprécise marquent : soit

une quantité positive : certain, quelques, tout, chaque

Ex :  Quelque : Adjectif indéfini : se met au pluriel s’il signifie plusieurs et au singulier s’il signifie un(e) certain(e)

soit une quantité négative : nul, aucun

soit une quantité indéterminée avec parfois l’idée de comparaison : même, tel, autre


- Indéfini : aucun, plusieurs, quelques, beaucoup …
- Numéral : un, une, deux, trois, quinze, vingt …
- Interrogatif : quel, quelle, quels, quelles, combien
- Exclamatif : quel, quelle
- Divers : chaque, nul, tout, différents, divers, maint …

· Quel

· Adjectif exclamatif : traduit un sentiment vif

· Adjectif interrogatif : traduit un questionnement.

· Tout

· Adjectif: se met au singulier s’il a le sens de chaque.
Elles sont tout ( entièrement ) engourdies.
Dans ce dernier cas, il n'est pas déterminant.

· Devant autre : dans le sens de n’importe quel => adjectif




B) Les pronoms :
« Pro »nom signifie « qui remplace » le nom
. Certains pronoms désignent directement un référent présent dans la situation d’énonciation ( ex : je, tu … ), on les appelle les pronoms nominaux. Ils ont alors une valeur déictique. Les pronoms employés pour remplacer un référent présent dans le contexte sont appelés des représentants. S’ils reprennent un référent évoqué auparavant, ils sont anaphoriques. Si le référent est situé après, ils sont cataphoriques.Les pronoms peuvent occuper toutes les fonctions du nom.
- Personnel : - Sujet : je, tu, il, elle, nous, vous, ils, elles,(on)
- Complément direct : le, la, les, l’
- Complément indirect : lui, leur, en*, y*
- Complément direct ou indirect : me, m’, te, t’, se, s’,nous, vous
- Formes disjointes : moi, toi, soi, lui, elle, elles, eux
- Relatif : qui, ce qui, que, ce que, quoi, dont, ce dont, de qui, duquel, de laquelle, desquels, où …
- Possessif : le mien, le tien, le sien, le nôtre, le vôtre, le leur
- Démonstratif : ceci, cela, ça, c’, celui(-ci,-là), celle(-ci,-là), ceux(-ci,-là), celles(-ci,-là)
- Interrogatif : que,(à,de)qui, (à,de) quoi, lequel, auquel, duquel, laquelle, à laquelle, de laquelle …
- Indéfini : on, rien, plusieurs, personne, autrui, tel, certains, aucun, tous, n’importe qui, quelqu'un
- Numéral : - Cardinal : un, deux, trois, quatre, cinq, …, quinze, seize, …, quarante, …
- Ordinal : le premier, le deuxième, le second, le troisième … l’antépénultième …
- Y* : Y peut remplacer toutes les expressions indiquant la localisation, la direction et le lieu introduites par les prépositions : chez, dans, devant, derrière, en, sous, sur, au dessous de, au dessus de.
Il va en Chine tous les ans. Il y va tous les ans. - Il songe à ses prochaines vacances. - Il y songe.
- En* : En peut remplacer un nom COD précédé d'un article partitif (du, de la, de l', des) ou un nom COD précédé d'un article indéfini singulier (un, une) ou d'une quantité (trois, mille, plusieurs, beaucoup...).
Il revient de la guerre. Il en revient. - Il a une envie de pâtes. Il en a envie

C) Les prépositions :
La préposition est un mot invariable qui sert à accrocher un groupe nominal à un verbe, à un autre mot, à une phrase. Elle sert à introduire un mot ou un groupe de mots et en fait un complément.

- Localisation : Marie est devant Pierre. Le chat en sous le divan. Ils sont passés par là.
- Temporalité :
Je pars dans trois jours. J’ai peint ce tableau en deux heures.
- Cause : Il l’a quitté par dépit. Elle est en prison à cause de moi.
- But : Il l’a épousé pour sa fortune.
- Manière : Je viendrais avec plaisir.
- Matière : Un soldat de plomb. Un pot en terre cuite.
- Possession : Le livre de Julie.
- Relation : Il n’est pas juste envers elle.
- Séparation : Un couple sans enfant.
- Opposition : Elle a voté contre ce projet malgré les pressions.
- Accompagnement : Je vais faire des courses avec ma mère.
- Approbation : Je suis pour la protection de l’environnement.
- Distribution : Je bois un bol de lait au chocolat par jour.

Une préposition se distingue de la conjonction de coordination car les deux groupes reliés ne sont pas considérés comme équivalents. Je mange une poire et une orange. ( «et» est une conjonction de coordination )

Je mange à midi. ( «à» est une préposition )
Une préposition(1) se distingue de la conjonction de subordination(2) car la préposition ne peut introduire une proposition sauf avec un verbe à l’infinitif(3).
(1) Je mangerais avant midi. (2) Je mangerais avant que tu rentres. (3) Il pense à partir.


D) Les conjonctions :
Ce sont des éléments grammaticaux qui servent à relier entre eux des groupes. Les conjonctions de coordination relient les éléments sans établir de hiérarchie syntaxique entre eux. Les conjonctions de subordination subordonnent un groupe par rapport à l’autre, il y a donc dépendance syntaxique.
- Conjonctions de coordination : mais, ou, et, donc, or, ni, car, toutefois, cependant
( comme, puis, ensuite, néanmoins, certes, par définition, par conséquent, d’ailleurs … )
- Conjonctions de subordination : lorsque, quand, que, c'est-à-dire, comme, si,(avant, dès, après, bien, parce, depuis, sans, pour, en attendant, de sorte, afin, à condition, de façon à ce … ) + que



E) Les adverbes : ( attention, les adverbes se terminant par « –ment » sont des mots lexicaux )
L'adverbe est un mot invariable (sauf tout). Il s’ajoute à un énoncé, à la phrase, à certains constituants de la phrase pour en préciser ou en modifier le sens. L’adverbe peut amener des informations liées à :
- Manière : ainsi, mieux, vite, bien, mal, volontiers …
- Lieux : où, ailleurs, juste, ici, loin, y, ci-dessus(sous), ci-joint, ci-gît, là-dessus(sous) …
- Temps : hier, demain, aujourd’hui, depuis, quelquefois, sitôt, bientôt, jadis, tard, naguère …
- Quantité : beaucoup, quasi, davantage, plus, moins …
- Négation/Affirmation : jamais, plus, certainement, si, ne…pas, ne…plus, oui, non …
S’il fait parti de la phrase principale, il peut être :
- Complément de phrase : Aujourd’hui, Marie invite ses amis.
- Complément du verbe : Nous resterons ici.
- Modificateur : Paul avait beaucoup écrit. Elle est juste derrière la maison.
S’il ne fait pas parti de la phrase principale, il renvoie à l’énonciation ou à l’organisation du texte, il est alors :
- Modalisateur : Nous resterons probablement ici.
- Connecteur : Paul a reçu peu de courrier. Pourtant il avait beaucoup écrit.

IV) LES MOTS LEXICAUX :
A) Les noms :

Le nom (= substantif) renvoie aux différents êtres et objets du monde. Il est accompagné d’un déterminant qui nous indique son genre (masculin/féminin) et son nombre (singulier/pluriel). Les noms propres désignent des lieux géographiques, des personnes et prennent une majuscule. Les autres se nomment les noms communs. On peut distinguer des mots simples et des mots construits ( avec préfixe et/ou suffixe ). Si on essaye de classer les noms, on obtient :
- Comptable/non comptable : un jeton / de la farine
- Abstrait/concret : un coureur / la vitesse
- Humain/non humain : un boulanger / un cheval
- Animé/inanimé : un chat / un rocher
- Commun/propre : une ville / Brest

Noms masculins
: aéronef, alvéole, amalgame, ambre, antidote, antipode, antre, apogée, aréopage, armistice, asphalte, astérisque, augure, chrysanthème, effluve, emblème, éphémère, équinoxe, hémisphère, ilote, jade, obélisque, ovule, pétale, planisphère, sépale, tentacule, tubercule…
Noms féminins : acné, acoustique, alcôve, algèbre, anagramme, antichambre, atmosphère, autoroute, azalée, campanule, ébène, échappatoire, épitaphe, équivoque, escarre, icône, interview, nacre, oasis, orbite, oriflamme, réglisse…
Il existe plusieurs exceptions : on peut écrire un ou une après-midi, amour est masculin au singulier et féminin au pluriel …


B) Les adjectifs : ( attention certains déterminants sont parfois appelés adjectifs )
L’adjectif est un mot qui caractérise, qualifie, précise un être, un objet, une idée, un fait…. Il s’accorde en genre et en nombre avec le nom qu’il accompagne. Il appartient au groupe nominal.
En général, la place de l'adjectif dans la phrase est variable. Dans quelques cas, cette place peut avoir pour conséquence un changement de sens. Un homme grand. - Un grand homme.
Certains adjectifs ont des formes particulières au féminin ou au pluriel. Beau/belle - Sec/sèche …
L’adjectif attribut : il se situe après un verbe attributif ou verbe d’état (être, sembler, paraître, demeurer, rester, devenir...) et donne une qualité au sujet de ce verbe. L'adjectif et le nom sont séparés par un verbe.
Les grands écrivains sont très créatifs. La température me paraît assez douce. Mes élèves semblent fatigués.
Les mots créatifs, douce et fatigués sont des adjectifs attributs, car ils qualifient les sujets des verbes d'état.

On note donc chez les adjectifs :
- Qualifiant : Une équipe très faible.
- Classifiant : Une équipe nationale.
- Complément du nom : Une pièce sombre.
- Attribut : Les journées deviennent sombres.

Les adjectifs de couleur issue d’un nom ne s’accordent pas : bronze, ivoire, lavande, marron, noisette, orange, turquoise … Cependant il existe des exceptions dans l’exception ! Fauve, rose, écarlate, mauve, incarnat et pourpre s’accordent.
Remarque : on écrit «des billes rouge et noir», si chaque bille comporte du rouge et du noir ; on écrit «des billes rouges et noires», si certaines billes sont rouges et d'autres noires
C) Les adverbes se terminant par « -ment » :
Pour former ces adverbes, on utilise les adjectifs d’origine.
Si l’adjectif se termine en « -ent » l’adverbe se termine par « -emment » : évident - évidemment
Si l’adjectif se termine en « -ant » l’adverbe se termine par « -amment » : constant – constamment
Attention : sciemment, précipitamment, nuitamment, notamment …
Si l’adjectif se termine par une consonne, on forme l’adverbe avec le féminin : certain – certainecertainement
Si l’adjectif se termine par une voyelle, on forme l’adverbe avec le masculin : absolu – absolue - absolument

V) LES VERBES :
A) La nature des verbes :
- Auxiliaires : être et avoir sont utiliser pour former une forme composée en conjugaison.
- Verbes d’action : expriment ce que fait ou subit le sujet. La pluie tombe sur la route.
- Verbes d’état = attributifs : expriment l’état ou la façon d’être du sujet. Elle semble jolie.
- V transitifs directs : expriment l’action du sujet s’effectuant directement sur une personne ou une
chose. Il ne nécessite pas de préposition et montre un COD. Il achète un livre.
- V transitifs indirects : nécessitent une préposition, montrent un COI. L’alcool conduit à la misère.
- Verbes intransitifs : ils n’ont pas d’objet. Les enfants lisent. Parfois, les verbes intransitifs peuvent
être utilisés transitivement : Elle chante une belle chanson.
- Verbes impersonnels : ils ne se conjuguent qu’à la troisième personne du singulier. Il est alors un pronom impersonnel. Il faut qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il neige pour qu’on reste regarder la télévision.

B) La voix des verbes :
- Voix active : le sujet est agent, il fait l’action. Le maçon construit le mur.
- Voix passive : le sujet est patient, il subit l’action. Le mur est construit par le maçon.
- Voix pronominale : le sujet fait et subit l’action. Il m’appelle au téléphone.

C) Les groupes de conjugaison :
- Premier groupe : Il contient 90% des verbes ( environ 5000). Ce sont des verbes dont l’infinitif se

-e -ons
-es -ez
-e -ent


termine en -ER ( attention « aller » fait parti du troisième groupe ). La
conjugaison de ces verbes est régulière. Certains montrent cependant quelques
changements phonétiques ou orthographiques.
J’appelle / nous appelons - J’envoie / nous envoyons
- Deuxième groupe : ( environ 300 verbes ) Il comprend les verbes d’infinitif en -IR , de participe
présent en -ISSANT et de participe passé en -I.
-s -ons
-s -ez
-t -ent



- Troisième groupe : ( environ 370 verbes ) Il comprend les verbes d’infinitif en -RE, -OIR, -IR.
Ce sont souvent les verbes les plus utilisés qui sont les plus irréguliers.
Aller : vais, vas, va, allons, allez, vont
Faire : fais, fais, fait, faisons, faites, font

Dire
: dis, dis, dit, disons, dites, disent
Avoir
: ai, as, a, avons, avez, ont
Etre : suis, es, est, sommes, êtes, sont

Les cas particuliers :
Assaillir, couvrir, cueillir, défaillir, offrir, ouvrir, souffrir, tressaillir se conjuguent comme des verbes en -ER. (je couvre… )
Les verbes en -DRE prennent un -D à la troisième personne sauf les verbes en -INDRE qui prennent un -T ainsi que les verbes en -SOUDRE. (elle pond, il craint, il se dissout…)
Les verbes comme tendre conservent leur -D partout, mais prendre et ses dérivés perd son -D au pluriel. ( nous prenons… )
Seuls faire, venir et avoir se terminent en -ONT à la troisième personne du pluriel du présent. ( ils font, ils vont, ils ont )
Les verbes en -CEVOIR (recevoir, apercevoir) ne prennent pas la forme -OY- avec nous et vous. ( nous voyons, nous recevons )
Tenir et venir (et leurs dérivés) forment leur passé simple pluriel avec un -Î- et non un -Û- ( nous tînmes, vous vîtes… )

D) Le mode des verbes :
- Indicatif : Présente l’action comme réelle. Je mange bien.
- Conditionnel : Présente l’action comme éventuelle ou sous condition.
Je pourrais encore marcher si j’avais des jambes.
- Subjonctif : Présente l’action comme désirée, envisagée ou douteuse.
Puissiez-vous prendre la bonne décision.
- Impératif : Présente l’action comme un ordre, un conseil ou une prière. Prions mes frères - Infinitif : Indique, sans plus, ce qu’est l’action. Ils sont partis jouer.
- Participe : Exprime l’action comme le ferait un adjectif. Des fleurs séchées reposent sur la table.
- Gérondif : Indique une circonstance complétant le verbe (forme adverbiale) Il marche en rêvant.

Chaque mode utilise plusieurs temps, sauf le gérondif.

E) Le temps des verbes :

Les modes personnels

Passé________________________Présent___________Futur______

Imparfait ( Je mettais ) Présent ( Je mets ) Futur proche ( Je vais)
Passé simple ( Je mis ) Conditionnel ( Je mettrais ) Futur simple ( Je
Passé composé ( J’ai mis ) Subjonctif ( Que je ) mettrai) Plus-que-parfait ( J’avais mis )
Les modes impersonnels

Impératif...

Les formes simples : présent, imparfait, passé simple...

et les formes composées :passé composé, plus que parfait, passé antérieur (J'eus mis )
- Présent : L’action est en train de se dérouler.
- Passé simple : Exprime un fait terminé dans le passé.
- Passé composé : Exprime un fait terminé dans le passé, ayant un rapport avec le moment présent.
- Imparfait : Exprime une action A en cours pendant une action B du passé.
- Plus-que-parfait : Indique un fait A du passé plus vieux qu’un fait B du passé.
- Passé antérieur : Exprime un fait terminé par rapport à un autre fait ou complément de temps.


VI) LES FONCTIONS DES MOTS :
Les mots ont différentes fonctions dans la phrase, ces fonctions dépendent du référent du mot. Si un mot rapporte à un verbe, il peut être : sujet, COD, COI, CC. Si un mot dépend d’un nom, il peut être : attribut, épithète ou complément du nom.

A) Le sujet du verbe :
La fonction sujet est liée à un verbe conjugué. Le sujet entraîne l’accord en genre et en nombre du verbe. Le sujet est soit un groupe nominal, soit un pronom.

B) Le Complément d’Objet Direct ( COD ):
Les verbes qui construisent un COD sont dits transitifs directs.
Elle regarde un bel homme. Pronominalisation : Elle le regarde.
Il mange un gâteau. Pronominalisation : Il en mange.

C) Le Complément d’Objet Indirect ( COI ): ( Il est parfois appelé Complément d’Objet Second )
Un complément est considéré comme un COI, s’il est vu comme typique du verbe et indirect. C’est le cas de tous les compléments qui peuvent être pronominalisés par lui et leur. Il obéit à ses parents. Il leur obéit.

D) Le Complément Circonstanciel ( CC ) :
Ils sont identifiés à partir de leur valeur sémantique ( « les circonstances »). On détermine ainsi des CC de lieux , de temps, de conséquence … Ils vivaient dans la même maison. CC de lieux

E) Le complément d’agent ( CA ):
Le CA de la forme verbale passive est le sujet de la forme verbale active. Il est introduit avec par ou de.
L’automobiliste blesse l’enfant. L’enfant est blessé par l’automobiliste.
F) Les attributs du sujet ou du COD :
Ils portent sur un nom, mais passent par la médiation d’un verbe. Cette chanteuse est sensationnelle.

G) L’épithète :
C’est une expansion ( majoritairement des adjectifs ) d’un nom. Il s’installe dans une maison neuve.

H) Le complément du nom :
C’est une expansion d’un nom introduite par « de ». Le calendrier de l’année scolaire est sorti.

VII) LES CONNECTEURS LOGIQUES :
Le rôle des connecteurs logiques est abordé dans La maîtrise de la langue à l’école par le biais de l’organisation du texte et de sa planification nécessaire. On les appelle connecteurs logiques, organisateurs textuels, mots de liaisons ou encore mots charnière. Ils servent à situer les événements, les personnages et les objets dans le temps (chronologie) et dans l'espace, et jouent un rôle clé dans la cohérence (logique) et la progression du texte. Ainsi ils sont indispensables dans un texte argumentatif, explicatif, démonstratif ou un raisonnement mathématique. On peut distinguer ces connecteurs selon leur usage :
- Introduction : D'abord , En premier lieu…
- Addition : Aussi, De même, De plus, Encore, Et, Également…
- Enumération : D'abord, Enfin, Ensuite…
- Transition : Bref, D'ailleurs, Donc , Ensuite, En somme, En outre , Or, Par ailleurs, Puis, Selon...
- Explication : Car, C'est-à-dire , En effet, Effectivement, Étant donné que, Puisque...
- Illustration : Entre autres, Notamment, Par exemple...
- Opposition : Au contraire, Mais, Néanmoins , Par contre, Pourtant, Quoique, Toutefois, Hélas...
- Conséquence : Alors, Ainsi, C'est pourquoi, D'où, Dans ces conditions, De sorte que, Donc…
- Temporel : A ce moment là, Maintenant, Naguère, Pendant ce temps, Longtemps, Parfois…
- Organisation : d’une part / d’autre part, dans un premier temps / dans un second temps …
- Conclusion : Ainsi, Étant donné, Puisque…


Date de création : 23/04/2008 - 14:25
Dernière modification : 30/11/2009 - 08:05
Catégorie : Enseignement et CRPE
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react.gifRéactions à cet article


Réaction n°2 

par aurelie le 01/10/2008 - 13:45

Bonjour,

Tout comme Marie, je voulais vous remercier pour ce récapitulatif. Je le trouve très complet et très clair. Cela va beaucoup m'aider.

Merci beaucoup


Réaction n°1 

par marie le 25/09/2008 - 15:23

Bonjour !e

Merci pour cette véritable mine d'or! cela résume parfaitement tous les points à connaître. Cela va bien m'aider pour ma préparation au concours CRPE. Pour la synthèse je cherche des textes où on explique pas à pas la façon de procéder et comment dégager les idées principales (pas le procédé mais un exemple réel). Peut-être pourrez-vous me conseiller quelques livres ?
En tous les cas merci de me faire partager votre passion et vos connaissances, cela m'encourage pour la suite.
Marie

Excusez-moi, je n'ai pas en tête de livre à conseiller pour l'instant. Mireille


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