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Anecdotes de famille - Aimé des enfants

Aimé des enfants

Les livres que j'ai aimés enfant ou que mes enfants eux-mêmes ont aimés, je n'aime pas m'en séparer. Il m'arrive de les relire ou d'avoir le plaisir de les lire moi-même aux petits pour partager un plaisir, un souvenir... Je me souviens d'avoir lu un début du livre de Gulla à ma petite S.. Je garde en souvenir les livres de l'école des loisirs qui ont éveillé les premiers sourires : " petit bleu et petit vert, l'histoire d'une petite bulle rouge... "

Mes filles se souviennent encore de leur premier film vu en plein aire au Cap d'Agde. C'était Bambi. Quelle émotion! En souvenir, nous avions projeté des images sur le mur de la salle de jeu qu'elle avaient calquées et peintes à leur fantaisie. Même notre fils bébé y avait participé.
Après, elles ont gardé un grand souvenir de certains films, en particulier la belle et la bête avec Jean Marais. Quintessence du féerique et du merveilleux, l’adaptation du conte pour enfant de Mme Leprince de Beaumont réalisée par Jean Cocteau en 1946 s’impose encore comme un pur chef-d’œuvre, à la fois esthétique et poétique.

. Nous avions fait un diaporama avec de belles diapositives sur la nature pour le conte d'Émilie Jolie...Disons que c'était surtout le travail de mon mari, mais je donnais pas mal d'idées...



Un conte musical

Musique et paroles: Philippe Chatel
1979


Les interprètes:

Le conteur - Henri Salvador
Emilie Jolie - Emilie Jolie
Le lapin bleu - Robert Charlebois
Le grand oiseau - Julien Clerc
L'autruche - Sylvie Vartan
La sorcière - Françoise Hardy
La baleine de parapluie - Isabelle Mayereau
Le hérisson - Georges Brassens
L'extra-terrestre A440 - A440
Le petit caillou - Yves Simon
Le coq - Alain Souchon
L'âne - Laurent Voulzy
Le loup - Eddy Mitchell
Le raton-laveur-rêveur - Louis Chédid
Le prince charmant débutant - Philippe Chatel




CHANSON DE LA COMPAGNIE DES LAPINS BLEUS


LES LAPINS BLEUS :
C'est nous la compagnie des lapins bleus
Aux oreilles tendues et aux yeux malicieux
Notre fleuve préféré, c'est le Danube
Mais notre problème insoluble
C'est qu'on devient tout rouge quand on attrape un rhume
On se cache tous les jours dans des mouchoirs
A carreaux le matin et à rayures le soir
Notre ennemi mortel, c'est l'hiver
Mais notre ami, c'est le soleil
On redevient tout bleu quand il brille dans le ciel


LE CONTEUR :
Mais qu'est-ce qui se passe! c'est le vent qui souffle, c'est la pluie qui tombe, c'est le tonnerre qui gronde! les lapins bleus vont s'enrhumer!

LES LAPINS BLEUS :
Atchoum!

LE CONTEUR :
Ça y est!

LES LAPINS BLEUS :
Atchoum!

LES LAPINS BLEUS :
C'est nous la compagnie des lapins bleus
Aux oreilles tendues et aux yeux malicieux
Mais que viennent la pluie et l'orage
Notre bonheur fait naufrage
Quand les lapins bleus sont rouges,
Rien ne va plus dans la page


LE CONTEUR :
Émilie est bien ennuyée pour ces lapins bleus...

ÉMILIE :

Je suis bien ennuyée pour ces lapins bleus...

LE CONTEUR :
Qu'est-ce qu'elle pourrait bien faire pour les soigner?

EMILIE :
Qu'est-ce que je pourrais bien faire pour les soigner?

LE CONTEUR :

Mais tout à coup, le lapin bleu qui est devenu le plus rouge de tous les lapins bleus qui sont devenus rouges, s'approche d'Émilie et lui dit:

LE LAPIN BLEU :
Oh, c'est bien simple, Émilie. Si tu nous faisais à chacun un baiser sur chaque oreille, on redeviendrait bleus. Et ça serait bien...

ÉMILIE :

Moi, je veux bien, mais ça fait beaucoup de baisers ?

LE LAPIN BLEU :
Eh oui. Nous sommes dix-huit lapins, et nous avons deux oreilles par lapin. Ça fait combien de baisers ?

ÉMILIE :
Euh...

LE CONTEUR :
Ça fait trente-six!

ÉMILIE :
Trente-six!


TOUS LES LAPINS :
Bravo!!!


LE CONTEUR :
Émilie embrasse tous les lapins sur les deux oreilles. Et les lapins qui étaient rouges, sont bleus. Je veux dire qu'ils étaient heureux, comme avant... Émilie! dis donc, il est temps de tourner la page suivante?

ÉMILIE :

Qu'est-ce qu'il y a, dans la page suivante ?

LE CONTEUR :
Attend un peu, voyons... Ah oui, c'est celle où le poisson rouge... Mais non, je suis vraiment distrait, c'est la page des oiseaux! tourne!

Il y a un grand arbre, et sur ce grand arbre, sont perchés des dizaines d'oiseaux de toutes les couleurs. Des rouges, des jaunes, des bleus, des verts, et il y en à même qui sont en même temps rouges, jaunes,
verts et bleus.

LES OISEAUX :
Qui est-ce? vous avez vu cette petite fille? D'où vient-elle?
Dis-nous comment tu t'appelles?

TOUS LES OISEAUX ENSEMBLE :
Dis-nous comment tu t'appelles?

LE CONTEUR :
Et le plus grand des oiseaux descend de l'arbre et prend la main d'Émilie.



CHANSON D'ÉMILIE JOLIE ET DU GRAND OISEAU


ÉMILIE :
Je m'appelle Émilie Jolie
Je m'appelle Émilie Jolie
Je voudrais partir avec vous
Tout au bout du ciel
Sur vos ailes
Et je voudrais vivre avec vous ma vie

LE GRAND OISEAU :
Tu t'appelles Émilie Jolie
Tu t'appelles Émilie Jolie
Tu voudrais partir avec nous tout au bout du ciel
Sur nos ailes
Et tu voudrais vivre avec nous ta vie

ÉMILIE :
Oui c'est ça vous m'avez compris
Alors dite-moi oui...

LE GRAND OISEAU :
Tu t'appelles Émilie Jolie
Tu rêves de voler la nuit
Partir, rejoindre le soleil
Et même la lune

Sur nos plumes
Faire un petit tour
Au paradis

ÉMILIE :
Oui c'est ça vous m'avez compris
Alors dite-moi oui...

LE GRAND OISEAU :
Mais y' a tant de choses à voir avant
De partir pour le firmament
Y' a tant de pages à tourner
Ta vie ne fais que commencer
Y' a tant de choses à voir avant
De partir pour le firmament
Y' a tant de jours et tant de nuits
Tu es au début de ta vie

ÉMILIE :
J'ai tant de choses à voir avant
Mais n'oubliez pas pour autant
La petite fille aux cheveux blonds
Qui vous a chanté sa chanson
Je m'appelleÉmilie Jolie
Je m'appelleÉmilie Jolie

Et si un jour je deviens vieille
J'irai par le ciel
Sur vos ailes
Au rendez-vous du paradis

LE GRAND OISEAU :
Mais prend le temps de vivre ta vie
Ma petite Émilie Jolie
Tu sais dans les pays rêvés
Les oiseaux ne sont pas pressés...

Au revoir Émilie, et tourne bien toutes les pages...

ÉMILIE :
Oui, monsieur l'oiseau, au revoir!

LE GRAND OISEAU:
Adieu.

LE CONTEUR :
Allez, viens Émilie. Tu sais, les oiseaux ont toujours raison. Tu dois lire les autres pages, c'est la loi des livres d'images. Oh, mais dis donc, tu sais la meilleure? On est à la page des oiseaux, et on a failli rater l'autruche! Faut dire aussi qu'elle est jamais à l'heure...




Le petit soldat de plomb Que mes petites filles écoutent encore...


Il était une fois vingt-cinq soldats de plomb, tous frères car tous nés d'une vieille cuillère de plomb. Ils se tenaient l'arme au bras, la tête droite et leur uniforme était rouge et bleu. La première chose qu'ils entendirent, lorsqu'on ôta le couvercle de leur boîte, fut : “Des soldats de plombs !”, crié par un petit garçon qui les avait reçus pour son anniversaire. Il les alignait maintenant sur la table. Chaque soldat ressemblait aux autres. Un seul était différent : il n'avait qu'une jambe. Mais il se tenait aussi ferme sur cette jambe que les autres sur deux.

Sur la table où les petits soldats de plomb étaient rangés, il y avait beaucoup d'autres jouets ; mais le plus remarquable était un beau château en papier. Par les fenêtres on pouvait voir jusque dans les salles. Au dehors, des petits arbres entouraient un miroir figurant un lac ; des cygnes en cire s'y reflétaient. Tout cela était ravissant mais ce qu'il y avait de plus charmant encore, c'était une petite demoiselle qui se trouvait devant la porte du château.


soldatplomb.jpg



Elle aussi était en papier. Elle portait un jupon de tulle et, en guise d' écharpe, un mince ruban bleu au milieu duquel étincelait une paillette aussi grande que son visage. La demoiselle étirait ses bras en l'air, parce qu'elle était danseuse, et elle levait une de ses jambes si haut que le petit soldat de plomb ne put l'apercevoir.

Il crut que la demoiselle n'avait qu'une jambe comme lui.

“Ce serait une femme idéale pour moi, songea-t-il, mais comme elle est distinguée ! Elle habite un château, et moi seulement une boîte dans laquelle nous sommes déjà vingt-cinq…

Malgré tout, il faut que j'essaie de faire sa connaissance.”

Et il se cacha derrière une tabatière qui était sur la table. Là il pouvait mieux admirer la petite demoiselle qui restait debout sur une jambe sans perdre l'équilibre.

Le soir venu, les soldats de plomb rentrèrent dans leur boîte et les habitants de la maison allèrent se coucher. Notre petit soldat se dissimula derrière la tabatière. Quand minuit sonna, clac ! le couvercle sauta ; un petit diable apparut ; la tabatière était en réalité une boîte à surprise. “Soldat de plomb, dit le diablotin, arrête un peu de regarder la petite demoiselle et met tes yeux dans ta poche !”

Mais le soldat fit semblant de ne pas entendre.

“Attends voir jusqu'à demain !”, reprit le diablotin.

Et le lendemain, lorsque les enfants se levèrent, ils placèrent le soldat de plomb sur le rebord de la fenêtre ; mais tout à coup, la fenêtre s'ouvrit et il tomba du troisième étage, la tête la première sur le pavé. Il atterrit sur son shako, la jambe en l'air et la baïonnette fichée entre les pavés. La servante et le petit garçon descendirent le chercher, mais ils ne le retrouvèrent pas.

La pluie commença à tomber. Ce fut bientôt un vrai déluge.

Après l'orage, deux gamins des rues vinrent à passer : “Dis donc ! fit l'un, voilà un soldat de plomb qui ne demande qu'à naviguer. “

Ils confectionnèrent un bateau avec un vieux journal, mirent dedans le soldat de plomb et le lâchèrent dans le caniveau rempli d'eau; les deux gamins le suivaient en battant des mains. Le soldat de plomb, ballotté en tous ses sens, restait impassible.


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Soudain, le bateau fila sous une planche qui recouvrait le caniveau et s'engouffra dans l'égout. “Il fait aussi noir que dans ma boîte, dit le soldat de plomb. Où vais-je atterrir maintenant ? Si seulement la petite demoiselle
était avec moi !”

Au même moment surgit un gros rat qui lui cria : “Passeport ! Et plus vite que ça !” Mais le soldat de plomb ne répondit pas et serra très fort son fusil.


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Le courant l'entraînait déjà vers la sortie de l'égout qui se jetait dans la rivière. Le bateau tournoya plusieurs fois sur lui-même, se remplit d'eau et sombra. Heureusement, le papier journal se déchira et le soldat passa au travers. Et au même instant, il fut avalé par un gros poisson. “Il fait encore plus noir que tout à l'heure”, pensa le soldat de plomb. Mais il restait immobile, l'arme au bras.

Le poisson s'agitait de tous côtés. Brusquement, ses soubresauts cessèrent. Le soldat de plomb vit la lumière du jour et entendit une voix qui criait : “Regardez ce que j'ai trouvé dans le ventre du poisson !

Un soldat de plomb !” C'était la cuisinière qui avait acheté le poisson au marché et qui le préparait pour le déjeuner. Elle apporta le petit soldat dans le salon. Oh ! Surprise, il reconnut les enfants, leurs jouets, le château de papier et la charmante petite danseuse.

Elle était restée bravement dans la même position, la jambe tendue en l'air et il en fut tout ému. Il la regarda, elle le regarda aussi, mais ils ne se dirent pas un mot. Soudain, sans la moindre raison, le petit garçon le saisit et le jeta au feu.

Le petit soldat de plomb fut envahi d'une chaleur horrible. Il se sentait fondre peu à peu il perdit sa forme mais il regardait toujours la petite demoiselle, en tenant fermement son fusil. C'est alors qu'un courant d'air fit voler la danseuse dans le feu, près du soldat.

En un instant, elle disparut dans les flammes.

Le lendemain matin, quand la servante balaya les cendres de la cheminée, elle trouva un petit cœur de plomb et une paillette, que le feu avait rendu noirs comme du charbon.

Hans Christian Andersen


Le secret de Terabitia ( film )


C'est mon fils et sa femme qui me l'ont conseillé et, j'ai vraiment été surprise. Je ne m'attendais pas à ça...Très émouvant et bon pour des enfants de 12 ans...


Petit synopsis : Jesse est un jeune garçon qui n'a pas vraiment le sourire aux lèvres. Sa famille est nombreuse et pauvre, il est un peu négligé en faveur des plus jeunes et il est le souffre douleur de certains copains à son école. Il est passionné de dessin et amoureux de sa prof de chant.
Un jour arrive dans sa classe, Leslie, une petite fille magnifique, pleine de vie mais qui n'a pas vraiment la tâche facile (comme tous ceux qui arrivent dans une classe alors que l'année a déjà commencé, elle est raillée et un peu rejetée). Elle aussi est un peu oubliée de ses parents, poètes et rêveurs à leurs moments. Ces deux enfants vont faire connaissance et se rapprocher. Tous deux ressentent la solitude, tous deux aiment s'évader par le rêve...

Il se trouve que Jesse et Leslie descendent aux mêmes arrêts de bus, et ils vont commencer à jouer ensemble après les cours.

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Ils vont trouver une sorte de " passage ", au-dessus d'un ruisseau, au moyen d'une corde lisse et, à la manière de Tarzan, traverser le ruisseau, pour trouver de l'autre côté ce qui leur permettra d'oublier leur réalité franchement pas transcendante.

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Leurs rêves sont ceux de gamins, mais nous nous imaginons très bien à leur place, nous nous rappelons les souvenirs de ce que nous avons nous-mêmes vécu dans notre enfance, nous sommes heureux de cette amitié qui les rapproche...Ils sont touchants, communiquent leur bonheur partagé dans l'imaginaire. " Le secret de terabithia " réussit à parler à l'enfant qui est encore en nous.

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Cette fille, Leslie, va tirer Jesse de son ennui, elle va réussir à lui rendre le sourire, et on sent une vrai complicité...Elle est craquante cette gamine.

Un film qui réussit à nous faire rêver, puis à nous faire couler quelques larmes, et enfin à nous redonner le sourire.
Bien sûr, vous pourriez croire que ce n'est qu'un film pour les enfants, mais justement avec lui vous saurez si vous avez perdu votre âme d'enfant ou si vous l'avez gardé.
J'ai adoré !





Musiquette et Gros tonton



Date de création : 08/04/2008 - 17:32
Dernière modification : 15/09/2009 - 14:08
Catégorie : Anecdotes de famille
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