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| Enseignement et CRPE - Q complé.../CRPE
LA QUESTION COMPLEMENTAIRE LES GRANDES LIGNES La question complémentaire de l'épreuve de français, trouve sa place dans l'unité thématique du dossier proposé pour la synthèse. Elle peut porter sur: 1. la place et l'étude d’une notion dans les programmes pour l’enseignement du premier degré ; 2. la conception et la mise en oeuvre d’une séquence d’apprentissage ; 3. l’identification de sources possibles d’erreurs repérées dans des travaux d’élèves. METHODOLOGIE À propos d’une ou de plusieurs notions traitées dans le dossier, on peut vous demander de produire une réflexion sur une situation d'enseignement. Vous débutez dans la profession !, mais vous devez faire preuve de connaissances suffisantes pour, par exemple : – Analyser des productions d’élèves et situer la notion et son étude par rapport aux programmes; – Comparer des extraits de manuels et faire un choix commenté brièvement d’activités ; – Choisir parmi des supports proposés (ensemble d’exercices…) ceux qui sont pertinents pour l’enseignement de la notion à un niveau donné, et en organiser l’utilisation en justifiant les choix et l’enchaînement des activités ; – Analyser une mise en situation à l’école maternelle ou à l’école élémentaire (par exemple, transcription d’un dialogue à l’école maternelle, projet d’écriture, épreuves d’évaluation, préparations d’un enseignant…), d’une ou de plusieurs notions. NOTEZ BIEN ceci : . La question complémentaire peut concerner au choix l’un des trois cycles de l’école primaire, ou bien porter sur l’approche d’une notion concernant les trois cycles. . Elle peut lier le français à un autre champ disciplinaire ou domaine d’activités. . Elle peut être décomposée en sous-questions. COMMENT PROCEDER ? Toute question complémentaire doit faire l'objet : 1. D'une réponse à une ou plusieurs questions (à répartir dans le temps, donc) ; 2. D'une démarche rédactionnelle spécifique ; 3. D'une mise en relation entre un contenu et une ou plusieurs approches pédagogiques. Il s'agit donc de répondre à une ou plusieurs questions Vous disposez généralement d'une heure trente pour traiter la QC, quelquefois moins, malheureusement ; Vous délimiterez donc le temps imparti aux questions, s'il y en a plusieurs. Les questions s'inscrivent toutes dans l'unité thématique du dossier. Vous profitez donc : . De la problématique de la SD, et du traitement qu'en font les textes-sources ; . Eventuellement, du relevé/classement et des commentaires que vous avez établis à l'occasion du thème de grammaire. Une démarche rédactionnelle particulière En relation avec un contenu d'enseignement, la QC renvoie aux pratiques pédagogiques et à des problématiques de mise en place, et donc, à proprement parler, au vécu professionnel de l'enseignant. Une Question Complémentaire exige ainsi un type particulier de rédaction, au vu de ce qu'en concluent les rapports de jurys et les aides à la correction. En voici pour ainsi dire un genre de « plan type » assez généralisable : 1. Au début de chaque réponse, un PREAMBULE (bien évidemment assez court), d'une part reformule la question en la paraphrasant de manière plus explicite ou plus générale ; d'autre part, la replace dans le cadre thématique de l'ensemble, tout en exposant très sommairement son opportunité ; enfin et éventuellement, annonce les moments de la réponse (une esquisse de plan, en somme). 2. La réponse en elle-même correspond avec exactitude à la question posée, en termes d'organisation matérielle et concrète : s'il convient d'opérer un classement, on rédige assez peu, et donc on énumère, ou bien l'on dresse un tableau ; si la réponse doit être schématique, on tâche de bien organiser l'ensemble au brouillon pour ne pas produire un « ramassis » désagréable ; s'il est exigé par exemple de produire une séance, les tableaux sont accompagnés de quelques explications intermédiaires (par exemple, où est l'évaluation, la consolidation ou la remédiation). 3. Une conclusion sommaire n'est pas un luxe, là non plus. Celle-ci comportera par exemple : . Ce que vous déduisez de la mise à profit de la démarche suggérée (des problématiques de gestion de groupe, de décloisonnement, de cycles par exemple) ; . Ce que vous retenez de l'approche pédagogique en question (apprentissage d'une notion, formulation d'une consigne, distribution des rôles dans la classe, phases d'auto-correction ou d'auto-confrontation, mise en place d'ateliers...). Définir la démarche - La démarche qui consiste de la part du maître à dispenser des savoirs, l’élève devant s’organiser au mieux pour apprendre. Rien n’est prévu pour aider les élèves à traiter les informations reçues, à les articuler à des pratiques, à les organiser, à les réutiliser dans d’autres situations. L’apprentissage est conçu comme une accumulation de connaissances réinvesties à court terme dans des exercices d’application sans que l’élève soit partie prenante dans le processus (absence de projet, fort guidage du maître). Cette démarche a cependant l’avantage d’offrir une pensée structurée à l’élève. - La démarche qui s'oppose à la précédente. Il s’agit d’aider les élèves à construire leur savoir, le maître a un rôle de médiateur : il organise les activités et aide à la construction des apprentissages. Les apprentissages sont finalisés et articulés à des pratiques sociales (les élèves savent pourquoi ils abordent une notion) pour leur donner du sens (notion de projet). C’est au travers de situations problèmes que les savoirs déjà présents pourront être mis en œuvre, mis en doute, reconstruits, et dépassés afin de rechercher des solutions à la tâche proposée. Cette démarche comprend des apprentissages méthodologiques et permet à l’élève de transférer et d’adapter ses savoirs à des situations nouvelles. Le projet d’écriture est un bon exemple de cette démarche. Analyser la part de l’activité de l’élève L’élève est-il engagé dans une pédagogie du projet ? Dans une pédagogie du projet l’élève est engagé volontairement et consciemment dans une tâche qui a une signification pour lui, voire une valeur affective, il est souhaitable que le projet aboutisse à une production attendue par une communauté plus vaste que la classe : école, parents, correspondants. Cependant, l’essentiel n’est pas la production elle-même mais ce que les élèves ont appris pendant le projet. Analyse de document pédagogique Tout d’abord, il faut situer le document : situer un document consiste à repérer le cycle auquel il s’adresse, à souligner quelles sont les compétences nécessaires à l’exploitation de ce document, il faut dire ce qu’est ce document – son type – Puis il faut définir le ou les objectifs visés: un document a rarement un seul objectif, il faut donc essayer de les donner selon des critères notionnels (savoirs), méthodologiques (savoir-faire) et comportementaux (savoir être). Ces objectifs doivent être définis en terme de compétences : c’est-à-dire ce que l’élève doit être capable de faire. Au sens strict, le terme objectif désigne des capacités précises et évaluables que l’on entend développer chez l’élève à partir du matériel didactique proposé. On distingue 4 sortes d’objectifs : Objectifs méthodologiques : en rapport avec les méthodes et les techniques de travail comme préparer et réaliser une enquête, trouver un renseignement… Objectifs techniques : en rapport avec les savoir-faire comme prendre des notes, résumer… Objectifs comportementaux : en rapport avec les attitudes, le savoir être comme faire preuve d’esprit critique, être capable de curiosité… Objectifs programmes Après avoir défini les objectifs, il faut souligner la démarche retenue par le document. Il faut la caractériser : est-elle active ou directive ? Il faut essayer de mettre en évidence son architecture et savoir si une évaluation est prévue ou possible. Enfin, il faut conclure si le document va permettre à l’élève d’acquérir de nouvelles connaissances et de les transférer à d’autres situations. Les exercices : Le document propose souvent des exercices, il convient de définir s’ils sont suffisamment nombreux et s’ils sont cohérents avec les objectifs. Un document pédagogique c’est également un support : peut-on noter la présence d’illustrations? (c’est généralement le cas) Les illustrations sont-elles utiles ? Il est possible que les illustrations soient juste là pour agrémenter le document, le souligner. La typographie est un élément important dans la lisibilité et l’efficacité du document : elle doit être attractive et abordable par des enfants. Le contenu sémantique : Le contenu sémantique doit être adapté à l’âge des enfants. Si les exercices utilisent des termes difficiles pour les enfants, cela créera un blocage et le document ne sera pas efficace : il ne sera pas motivant et pédagogiquement efficace. Pour terminer l’analyse d’un document pédagogique il est possible d’en faire une critique (à condition que la critique soit constructive) : quelles sont les qualités et les limites du document ? Quelles sont les améliorations possibles ? Enfin, quels prolongements peuvent être envisagés ? Date de création : 07/04/2008 - 13:29
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