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| Enseignement et CRPE - Le français/CRPE
L'épreuve de français : modification depuis 2006 Dans le cadre de la modification du concours de recrutement des professeurs des écoles, l’épreuve de français a changé à la session 2006. Voici le descriptif de la nouvelle épreuve (arrêté du 10 mai 2005, publié au Bulletin Officiel de l’ Éducation Nationale n° 21 du 26 mai 2005) : À partir d’un dossier composé de textes et de documents relatifs à l’acquisition et à l’enseignement de la langue française, le candidat :– effectue une synthèse à partir d’une question relative au dossier ; – traite un thème ayant trait à la grammaire ; – répond à une question complémentaire sur la mise en situation d’enseignement d’une ou plusieurs notions abordées dans le dossier. Durée de l’épreuve : 4 heures ; coefficient : 3. L’épreuve est notée sur 20 : 8 points sont attribués à la synthèse, 4 points au thème relatif à la grammaire et 8 points à la question complémentaire. Une note de service précise le programme de l’épreuve (note de service n° 2005-083 du 16 mai 2005, publiée également dans le Bulletin Officiel de l’ Éducation Nationale n° 21 du 26 mai 2005) : Les candidats doivent maîtriser les notions permettant d’enseigner les programmes de l’école primaire et aussi celles inscrites au programme du concours sur lesquelles prendront appui les épreuves. La lecture des documents d’accompagnement et d’application des programmes est conseillée aux candidats. Programme de français – Langue et discours, langage oral et langage écrit (l’ensemble des notions sur le discours doit s’appuyer sur une compréhension minimale des distinctions : énonciation et énoncé, système d’énonciation, langage, métalangage, qui ne sont pas au programme de l’école primaire). – Repères sur le développement du langage oral (langage d’action, langage d’évocation). – Les dimensions fonctionnelles et culturelles de l’écrit, les usages scolaires de l’écriture. – L’acte de lecture : aspects psychologiques et sociologiques. – L’apprentissage de l’écrit (lecture et écriture) dans les différents cycles de l’école primaire. – La lecture des textes littéraires. – Système phonologique du français. – Système orthographique du français. – Morphologie du français, syntaxe dans la phrase et dans le texte. – Le lexique (points de vue sémantique et morphologique). – Écriture, production de textes, textes utilisés dans les différents champs disciplinaires de l’école primaire. – Les troubles du langage. Une note de commentaire précise (note également datée du 16 mai 2005 et encore publié au Bulletin Officiel de l’ Éducation Nationale n° 21 du 26 mai 2005) : L’épreuve permet de mettre en évidence chez le candidat, d’une part, la maîtrise de la langue française et la capacité de compréhension, ainsi que l’aptitude à composer et à rédiger, d’autre part, la connaissance des objectifs, des programmes et des principaux documents d’accompagnement de l’enseignement du français à l’école primaire ainsi qu’une bonne aptitude à les mettre en relation avec la pratique de la classe. La question complémentaire trouve obligatoirement son origine dans le dossier proposé. Elle peut porter sur : 1. la place et le niveau de traitement d’une notion dans les programmes en vigueur pour l’enseignement du premier degré ; 2. la conception et la mise en œuvre d’une séquence d’apprentissage ; 3. l’identification de sources possibles d’erreurs repérées dans des travaux d’élèves. Enfin, des éléments de cadrage de la nouvelle épreuve sont donnés sur le site du ministère de l’ Éducation Nationale : http://www.education.gouv.fr/siac/siac1/epreuve/francais.htm Le dossier servant de support à l’épreuve doit être constitué de textes (3 ou 4) et de documents relatifs à l’enseignement, tous les éléments étant numérotés. Ce dossier, qui au total comporte 5 à 8 pages, a trait à un ou à plusieurs points du programme du CRPE et doit présenter une unité thématique. – Les textes sont issus de la recherche ou de sa vulgarisation ou extraits de textes officiels ; chacun d’eux, écrit dans une langue accessible, sans coupure interne, doit présenter une cohérence et une argumentation repérables par le candidat ; l’ensemble des textes ne doit pas dépasser quatre pages ; – Les documents (extraits de manuels, productions d’élèves, transcriptions de séances de classe, travail préparatoire du maître, épreuves d’évaluation…) doivent permettre au candidat de mettre en relation les textes du dossier avec une ou des situation(s) d’enseignement. Le sujet proposé doit comporter trois parties : 1. Une question relative au dossier introduisant un travail de synthèse (8 points sur 20). Cette question porte sur tout ou partie du dossier. Elle délimite la problématique et précise les textes ou documents qui doivent être obligatoirement pris en compte par le candidat. Le développement attendu est de 3 à 4 pages. 2. Un thème de grammaire qui peut faire l’objet d’une ou plusieurs questions (4 points sur 20). L’étude prend pour support un ou plusieurs éléments du dossier. Le terme grammaire sera compris selon la définition du dictionnaire Le Nouveau Petit Robert : « Étude systématique des éléments constitutifs d’une langue. », c’est-à-dire que, conformément au programme du CRPE, la question peut porter sur le système phonologique, la syntaxe dans la phrase et dans le texte, la morphologie, le lexique, le système orthographique du français ou toute autre notion mentionnée dans la note de service 2005-083. Il s’agit de s’assurer que les candidats dominent suffisamment les notions essentielles qui rendent compte du fonctionnement de la langue pour pouvoir les intégrer à leur enseignement futur. Il leur sera demandé de mobiliser leurs connaissances pour définir, classer, décrire des faits de langue, en justifiant les choix effectués. L’épreuve peut s’appuyer, par exemple, sur lla rectification et l’analyse d’erreurs d’élèves, les transformations d’un énoncé (phrases ou extrait de texte)…. Cette partie de l’épreuve appelle un développement relativement court. 3. Une question complémentaire (8 points sur 20). À propos d’une ou de plusieurs notions traitées dans le dossier, il sera demandé au candidat de développer une réflexion sur une situation d’enseignement. On n’attend pas que cette réflexion sur le traitement des situations professionnelles soit totalement aboutie. Le candidat devra néanmoins faire preuve de connaissances suffisantes pour, par exemple : – analyser des productions d’élèves et situer la place et le niveau de traitement de la notion ; – comparer des extraits de manuels et faire un choix raisonné d’activités ; – choisir parmi des supports proposés (ensemble d’exercices…) ceux qui sont pertinents pour l’enseignement de la notion à un niveau donné, et en organiser l’utilisation en justifiant les choix et l’enchaînement des activités ; – analyser une mise en situation à l’école maternelle ou à l’école élémentaire (par exemple, transcription d’un dialogue à l’école maternelle, projet d’écriture, épreuves d’évaluation, préparations d’un enseignant…) d’une ou de plusieurs notions relatives au français. La question complémentaire peut concerner au choix l’un des trois cycles de l’école primaire, ou bien introduire une réflexion sur l’approche d’une notion. Elle peut lier le français à un autre champ disciplinaire ou domaine d’activités. Elle peut être décomposée en sous-questions. La qualité de l’argumentation et les qualités d’écriture seront évaluées tout au long de l’épreuve. Remarques générales sur le sujet Les textes de la synthèse et la question complémentaire peuvent porter sur le même objet. Cette articulation de la synthèse et de la question complémentaire sont à la fois une aide et une exigence pour le candidat : – c’est une aide, dans la mesure où les textes de la synthèse permettent de soutenir la réflexion théorique sur la situation proposée à l’analyse dans la question complémentaire ; – c’est en même temps une exigence : le candidat doit pouvoir montrer en quoi les approches théoriques de la synthèse éclairent la situation à analyser. Il faut souligner alors, la nécessité de traiter la question complémentaire en établissant explicitement les liens qui l’unissent, quand c’est le cas, à la synthèse : les copies (encore trop peu nombreuses) qui ont répondu à cette exigence de l’épreuve ont été valorisées. Rappelons encore que l’épreuve est aussi destinée à mettre en évidence chez le candidat « la maîtrise de la langue française et la capacité de compréhension, ainsi que l’aptitude à composer et à rédiger » (note du 16 mai 2005). C’est dire que la qualité de l’expression – qui se mesure à la clarté du propos, au choix d’un vocabulaire adéquat, à une syntaxe et une orthographe correctes – est un critère d’appréciation non négligeable des copies. Date de création : 04/04/2008 - 16:44
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