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Autres cancers - Cancers féminins

Cancer du sein


L’emploi de paraben dans les produits de beauté a soulevé une vive polémique depuis qu’une étude britannique, parue en 2004, a accusé ces conservateurs de provoquer des cancers du sein. La vérification par d'autres chercheurs est en cours.

Il y aurait plusieurs formes de cancer du sein

Un autre type de cancer du sein est à signaler. Une femme a vu apparaître sur un de ses seins une éruption cutanée pouvant ressembler à celle qui apparaît parfois sur les seins des nouvelles mamans qui allaitent. Il débute en fait
par un simple bouton rouge sur l'aréole.
Au premier abord sa mammographie n'indiquait aucun problème. Après, l'éruption a continué de s'aggraver et le médecin lui a demandé de passer une autre mammographie. Cette fois, la radiographie a révélé la présence d'une masse.
Une biopsie a permis de découvrir l'existence d'une tumeur très maligne.
- Mon cancer du sein s'est propagé et des métastases se sont logées dans mes os même si j'ai reçu des méga doses de médicaments en chimiothérapie, 28 traitements de radiation et pris dutamoxyfène. Si mon cancer du sein avait été diagnostiqué plus tôt, peut-être ne se serait-il pas propagé…

FAITES TRÈS ATTENTION si vous remarquez quoi que ce soit d'anormal par rapport à vos seins et insistez pour obtenir un traitement le plus rapidement possible.
La maladie de Paget du mamelon : Il s'agit d'une forme rare de cancer du sein qui apparaît à l'extérieur du sein, sur le mamelon et l'aréole. Ce qui à l'air au début d'une éruption cutanée se transforme par la suite en lésion autour de laquelle se forme une croûte.
Parfois, on peut sentir une démangeaison et de la douleur, mais pas plus que ça. Cela provoque ensuite une plaie laide et désespérante car aucun médicament traditionnel n'agit pour la guérir.
Les médecins sont souvent inquiets, mais ils ne pensent pas facilement au cancer.


Un des plus graves dangers avec la maladie de Paget est que les symptômes semblent anodins. Les femmes pensent trop souvent qu'il s'agit seulement d'une éruption ou d'une infection cutanée, avec pour résultat qu'elles tardent à consulter et à se faire traiter.

Quels sont les symptômes?

1. Une rougeur persistante, un suintement ou la formation d'une croûte sur le mamelon provocant une démangeaison ou une sensation de chaleur. (Comme je l'ai indiqué, moi je n'ai pas senti beaucoup de démangeaison ou de chaleur accrue, il n'y a pas eu de suintement, à ce que je sache, mais une croûte s'est en effet formée autour du bord du mamelon, d'un côté.)

2. Un bouton sur le mamelon qui refuse de guérir. (Moi j'avais un bouton sur l'aréole et une enflure blanchâtre au centre du mamelon).

3. En général, un seul mamelon est touché. Comment le cancer est﷓il diagnostiqué? Si le médecin qui vous examine constate une anomalie, il devrait vous proposer de passer immédiatement une mammographie des deux seins. Même si une rougeur, un suintement ou la formation d'une croûte peuvent ressembler à une dermatite, le médecin devrait suspecter la présence d'un cancer si le problème touche seulement un des deux seins. Il devrait demander une biopsie du tissu infecté pour établir avec certitude le diagnostic.


Reconstruction


- J'ai "bénéficié" d'une reconstruction immédiate car je ne pouvais pas avoir une nouvelle radiothérapie. Mais, tout en étant consciente de la chance que j'ai, je pense qu'il est difficile d'accepter ses nouveaux seins. Je suis actuellement dans la phase où les prothèses me gênent et me font mal.

Je suis justement dans la phase "avant reconstruction" et je me pose plein de questions ! ... pour le moment il n'y a qu'une grosse balafre à la place de mon sein droit - bientôt un an que l'on me l'a enlevé - j'ai rv en avril avec le chirurgien pour envisager une reconstruction - mais il paraît que cela se fait en 3 fois ... cela me fait peur - de plus je crois comprendre que c'est assez douloureux comme intervention ! non que je sois douillette mais en fait j'en ai marre de souffrir ! je me suis faite à ma prothèse que je glisse dans un soutien gorge à la noix !... Mais c'est vrai aussi que cela fait plus d'un an que je n'ai pas osé coucher avec aucun mec !!! il m'est impossible de vivre une humiliation pareille. Alors, il faut que j'y aille !!! sur le billard ...


Renseigne toi sur la réputation du chirurgien. Ensuite, moi je fonctionne à la confiance, à la communication. Je penche pour celui qui arrive à se mettre à mon niveau pour m'expliquer l'acte.

C'est un acte de reconstruction, dans le plein sens du terme. A mes yeux, ça mérite donc d'être vécu calmement, autant que possible dans l'acceptation.


C'est pas facile ... la décision doit se faire à l'instinct ... parce que la réputation du médecin, ... c'est tellement subjectif ! ... mais j'y vais quand même !!!

Si vous le permettez, n'abordez cette reconstruction que si vous vous sentez sans crainte, prête à la vivre et si cela est crucial dans votre vie de Femme afin de la vivre totalement. Ceci est peut-être important ? Qu'en pensez-vous ? Par ailleurs, si un homme vous a fuit parce que votre sein n'était plus là, ne lui accordez pas la moindre importance. Il ne mérite pas votre attention car cela veut dire qu'il n'éprouve rien pour celle que vous êtes dans votre vie intérieure, votre sensibilité et votre affection. Après une telle épreuve, les aventures vous apporteront peu car vous avez besoin d'amour. L'amour vrai est moteur de guérison.

Comme toi j'ai subi l'ablation du sein droit, et je rentre bientôt en clinique pour la reconstruction. J'avais également deux propositions ( reconstruction ou prothèse ) et il m'a été très dur de choisir, enfin je me suis décidée pour une reconstruction, comme toi également je suis seule et bien sûr, j'ai pas de mecs depuis plus de deux ans. J'espère que les mois à venir nous permettrons de meilleurs jours. Le printemps arrive !!!! gardons la confiance et le moral, il le faut.

2 mois après l'ablation du sein droit, j'ai par hasard, rencontré 1 ancien "soupirant"qui s'étiolait de ne plus me voir depuis plusieurs mois (et pour cause !!). Nous avons déjeuné ensemble,car j'avais décidé de faire 1 bilan de ma féminité, et de ma sexualité, alors autant que "l'innocente victime"soit agréable et choisie par moi !!! C'est dans la conversation au cours du déjeuner, que j'ai très brièvement raconté le pourquoi de mon absence. Bien sûr....ma victime fut surprise ! mais le week-end fut délicieux. Rassurée sur ma féminité, je suis sortie plus souvent et j'ai rencontré 2 mois après la personne qui depuis 3 ans partage ma vie, et c'est 1 très très belle histoire d'amour, surtout si je vous dis que je suis de nouveau en traitement depuis1 an et demi.

Merci pour ce témoignage... on va suivre apparemment la même intervention à 2 mois près - c'est aussi l'intervention dont on m'a parlé ... mais en 3 épisodes, c'est long je trouve ! ...qu'est-ce qu'on est gâtées dans cette histoire !!!

Merci pour ton expérience qui m'a fait rire et qui donne de l'espoir aux nanas seules avec un seul sein ou pas du tout ! Depuis un mois, depuis que l'on m'a certifié que je n'avais pas de métastases aux os... mais une double fracture .. je revis dans ma tête ! et je provoque même des inconnu(e)s en expliquant mon cancer ! C'est simple, le plus souvent on me dit "Tu t'es fait couper les cheveux ?" et sur ce, je réponds "non c'est exactement le contraire ! ils repoussent ! c'était une perruque que je portais avant !!! voilà - car je suis désormais très fière de mes petits cheveux qui frisent,et aussi très fière d'avoir surpassé 14 mois de brouillard... et je n'ai pas de complexe par rapport à ma prothèse - aucun ! si un mec s'arrête à cela il n'a qu'à circuler ! par contre c'est vrai que personne ne m'a encore vue telle quelle !



En ce qui concerne ta reconstruction (la mienne a eu lieu en partie au mois de novembre, mais par simple prothèse, opération je crois moins lourde que celle du grand dorsal), si j'ai un conseil à te donner c'est de demander à ton chirurgien de te montrer des photos de ses prouesses ce qui te permettra aisément de voir ce à quoi tu peux t'attendre ! S'il refuse, change de médecin !!!

Moi, par contre, je ne peux que t'encourager à le faire, je suis ravie du résultat et ma vie a certainement recommencé lorsque j'ai pu jeter cette vilaine prothèse externe aux orties. J'aurai la 2ème partie de la reconstruction dans 12 jours.... c'est dur tout ça, mais cette partie là c'est le début de la remontée .... c'est à mon avis plus facile dans ce sens !
Bon courage en tout cas, et prends ton temps pour le choix : et du chirurgien et de la technique proposée !

Ton mot d'encouragement porte ses effets.
Je vous promets à tous d'y aller en pleine confiance.
Comment vous dire à quel point nos échanges nous permettent de voir les choses de façon positive. Peut-être en vous disant merci tout simplement.
Continuez toutes et tous à vous battre, la vie en vaut la peine.

Nous sommes toutes et tous par la pensée avec toi; je te promets ... tout ira bien ... tu vas ensuite être bombardée de questions, tu sais ...



D'après les témoignages de mes compagnes de chambre, le chirurgien nous propose la reconstruction en fonction de notre morphologie. Par exemple, pour moi qui suis très mince, il ne m'a rien proposé d'autre que les prothèses. Pour une autre, j'ai vu un très beau résultat avec l'utilisation d'un des muscles des abdominaux.
La qualité de la peau est également très importante : une peau irradiée a plus de mal à accepter ce corps étranger qu'est la prothèse (j'ai failli perdre mes prothèses à la suite d'un abcès... et dans ce cas il faut attendre un an avant de refaire l'opération). C'est pourquoi, je pense, qu'ils privilégient le "naturel" qui de plus est permanent (alors qu'une prothèse ne dure que 10 ans). Par ailleurs, je crois qu'il ne faut pas vouloir aller trop vite : si le chirurgien conseille d'attendre, c'est pour être sûr du résultat et éviter des problèmes de cicatrisation.
Je crois qu'il faut aussi faire confiance en leur expérience et garder en mémoire que chaque cas est individuel : une personne pourra bien cicatriser et une autre (avec la même qualité d'intervention) aura des problèmes.

Pour ce qui est des suites opératoires, bien sûr comme pour toute opération c'est douloureux, mais la douleur est maintenant bien prise en charge (morphine et autres drogues).

Moi aussi je suis assez mince et je n'ai pas beaucouq de poitrine (enfin celle qui me reste !) C'est un professeur qui m'a parlé de dorsal en 3 fois (pour que ce soit le mieux possible m'a t il dit - mais je devais terminer la radiothérapie avant ) -

Je ne sais pas si ça peut vous intéresser, mais je feuilletais à l'instant le programme Télévision et j'ai vu qu' il existait une émission "Au nom de toutes les femmes". On y raconte l'histoire d'une femme ayant eu un CANCER du sein, et qui souhaite entreprendre une reconstruction mammaire... J'ignore, s'il est bien ou pas, mais c'était juste pour vous informer...

Ce film, si j'ai bonne mémoire ,retrace le combat d'une femme qui dénonce à la presse certains accidents dus aux implants silicones.
C'est vrai qu'aujourd'hui le silicone est de retour et que les techniques chirurgicales sont bien meilleures qu'alors.
Je vais évidemment le revoir d'un autre oeil!

Pour ce qui est du silicone (c'est ce qu'on m'a posé), on m'a confirmé que maintenant "il n'y avait plus de problème et que ça donnait de meilleurs résultats". Pour moi c'est un problème mineur, et si je dois me faire opérer dans 10 ans, cela voudra dire que je suis toujours là, ce qui est plutôt un plus !

Merci ...non je n'ai personne depuis le début...pour m'accompagner...mais ce n'est pas grave...je commence à avoir l'habitude !

Moi aussi, je me suis dit cela et je me suis rendu compte qu'il y avait une double gêne chez tout un chacun:
- parce qu'on ne sait pas bien quoi dire, que cette maladie génère la "trouille".
-parce qu'il est difficile d'avoir une attitude constructive et positive face à quelqu'un qui n'est pas forcément dans les mêmes dispositions.

Je truffe ce forum de messages positifs parce j'ai vécu cela il y a près de 7 ans maintenant, sans peur, sans douleur et sans mal-être, malgré une ablation du sein, chimiothérapie, rayons, hormonothérapie et reconstruction avec des muscles du ventre. La totale, j'imagine. Mais aussi parce que j'ai abordé le problème avec le maximum de gens, et je ne perds pas une occasion de raconter ce qui m'est arrivé; l'opinion publique n'évoluera que grâce à des témoignages positifs et, s'ils sont rares, c'est sans doute qu'il n'y a plus de raison de parler quand on est guéri.

A moins qu'on ait pris conscience du problème...

- Jusqu'à présent, je n'osais pas intervenir pour parler de mon cas (et pourtant je me sens seule et souvent désemparée, face à mon cancer. J'ai été opérée du sein et de la chaine ganglionaire, ensuite chimio, rayons... et je commençais les injections d'herceptin........ Il a fallu stoper ces injections, car mon coeur en a pris un coup avec la chimio et les rayons........j'habite loin, mais il a fallu que je me déplace sur Paris, pour que l'on s'occupe de mon coeur. Je suis ensuite rentrée chez moi, avec enfin tous les examens de faits et des médicaments. Cela faisait 2 mois que je vivais avec une bombe à retardement en moi........donc encore une belle peur de résolue, mais pour l'instant, je n'ai plus le droit à l'HERCEPTIN, ça c'est pour éviter les résidives, donc je flippe quand même.
C'est une histoire sans fin..... j'ai l'impression que ça ne finira jamais. Je suis d'un tempérament rieur et battant, ce que j'ai fait jusqu'à présent, mais là, je suis fatiguée de tout ça. je m'excuse de ma morosité passagère, mais le cancer je l'ai toujours affronté avec force (là c'est l'histoire de mon coeur, qui fait déborder la coupe. Mais dans quelques jours ça ira mieux)........


- Comme toi j'ai eu une opération du sein, après, chimiothérapie, radiothérapie et, maintenant Herceptine, je te comprends, je dois aussi passer un contrôle cardiaque et, j'ai peur de ne plus pouvoir bénéficier de ce protocole qui est notre soutien...comme toi, j'ai fait face avec bonne figure devant tous les miens mais, parfois, trop c'est trop, on a des moments de doute et, de découragement...Je crois qu'on n'est plus trop informée, pendant cette période où on est sous Herceptine, on ne nous dit pas franchement, si c'est pour nous " prolonger " où, si c'est pour finir le traitement ?
- On nous dit qu'au delà d'une année, ça nous fait plus de mal que de bien...Il y a beaucoup de questions sans réponse, mais il faut reconnaître que c'est déjà un énorme pas en avant, il faut essayer de rester positive...
Je te souhaite beaucoup de courage, comme tu sais déjà en avoir...je crois que ça, c'est la meilleurs thérapie...

- C'est vrais qu'on est perdue avec tous ces traitements que l'on doit endurer, en plus d'accepter la maladie, le regard des autres aussi et il faut apprendre à vivre avec cette nouvelle personne que nous sommes devenues.Je voudrais que ça s'arrête, mais je sais que ce jour viendra, où tout ira mieux, ma petite soeur a eu la même chose que moi il y a 5 ans et aujourd'hui elle va bien .....
Ce qui me fait perdre espoir de temps en temps, c'est que je fais plein de complications depuis mon opération : allergie, oedème du larynx, etc.... et donc maintenant le coeur et l'interruption du traitement. je ne sais pas s'il y a un autre traitement de remplacement, j'espère avoir vite des nouvelles par mon cancérologue; avec toute cette succession de problèmes !!! Ce qui me fait le plus peur, c'est de ne pas pouvoir reprendre une vie active, car j'étais en recherche d'emploi quand la maladie m'est tombée dessus......


A propos, est-ce que le mamotome est douloureux ? parce que les examens proprement dit, avec tout ce qu'ils comportent, ne sont pas agréables et, j'ai souvent la panique pour ça aussi...
Bon mais, on garde le moral...
C'est bizard, je me retrouve presque comme il y a un an, avec plus de connaissances, j'ai passé l'opération, le taxotère, la radiothérapie, l'herceptine depuis 6 mois, et peut-être que tout va recommencer, c'est quand même dûr à avaler...
Doulé, Curieuse, je vous embrasse et, merci pour vos messages...amitiés

coucou ma peurplus, tiens bon la barre, ce n'est peu être pas aussi important que tu le crois.... je ne peus pas te répondre sur le mamotome, je ne connais pas !!!
Essais de ne pas trop te prendre la tête sur le nom parfois barbare des examens a subire, (je sais facile à dire); il y a 15 jours, c'était moi qui serais les fesses,car j'avais,Scintigraphie cardiaque,Engio-scanner-coronaire,Coronarographie etc.... a passer, et je me demandais à qu'elle sauce j'allais être mangée !!!
Et tu vois j'en suis revenue et ce n'était pas aussi térrible que ça en avait l'air...
Bon mes résultats ne sont pas bon, mais au moins maintenant, je sais se que j'ai et je vais me soigner pour que ça s'améliore. j'ai un autre rdv chez le cardio..,lundi
et toi quand a tu rdv ?
je t'envoie mille pensées d'affection et de tendresse Doulé

coucou, Doulé, moi aussi, j'ai fais tous ces examens, la semaine dernière...à la scintigraphie, il n'y a rien , on avait peur car j'avais une petite lésion, décelée lors d'une simple radio de l'épaule...après, il y a eu l'écho du coeur qui est OK, mais le casse-pieds, c'est la mamo, il y a un petit nodule de 8 mm...ma chimio se passe le 3, je vais voir avec mon oncologue, mais mon médecin ne veut pas que j'attende 4 mois avant de refaire une mamo, il dit qu'il faut tout de suite faire un contrôle...au fond de moi, je sais qu'il a raison mais, j'avais pas envie de me replonger tout de suite dans le bain, j'avais envie d'écouter ma, je vais dire "paresse", et, d'attendre ces 4 mois avant le contrôle, j'en ai un petit peu marre!
De plus, le mamotome, c'est une biopsie et, j'ai peur d'abord que ça fasse mal et aussi, que ça bouscule les cellules et, que celles-ci prolifères...mais, là je dit surement des conneries...
J'ai lu des message de, excusez-moi, je ne sais plus qui? qui disent que si on a retiré les ganglions, c'est qu'il y a métastases...ce n'est pas ce que m'ont dit mes médecins mais, effectivement,si on a fait la chimio, c'est pour quelque chose...jusqu'ici, je me sens bien donc, je croyais ferme que j'avais un traitement pour être sûr on va dire, de m'en sortir et, en lisant sur le forum et, en écoutant mon médecin qui m'a dit: "vous êtes en traitement, rien n'est gagné, on ne peut rien dire...", je prend conscience que je dois m'attendre, à une sale surprise...
Je me prépare à l'affronter de la même façon que celle-ci, mais, j'aurais moins d'espoir!
Désolée de t'ennuyer avec ces histoires, je n'ai pas mauvais moral et, je ne veux décourager personne mais, il fallait que j'en parle...à la maison, je ne peux pas, tout le monde me répéte: attend, ne commense pas, il faut...gnien, gnien...tout ce qu'on connais par coeur, donc "chise"...
voilà, ma belle où j'en suis...
Toi, si j'ai bien compris, ton petit coeur dit stop à l'herceptine pour l'instant ? je pense que tu dois être inquiète quand même, mais, on ne peut la recevoir indéfiniment et, la question se pose un peu plus tôt, de savoir l'après ? On est toujours à se poser des questions et, le dommage c'est qu'on nous prend pour des "...."ce qu'on veut,et qu'on ne nous explique pas exactement...
Je te souhaite bon courage et, j'espère que ton organisme va vite se remettre de tout ce qu'on a avalé, depuis le début, pour être à nouveau capable de se défendre...
moi, j'ai bien peur qu'il se reprenne une bonne dose de tout...
Bisoux ma grande, et amitiés...

j'ai lu ton méssage hier au soir à 10h, mais j'était trop fatiguée pour te répondre tout de suite et surtout très scotchée par ce que j'ai lu....
Je ne sais pas qui sont les "CONS" qui disent que si on retire les ganglions, c'est qu'il y a métastases...mais ils feraient mieux de s'abstenir plutôt que d'écrire des conneries parailles.Je connais bon nombre de personnes a qui on a retiré les ganglions depuis des années et qui n'ont pas eu de métastase "DIEU Merci". N'écoutes pas "les bruits de couloir à la con". Tu trouveras toujours sur ton chemin des personnes "bien intentionnées" qui prennnent leur pied, en foutant la trouille aux autres.même chez certain malade, le cancer ne gueri pas la connerie !!!
J'en ai entendu dans les salles d'attentes et quand j'étais en chimio, allongée pendant des heures avec 2 ou 3 personnes. Un jour il y en a une qui m'a fait monter la tention a 16-9 les infirmiéres étaient folles, elles m'ont changé de pièce....
Et tu en as d'autres, qui ne le font pas expres, elles n'ont rien compris ou que des brides de mots, font leur sauce elles même de se qu'elles ont cru comprendre et te le resservent,(en tout bien tout honneur ) sur un plateau d'argent, et la pauvre biche égarée va se délecter de ce nectar,(qui n'ai autre que du poison).
Je parle beaucoup avec mon médecin et mon chimiothérapeute (ce dernier m'a dit une fois "envoyez les chier tous ces oiseaux de mauvais augure").Si j'ai des questions médicales a poser, c'est a eux que je les pose et a qui je fais confiance...
Pour se qui est de tes contôles, tu en as mare ,je sais et je comprends que bien, mais n'attends pas,sinon c'est ta tête qui va exploser,moi je suis comme ça, de ne pas savoir,ça me rend dingo et une fois que je sais, même si c'est pas terrible, je gère...
Pour ce qui est du mamotome, je ne s'avais pas que c'était une biopsie, donc je connais car j'ai eu, (n'a pas peur), c'est pas méchant,c'est sous anesthésie locale et tu ne sents rien.(pour moi c'est comme ça que ça c'est passé).
Ta petite boule, peu être auter chose que ce que tu penses,donc plus vite tu sauras et mieux se sera.....
en attendant des tes nouvelles, je t'embrasse très fort et je pense beaucoup a toi.........


- Tu as raison, on m'a retire des ganglions, aucun n'était envahi.
Que de conneries, le mot est juste ! on entend : que si on te fais l'ablation, c'est que c'est très grave, alors qu'on peut faire l'ablation, parce que la tumeur est mal placée, derrière le mamelon, ou autre.
Les questions, je les pose au cancérologue, chaque cas est un cas unique, seul ton toubib, connait ton dossier. Il faut éviter de lire n'importe quel article, d'écouter tout le monde, les gens savent, mais parfois ils n'ont pas été eux-mêmes malades, et ils racontent ce qui leur passe par la tête.
Lorsque je vais en visite médicale, j'écris par avance mes questions, je les mets sur le bureau, ainsi je n'oublie rien

- Tout a fait d'accord avec toi. Moi aussi, on m'a retiré des ganglions, ma soeur a eu toute la chaine ganglionnaire de retirée et plusieurs ganglions atteints, cela fait 5 ans et "DIEU merci", Ses derniers contrôles étaient bons.
Et moi aussi je bombarde mon chimiothérapeute de questions et c'est à lui que je fais confiance. Il m'a dit également de ne pas lire n'importe quoi sur le cancer et que, comme tu dis, chaque cas est un cas différant. Et surtout il ne faut pas écouter les ragots de ceux qui savent tout sur tout, (et qui étaient collés au radiateur, au fond de la classe.....)
Comme tu peux le remarquer de tels propos me mettent dans une colère noire...

- Je confirme les messages précédents. Pour ma part, j'ai eu ablation totale, avec curage axilaire et 2 ganglions touchés, dont un avec rupture capsulaire.
On m'a fait de la chimio "parce qu'on ne voulait plus me revoir pour la même raison" m'a dit le médecin qui m'a expliqué que c'était un principe de précaution. J'ai aussi eu de la radiothérapie et même de l'hormonothérapie... il y a 7 ans maintenant et je me porte comme un charme.
Je n'ai pas un atome d'inquiétude lors des contrôles - Rien. En revanche, si on a craint des métastases parce que j'avais ce cancer depuis longtemps, j'ai eu droit à toute une batterie d'examens divers AVANT mon opération. Mais il paraît qu'on peut aussi faire cela pour favoriser la production d'images plus signifiantes.

N'aie donc pas d'inquiétude, cette pratique n'est qu'une précaution.


- Merci, on m'a effectivement retiré toute la chaine de ganglions en me disant qu'il n'y en avait aucun d'atteint et, que c'était bon signe et, comme vous me le dites, le reste du traitement, c'est pour la sécurité...bon, pour moi, il s'agit d'un cancer "agressif", c'est à dire que mes cellules prolifèrent rapidement, c'est pourquoi on me fait l'herceptine...mais, on a toujours tendance à avoir un petit doute et, c'est vrai qu'il y a toujours des petites phrases qui viennent l'alimenter...

- En 2000 on m'a retiré 8 ganglions (métastases) et 5 ANS APRES, je suis toujours là !! Bien sur j'ai eu une chimio très lourde et plein d'autres choses encore que j'essaie d'oublier et quelques séquelles... Maintenant, je veux me croire guérie ; d'ailleurs, sûr, je le suis !!!!

- Merci, oui, il faut se dire "guérie", puisque personne ne nous le dira...J'ai pas trop peur et, j'espère que fin septembre, moi aussi, je pourrai dire que c'est OK...je ne me sens pas de refaire tout de suite le même chemin que je viens de faire...je te comprends de vouloir oublier, c'est ce qu'il faut faire...c'est ce que je faisais mais, ce petit nodule m'a ramènée un an en arrière, j'aime pas du tout !!!

- Je me dis que si je devais revivre tout ça, la chimio, l'annonce, tout, franchement, je l'aurais mauvaise, et je crois que j'aurais le moral à 0, car maintenant, j'ai plus conscience de ce que le cancer implique, avant je ne savais rien, mais vu mon caractère, je me dirais ; bon re-belote, et fais tout ce qu'il faut pour te soigner, et continue d'avoir confiance en toi, en ta rémission et pourquoi pas en ta guérison, et arrête d'imaginer le pire, car mon imagination très fertile m'emmènerait vers des sentiers de peur, et de non contrôle, de toute façon, je n'ai pas tout fini ce que je dois encore faire dans la vie, les enfants tout ça, et pour moi aussi, j'aimerais faire encore plein de choses, alors, je n'ai pas l'envie de croire que cette aventure va mal se terminer. N'anticipons pas sur l'avenir d'un mauvais oeil, il va falloir que tu reprennes ton courage à 2 mains, c'est nul cette expression!

- Oui, il reste encore plein de choses à faire mais là, c'est autre chose, je crois qu'on peut être centenaire, on n'aura pas encore tout fait...moi aussi, je suis comme toi, j'ai soif de voir toujours plus...
De plus, je suis contente de voir cette époque où il y a tellement à profiter, j'aurais bien aimé avoir toutes ces commodités quand j'étais jeune, ça aurait changé bien des choses...

- Suite aux divers traitements subis et après l'ablation de mon sein et le curage axillaire, j'éprouve toujours des douleurs au bras et à ma cicatrice.
Je suis sous séances de kiné depuis un an et demie et cela me soulage pas mal
En fait d'après mon médecin et suite aux différents examens pratiqués, il s'agirait d'adhérences à ma cicatrice donc mon kiné les décolle.
Il y a des moments où j'ai plus mal que d'autres, mais cela devient nettement plus supportable au fil du temps
Il faut être patiente je crois, depuis mon cancer j'ai appris à le devenir.


- J'ai été opérée d'un cancer du sein avec ablation totale.
C'est vrai qu'au début c'est très dur de se regarder dans la glace et de se montrer à son conjoint.
Mais je pense qu'il faut surmonter cette peur et surtout en parler.
La communication semble pour moi un élément essentiel dans le traitement psychologique du cancer.
C'est une maladie qui fait peur, qui ramène les gens à leur propre image
Mais je pense surtout qu'il ne faut pas se dévaloriser; tu as peut être une cicatrice mais tu es la même personne avec sûrement des qualités en plus ,vu l'épreuve que tu as traversée.
Moi mon conjoint a appris je pense à faire avec comme on dit et nos relations sont peut être moins physiques mais beaucoup plus tendres et profondes, la fatigue aidant je dors beaucoup!!!

Ta vie a changé mais c'est normal, petit à petit il faut que les choses changent ,moi je me retrouve avec trois cicatrices, une dans le dos qui mesure environ 20cm et 2 dans le sein reconstruit, ce ne sont pas des cicatrices qui font que tout doit être autrement,, j'ai eu une ablation du sein, que je ne supportais pas je ne l'ai jamais montrée à mon mari,,je ne pouvais pas, il ne me reste que l'aréole et le mamelon à faire, même sans cela maintenant, j'accepte qu'il regarde!  Ne laissez pas une cicatrice gâcher la vie!!!!! Parle avec ton mari ,je pense que le dialogue est le plus important pour vous retrouver, regarde la vie devant toi ! Le reste n'est que mauvais souvenir!! Une autre vie commence pour vous, et je la souhaite encore plus merveilleuse qu'auparavant!!

Je ne m'estimais plus femme dans la nudité. En revanche, cela allait nettement mieux quand j'étais habillée!!!

Je ne vivais pas en couple au moment où cela m'est arrivé. Il y a donc des points que je ne peux décrire... La féminité a pour moi été retrouvée après la reconstruction, avec la SENSATION d'avoir deux seins...

Tout évolue et une personne ne fait pas l'autre... Bon courage

C'est normal d'avoir un manque de désir, on vient de recevoir un choc, il faut que tout se reconstruise, même dans notre tête...
Quand j'ai commencé ma chimio, nous avons été reçus tous les deux, pour discuter de cela, avec le service oncologie...
De plus, nos conjoints s'en prennent aussi plein la figure, ils réagissent selon leur façon d'être et, de voir les choses...le mien, sous des apparences de "costaud", a dû se faire suivre un peu, pour reprendre confiance, il me voyait perdue...c'est moi qui ai dû le soutenir...petit à petit, les choses reprennent leur place. L'amour 'est peut-être moins physique mais, il y a plus d'attention, c'est différent...Je crois aussi que les hommes ont peur de nous faire mal, physiquement, je ne pense pas que ce soit le fait de voir la cicatrice?


Je pense que votre mari a un peu peur de ce cancer qui siège dans votre intimité la plus profonde; beaucoup d'hommes réagissent comme lui. Ils craignent de vous faire mal, d'être maladroit , que sais-je encore?
Il me semble que vous devriez essayer de parler avec lui, de lui demander franchement la cause de sa fuite, et pourquoi pas? demandez -ui de vous accompagner à une de vos consultations..


Une femme sur 10 serait touchée par un cancer du sein ? Une femme/3 risque de développer un cancer et un homme /2. Il y a donc un risque très élevé. Mais à l'heure actuelle c'est encore le cancer du sein qui frappe le plus, mais il est talonné par celui du poumon (qui va passer en tête avec toutes les jeunes femmes qui fument et prennent la pilule ).


Les cancers de l’appareil génital féminin


Qu’appelle-t-on appareil génital ?

Un certain nombre d’organes sont réunis sous le terme général d’appareil génital :
• la vulve et le vagin,
• l’utérus qui est un muscle creux, à parois épaisses.
Il est divisé en deux parties :
• une partie basse que l’on peut atteindre au fond
du vagin : c’est le col de l’utérus,
• une partie plus haute : c’est le corps de l’utérus, organe à forte musculature qui augmente de volume de façon considérable pendant la grossesse puisque c’est dans l’utérus que l’embryon puis le foetus vont se développer. Il se prolonge, de chaque côté, à sa partie supérieure, par les trompes qui débouchent sur les ovaires.

Quels sont les cancers de l’appareil génital féminin ?

Les tumeurs sont relativement rares au niveau de la vulve, du vagin et de la trompe ; par contre, elles sont assez fréquentes sur :
> le col utérin (environ 3 300 nouveaux cas et 1 000 décès par an en France en 2000),
> le corps utérin (plus de 5 000 nouveaux cas par an et 1 800 décès),

Les cancers du col de l’utérus

Le cancer du col de l’utérus est l’un de ceux pour lesquels il y a eu les plus grandes avancées au cours des 20 dernières années.
On constate en effet :
1. qu’un test de dépistage existe, simple, non douloureux, efficace : le frottis cervico-vaginal.
2. que ce test permet également de reconnaître les états précurseurs du cancer du col utérin : ces maladies, appelées dysplasies (ou lésions intra-épithéliales de bas grade ou de haut grade), précèdent le plus souvent le cancer de 10 ans ou 15 ans. Leur traitement permet d’éviter leur transformation en cancer invasif du col utérin. Ainsi en France, comme dans de nombreux autres pays européens, on enregistre depuis plus de 20 ans, grâce aux frottis cervico-vaginaux de dépistage, une importante diminution de la fréquence de ce cancer.

A PARTIR DE QUEL ÂGE ET À QUEL RYTHME FAIRE UN FROTTIS ?

> Compte tenu de l’âge habituel du début de la vie sexuelle, il est recommandé de commencer à faire les frottis vers l’âge de 20/25 ans.
> Si les frottis réalisés au cours de la vie ont tous été négatifs, ils ne sont pas nécessaires après 65 ans. Dans le cas contraire, il faut demander l’avis d’un médecin.
> Les 2 premiers frottis doivent être pratiqués à un an d’intervalle, puis, s’ils sont négatifs,
tous les 3 ans tant que le frottis est normal.
> Si le frottis présente des anomalies, il faut demander l’avis d’un médecin.
> En cas de symptômes qui attirent l’attention, il faut consulter un médecin, même si le dernier frottis est négatif.

Les facteurs de risque :

Deux grands facteurs de risque sont reconnus :

1. les infections génitales par le papilloma virus (HPV). Des premiers rapports sexuels à un âge précoce et plus encore la multiplicité des partenaires, favorisent la contamination par ce virus. L’infection virale du col utérin provoque fréquemment chez les femmes des lésions bénignes : les condylomes, mais favorise aussi l’apparition de lésions dysplasiques susceptibles de devenir cancéreuses. Ceci a fait écrire à tort que le cancer du col utérin pouvait être considéré comme une maladie sexuellement transmissible laissant supposer que les femmes qui en étaient atteintes étaient contagieuses, ce qui est bien évidemment faux. En réalité, ce qui est contagieux, c’est l’infection virale par le HPV.

Les hommes sont souvent porteurs “sains”, c’est-àdire que le virus ne provoque aucune lésion chez eux mais qu’ils transmettent le virus à leur(s) partenaire(s) sexuelle(s). La découverte d’une infection à HPV chez une femme doit entraîner son traitement ainsi que celui de son (ou ses) partenaire(s). Cette découverte se fait grâce à un test, remboursé
depuis le 14 février 2004, prescrit par le médecin en cas de lésions suspectes. En revanche, le test de recherche de l’infection par HPV ne fait pas actuellement partie des examens systématiques de dépistage du cancer du col utérin. Enfin, il existe plusieurs variétés de virus HPV, le pouvoir oncogène* variant d’un type de HPV à un autre.

UN VACCIN CONTRE LE HPV


Plusieurs entreprises pharmaceutiques ont mis au point un vaccin préventif contre l’infection à HPV. Ce vaccin, qui devrait être disponible en France en 2007, ne protège pas contre tous les génotypes du virus HPV, mais contre les deux principaux impliqués dans les lésions à partir desquelles est susceptible de se développer un cancer du col de l’utérus. Ce vaccin sera donc indiqué chez les jeunes filles et les jeunes femmes. Les études ont montré que les vaccins qui seront prochainement disponibles sont efficaces et devraient à terme permettre une très nette réduction du nombre des cancers du col de l’utérus. Cependant, la vaccination ne dispensera pas d’une surveillance régulière par
frottis de dépistage :
> d’une part parce que les vaccins disponibles ne protégeront pas contre tous les génotypes du HPV mais seulement contre les plus fréquemment impliqués,
> et d’autre part parce que le vaccin n’est pas curatif. Autrement dit, il ne permet pas d’éliminer le HPV chez une jeune femme qui aurait été contaminée avant d’être vaccinée.

2. mais aussi le tabagisme

On pourrait en évoquer un troisième, l’infection à VIH (virus de l’immmunodéficience humaine, responsable du SIDA) : les femmes infectées par ce virus ont un risque accru non seulement de développer un cancer du col de l’utérus mais d’avoir un cancer plus agressif. Un fait capital, pour comprendre le cancer du col de l’utérus, est qu’entre un col utérin sain et un col présentant un cancer, il existe un certain nombre d’états intermédiaires. On peut admettre schématiquement les stades suivants :
• col sain,
• col inflammatoire,
• anomalies des cellules épithéliales,
• cancer in situ,
• cancer infiltrant du col.
L’évolution se fait généralement lentement, en 20 à 30 ans. La précocité des rapports sexuels rajeunit l’âge d’apparition des dysplasies qui peuvent être observées dès 25 ou 30 ans, voire même plus tôt. L’état qui précède le cancer infiltrant porte aussi le nom de cancer intra-épithélial, ou de cancer in situ, ou encore de “stade 0”. A ce stade, les cellules cancéreuses sont strictement limitées à leur lieu de naissance et n’ont pas franchi la
frontière (membrane basale) qui les sépare des tissus voisins. Il s’agit donc d’un cancer strictement local. Le passage au stade de cancer invasif peut se faire après plusieurs années. On dispose donc souvent d’un temps assez long pour dépister et pour traiter cet état en prévenant ainsi la phase invasive, destructrice et susceptible d’essaimer à distance
(métastases).

La localisation de la tumeur

La tumeur siège le plus souvent sur la partie du col qui fait saillie dans le vagin (exocol : Il s’agit de la partie directement accessible par le toucher vaginal et visible à l’inspection directe après la mise en place d’un écarteur vaginal (spéculum). Parfois, la tumeur siège à l’intérieur du col dans le canal qui relie le col à la cavité utérine proprement dite (endocol). Cette localisation à l’intérieur du col, moins accessible, peut entraîner un retard dans le diagnostic. Enfin, quelquefois, le cancer peut se développer sur un moignon de col
laissé en place après une ablation partielle de l’utérus pratiquée quelques années auparavant (par exemple une hystérectomie sub-totale pour fibrome). Ces patientes doivent donc aussi bénéficier du dépistage, exactement dans les mêmes conditions que les personnes non opérées.

Les signes

Il faut distinguer deux situations différentes :
1 > Le cancer du col découvert en l’absence de signe d’alerte. C’est celui qui est dépisté par un examen gynécologique systématique. C’est dire l’importance du rôle du médecin traitant ou du gynécologue, cet examen pouvant être pratiqué dans le cadre d’une consultation gynécologique ou même d’une consultation de médecine générale. Le frottis
cervico-vaginal est l’examen le plus important pour dépister un cancer du col ou les états précurseurs de ce cancer. Le recueil des cellules au niveau du vagin et du col de l’utérus se fait grâce à une petite spatule en bois ou à une brossette. Cet examen, absolument indolore, est pratiqué après la simple mise en place d’un spéculum. Après étalement des prélèvements sur une lame de verre, on peut analyser l‘échantillon (examen cytologique) et
connaître la nature des cellules recueillies par le frottis. L’ancienne classification dite de PAPANICOLAOU, initiateur de la méthode, donnait 5 classes de lecture, de gravités croissantes (les cellules classées I ou II étant normales). Depuis, d’autres classifications internationales ont été établies, appelées du nom anglais “cervical intra-epithelial neoplasia” (CIN) : CIN I, CIN II, CIN III. Si le frottis signale des anomalies, le diagnostic doit être confirmé par un examen histologique fait sur une biopsie. Le repérage précis du siège du prélèvement est aidé par un examen à la loupe binoculaire, appelé colposcopie. C’est grâce au frottis cervico-vaginal que l’on découvre de plus en plus de lésions précancéreuses ou de cancers à un stade intra-épithélial, ce qui entraîne bien entendu une diminution des cancers découverts à un stade invasif. Cependant, il y a encore une lacune importante dans le dépistage des cancers du col utérin. En effet, 5 millions de frottis environ sont réalisés chaque année. Ceci permettrait en théorie d’assurer un dépistage efficace. Malheureusement, on constate une répartition inégalitaire de la réalisation de ces frottis avec parfois une répétition annuelle de l’examen chez des personnes à faible risque, alors que des populations à risque plus élevé ne sont pas sensibilisées à la nécessité de la surveillance gynécologique. Il est également regrettable que la pratique du frottis cervico-vaginal soit abandonnée le plus souvent après l’âge de 50 ans, alors que le risque de cancer du col augmente après cet âge. Ainsi, on estime que 60 % seulement des femmes qui devraient bénéficier de frottis cervico-vaginaux réguliers se soumettent à cet examen de dépistage. Il est important de sensibiliser les 40 % restants!

2 > Le cancer révélé par des signes cliniques. Ces signes sont relativement discrets au début et se caractérisent essentiellement par des pertes anormales. Le plus souvent, ce sont de légers saignements de très faible quantité survenant entre les règles ou après la ménopause. Ces petits saignements ont une grande valeur d’alarme. Ils peuvent être provoqués par de légers traumatismes : rapports sexuels, voyages, toilettes. Même si ces saignements vaginaux sont de très faible abondance, ils doivent être considérés comme un
signal d’alarme et justifier systématiquement une consultation médicale. Il est faux de parler d’”hémorragie” au sens où l’entend le grand public : saignements abondants avec présence de caillots, ce symptôme caractérisant des formes beaucoup plus évoluées ou une lésion très différente, notamment un fibrome. Quelquefois, les saignements sont remplacés par de petites pertes rosées ou brunâtres qui doivent également alerter.
La prudence doit donc faire pratiquer un examen gynécologique pour toute perte sanglante, ou non, quelle que soit son abondance et quel que soit l’âge de la femme (ménopausée ou non).
L’examen clinique permet un premier bilan d’extension de la tumeur. Il est parfois nécessaire d’endormir la patiente (courte anesthésie générale) pour faire au mieux cette évaluation. Ce bilan clinique est complété par différents examens radiologiques. On détermine ainsi le stade clinique d’extension de la maladie. Ce stade déterminera le
traitement à proposer :
> au stade I, le cancer est strictement limité au col ;
> au stade II, il déborde sur la partie avoisinante ; du vagin et/ou infiltre partiellement le tissu qui entoure normalement l’utérus (les paramètres) ;
> au stade III, atteinte de plus des 2/3 du vagin et/ou du tissu péri-utérin jusqu’à la paroi ;
> au stade IV, il commence à infiltrer les organes voisins (vessie en avant, rectum en arrière) et/ou en dehors du bassin et/ou métastase à distance.

Le traitement

Deux notions générales sont fondamentales pour comprendre le traitement des cancers du col utérin :
1. Ce cancer se développe lentement, précédé par des états pré-cancéreux que l’on peut guérir.
2. Même lorsqu’il s’agit d’un cancer invasif, il garde pendant longtemps une extension purement locale ou régionale (ganglions de voisinage). Les métastases à distance sont relativement rares et tardives. Pendant très longtemps, la tumeur sera donc accessible à des traitements locaux ou régionaux comme la chirurgie ou la radiothérapie. Les modalités du traitement doivent être décidées, de manière concertée, entre les différents intervenants médicaux et la patiente.

Le traitement au stade d’épithélioma intra-épithélial (“cancer in-situ”)

A ce stade, la guérison est pratiquement obtenue dans tous les cas. Le traitement est chirurgical (conisation réalisée chirurgicalement : il consiste à enlever la partie de l’utérus
porteuse de la maladie, l’intervention se faisant par voie vaginale, sans incision abdominale. L’ablation du col utérin n’entraîne pas, dans la grande majorité des cas, la perte de la fécondité et des grossesses peuvent le plus souvent être menées ensuite, à terme, sous couvert d’une surveillance attentive pendant la grossesse. Les risques sont d’une part : un délai un peu plus long pour obtenir une grossesse et d’autre part l’éventuelle nécessité d’effectuer un cerclage du col pour éviter un accouchement
prématuré.

Le traitement aux stades I et II (sauf en cas d’atteinte du tissu cellulaire avoisinant)

Dans ces stades, la tumeur est strictement localisée et plusieurs procédés thérapeutiques donneront les mêmes taux élevés de guérison :
> chirurgie seule : hystérectomie totale avec ablation des ganglions du pelvis et souvent
ablation des ovaires (selon l’âge de la patiente et les caractéristiques de la tumeur),
> radiothérapie associant une application endo-vaginale de césium (curiethérapie) et un
traitement par irradiation externe,
> traitement mixte associant le césium, la chirurgie et l’irradiation externe,
> dans certains cas, une chimiothérapie est réalisée (le plus souvent une fois par semaine) en même temps que la radiothérapie pour augmenter son efficacité.

Le traitement du cancer du col utérin est un des chapitres de la cancérologie où la patiente
peut connaître le plus grand désarroi devant la multiplicité des traitements que l’on peut lui
proposer selon qu’elle consulte telle équipe médicale ou telle autre. Il y a toutefois, dans cette partie du col à prélever d'une apparente complexité, un fait rassurant : chacun
des traitements proposés, quand il est appliqué de façon rigoureuse, permet d’envisager la guérison de 85 % des tumeurs au stade I et de 70 % des tumeurs au stade II.
Dans quelques cas très précis, pour de petites tumeurs invasives très localisées, ayant des
caractéristiques histologiques bien définies, chez des femmes jeunes désireuses de maternités, une chirurgie plus large que la conisation, mais laissant en place la partie supérieure de l’utérus (trachélectomie) peut être envisagée.
Il faut bien sûr au préalable informer la patiente de façon complète et précise des risques
(pour la maladie et des complications possibles de l’opération) et des résultats sur la fertilité observés jusqu’à présent avec ce type d’opération. La patiente doit aussi être informée de la possibilité pour le chirurgien de devoir compléter cette opération (ablation de tout l’utérus ou radiothérapie) si les lésions sont plus évoluées que ce que faisait envisager les examens faits en pré-opératoire.

Le traitement des stades II (avec atteinte des paramètres) III et IV

Il fait appel, le plus souvent, à la radiothérapie et à la chimiothérapie.

CONCLUSIONS

La lutte contre le cancer du col utérin est exemplaire. On note en effet des progrès dans le dépistage et le traitement. Il est toutefois important d’assurer une bonne information du public, notamment sur le dépistage par frottis cervico-vaginaux car cet examen n’est pas encore suffisamment généralisé, surtout dans les populations rurales ou chez les personnes vivant de manière précaire.

Les cancers du corps utérin

On l’appelle aussi cancer de l’endomètre, car c’est le nom de la muqueuse qui tapisse intérieurement la cavité utérine. Bien qu’il soit de localisation très voisine, il est tout à fait différent du col de l’utérus par ses facteurs de risque, son diagnostic et son traitement.

Les facteurs de risque

Ce cancer ne se manifeste habituellement qu’après la ménopause. Comme dans la plupart des cancers, sa fréquence augmente avec l’âge. Le rôle favorisant de la prise d’estrogènes, dans des indications diverses, a été démontré.
Cependant, si la prescription d’estrogènes est associée à la prise de progestérone (ce qui est maintenant la règle), la majoration du risque de cancer de l’utérus n’est plus observée.
Ce cancer peut aussi être favorisé par un traitement “anti-hormone” prescrit après un cancer du sein (Tamoxifène), mais il faut une très longue durée de ce traitement pour favoriser un cancer de l’endomètre. Les bénéfices obtenus dans la guérison des cancers du sein sont, sans conteste, supérieurs à ce risque.

Enfin, ce cancer est observé plus fréquemment
en cas de surcharge pondérale et de régime hypercalorique. C’est ainsi que l’on constate une association fréquente avec d’autres troubles métaboliques provoqués par la suralimentation : obésité, hypertension, diabète.

La fréquence du cancer de l’endomètre est en légère augmentation. Il est devenu actuellement plus fréquent (5 000 nouveaux cas par an environ) que le cancer du col de l’utérus (environ 3 300 nouveaux cas) ou le cancer des ovaires (4 500 nouveaux cas par an).

Les signes

Le signe d’alerte essentiel du cancer du corps utérin est un saignement se manifestant le plus souvent en période post-ménopausique ou en dehors de la période des règles lorsque la patiente n’est pas encore ménopausée (ce sont les “métrorragies“). Cependant, il est parfois sous-estimé par la patiente, soit parce que la perte sanglante est minime, soit par négligence. Tout saignement survenant après la ménopause doit conduire à consulter son médecin et à pratiquer un certain nombre d’examens à la recherche d’une lésion sans que l’on s’attarde à des diagnostics de facilité comme celui de “retour d’âge”. Quelquefois, il ne s’agit pas de perte de sang mais de pertes troubles ou franchement purulentes provenant de la surinfection de la tumeur. Ces signes inquiètent plus rapidement les patientes (particulièrement si elles sont ménopausées), ce qui permet un diagnostic à un stade précoce de la maladie.

Les moyens de diagnostic

Le diagnostic repose sur un prélèvement histologique (biopsie ou frottis endométrial) qui peut être fait lors d’une consultation (pipette aspirant des éléments contenus dans la cavité utérine).
Il peut aussi être fait lors d’une hystéroscopie. Cet
examen se fait sans anesthésie générale et consiste, à l’aide d’un “câble” optique à voir l’intérieur de l’utérus et à faire des biopsies au niveau de zones anormales. Parfois, ces prélèvements sont impossibles car l’orifice du col de l’utérus est fermé. Il faut alors endormir la patiente pour réaliser un curetage après dilatation du col.
L’échographie utérine permet d’apprécier le volume de l’utérus, l’épaisseur de ses parois et l’aspect de l’endomètre. L’IRM peut dans certains cas orienter le diagnostic et mieux apprécier l’extension de la tumeur.

Le traitement

Le traitement le plus courant est l’ablation de l’utérus et des ovaires (hystérectomie totale non conservatrice) et des ganglions pelviens. Souvent, cette intervention peut être faite par les voies naturelles (sans ouvrir le ventre). Une curiethérapie vaginale est fréquemment proposée pour éviter les récidives possibles sur la partie haute du vagin qui peuvent se produire après l’hystérectomie. Dans certains cas, une radiothérapie externe est nécessaire après cette opération (en fonction de l’importance de la tumeur, de ses caractéristiques histologiques et de l’atteinte des ganglions).

En cas de contre indication
opératoire (grand âge de la patiente, forte hypertension, obésité) ou de tumeurs non opérables, de bons résultats peuvent être obtenus avec la radiothérapie seule. Dans l’ensemble, on peut espérer guérir 70 à 80 % des tumeurs du corps utérin.


Date de création : 21/03/2008 - 19:20
Dernière modification : 05/11/2009 - 08:14
Catégorie : Autres cancers
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react.gifRéactions à cet article


Réaction n°2 

par ting le 02/11/2009 - 08:37


Je vous  remercie pour  cet article. J'ai une question à poser, j'ai eu un frotis et on m'a découvert une lésion très avancée un  condylom, mon gynéco m'a proposé tout de suite une opération,; que dois-je faire ?

Je ne suis pas médecin, je vous conseille de vous inscrire au plus vite au forum de  la ligue et de poser votre question au médecin. Mireille

Réaction n°1 

par nanou le 06/10/2009 - 17:55

Bonjour à  toutes celles qui me lisent et qui sont concernées,

Il y a sept ans, j'ai eu un cancer du sein gauche , mais aussi vingt  et un ganglions d'atteints; ensuite : chimio , radiothérapie... je suis toujours soignée avec " femara ", le 20 octobre je passe ma mammographie avec  comme tous les ans la peur au ventre. A moi aussi les bruits de couloir  m'ont fait du mal.  Ma cancérologue m'avait avertie :  " interdiction d'écouter les bêtises à la télé , ou sur certain sites et surtout, ne pas écouter les bruits de couloirs. Je suis suivie tous les ans; je passe une mammographie tous les six mois , j'ai  aussi une prise de sang pour les marqueurs... Parfois, je voudrais pouvoir pendant deux ans oublier les mots " maladie, clinique, laboratoire,... Un des cancérologues de la clinique m'avait dit un jour : " vous verrez, le plus difficile est à venir ".  Sur le l'instant, je l'ai regardé et je me suis dit : "quel idiot  !", .  Mais oui,  il avait raison , et je vois que pour beaucoup d'entre vous aussi la " peur au ventre " est bien là. Un radiologue  m' avait dit aussi :  " Ma petite dame vous n'êtes pas la seule, j ai une personne qui vient depuis 10 ans et un mois, avant elle vomissait tous les jours... Je viens de lire  certains de vos messages et je me dis qu'ils sont beaux car ils sont pleins d'espoir , de vie,  de rire... Les lires calme mes angoisses, j'espère avoir l'occasion de discuter avec vous, oui la vie est belle,  à prendre à pleines dents; je ne peux hélas pas parler à mon entourage,  par peur de gêner, par  peur de ne pas être comprise, après avoir lu bien des sites le vôtre me plaît , pour la première fois depuis 7 ans je me confie et j'ose dire mes angoisses mais aussi mes joies , un tout petit bout au nom de kylian est venu me donner l 'envie de vivre ,un petit fils, mon rayon de soleil, venu au bon moment.

merci a vous d'être vous

Nanou

 

 

Bonjour Nanou et merci pour ce message,

Il y a 22 ans, j'ai eu un cancer des ovaires et encore aujourd'hui j'entends dire par les médecins : " Vous avez été bien soignée ". Je suis encore suivie, tous les deux ans, j'ai parfois encore de petits moments d'inquiétude, mais ils sont rares...Mon fils a eu un cancer des testicules, mon mari a actuellement deux cancers et nous revenons d'un voyage à Madagascar. Je veux dire que nous vivons comme si la maladie ne nous avait jamais touchés.

J'ai écouté des émissions, j'ai regardé des sites... Mais j'ai fait un choix. Je ne regarde que les sites qui basent leurs sonseils sur l'espoir et la volonté ou les sites suivis par des médecins.

Les messages qui sont dans ce site sont des messages écrits par des malades. Comme pour le vôtre, je les publie à condition qu'ils ne soient pas désespérés ou j'ajoute moi-même un petit mot d'espoir.

Parler en effet peut être un besoin, mais aussi une gêne pour les autres. Ils ont eux-mêmes peur ou essaient de conjurer le sort. Il faut garder ses amis, mais les aider aussi à ne plus vous considérer comme " à part ". Dites-vous que vous ne risquez pas plus que le voisin qui va avoir un accident de voiture et il ne s'empoisonne pas la vie pour cela. Vous avez passé la plus mauvais cap : les 5 premières années... Soignez-vous bien sûr, faites vos contrôles... Mais vivez. Le meilleur remède, c'est en effet les petits ( j'en ai 5 pour le moment ) et se sentir utile, avoir un rôle dans la cellule familiale, dans le quartier, dans la vie...

Bien amicalement Mireille



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