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Un peu de philo - Psychologie

La psychologie

Des maladies sont devenues de véritables modes de vie : l'épuisement, la dépression, les sentiments d'infériorité, l'agressivité, la peur, l'angoisse, la recherche d'une supériorité à tout prix...
Aucun progrès n'est possible sans équilibre.
Mon époque a peut-être été une époque de refoulement. Mais la nouvelle époque est-elle meilleure ? Nous semblons tous des inadaptés.


La timidité

Nous rougissons, nous ne savons quelle contenance prendre, nous jetons des coups d'œil furtifs... Dirons-nous bonjour au nouvel arrivant ? Feindrons-nous de ne pas le voir ? L'on ne sait plus trop quoi faire : pourtant nous ne sommes pas en faute, nous n'avons pas peur. Parfois, cette attitude dure une fraction de temps, toute fraction qui précède un événement; cette portion de temps va diminuer jusqu'à l'action redoutée. La peur même parfois s'installe.
C'est ce que l'on nomme la crise d'intimidation, où l'on voudrait se trouver cent pieds sous terre, où on se considère comme un objet regardé et où on devient incapable de proférer un son. D'où vient cette crise ? En quoi consiste-t-elle ? Comment l'expliquer ? De quelle façon y remédier ?

Au moment de la crise, le timide ressent son corps physiquement. Pour lui plus rien n'existe en dehors des circonstances intimidantes. Il est angoissé. Il part battu d'avance et il le sait.

Il existe autant de timidités différentes, finalement que de timides. Il y a des timides épisodiques, et de grands timides chez lesquels la timidité annihile totalement la personnalité.

Les timides épisodiques peuvent l'être par l'autre sexe, par l'autorité religieuse ou sociale...

Les causes de la timidité sont nombreuses aussi. Elles peuvent être familiales, physiques, sociales...Parfois les parents ont été trop protecteurs, trop dirigistes.

Les enfants peuvent être frustrés par un manque d'affection, par un manque de compréhension. Ils peuvent être écrasés par un ou des parents qui ne supportent pas une volonté différente de la leur. Des enfants ont parfois un père qui se croit super intelligent et le fait sentir sans cesse !!! La révolte gêne l'enfant découragé dans son amour filial, dans ses efforts et elle devient intérieure, accentue sa honte, son remord et sa soumission. Le refoulement permanent rend timide. Plus tard cet enfant risque de ne plus être capable, devenu adulte, de prendre ses responsabilités et ses maladresses seront accentuées.

Les problèmes physiques rendent timides : un handicap, un enfant qui louche, un nez long ou fort, une petite taille, une trop grande taille aussi...Ces personnes timides, vraiment timides, cherchent un coupable. Le non timide ne devrait pas accorder autant d'importance à des détails. Donc il y a une véritable base à la vraie timidité qui ne peut pas se contenter de ces causes.

Certaines timidités ne se manifestent qu'avec certaines personnes. L'uniforme peut représenter une barrière... De toutes façons, la caractéristique de la timidité est de se révéler devant autrui.

La crainte principale du timide est l'ironie, l'incompréhension. Défendre par exemple des idées qu'on sait contraires à celles de l'autre. La peur du prof devant des ados groupés. La peur le rend distant, voire un peu agressif.

Pourquoi le timide craint-il l'ironie ? Parce qu'il sent qu'il devient objet, objet d'observation pour les autres. Le regard des autres le gêne.

La timidité et l'émotivité : L'émotivité est normale chez tout être humain...
Quand devient-elle anormale ? Quand y a -t-il hyperémotivité. Lorsque la réaction est disproportionnée à la circonstance. Par exemple trop intense, trop longue, ou sans effet profond. Certains naissent avec une constitution émotive.

L'impulsivité : est une sorte de besoin irrésistible, poussant le sujet à un acte irraisonné.

Quelle est la différence entre hyperémotivité et impulsivité ?
Les impulsions affectives se déclenchent fréquemment dans des états passionnels : jalousie, haine.
Les impulsions motrices sont liées à certaines maladies.
Les impulsions-obsessions, sont commises pratiquement malgré la volonté de la personne de n'en rien faire.
Les impulsions peuvent être on le voit de sortes très variées : sexuelles, sanguinaires, criminelles, destructrices, incendiaires, elles peuvent conduire à la fugue, au vol...

Tout timide est-il émotif ? Ou bien tout émotif est-il timide ?
Si on considère l'émotivité, difficile d'y associer la timidité. Si la crise de timidité déclenche une hyperémotivité, cette hyperémotivité a des causes particulières qu'il faut rechercher. Par exemple une timidité déclenchée face à l'autre sexe ou face à l'ironie d'une personne de l'autre sexe.. Il sait que cette attitude est infantile, si son désir profond est de se trouver blotti dans les bras de l'autre personne, mais non comme adulte, mais comme enfant...Il est incapable de regarder une femme autrement que comme une mère. L'opinion d'autrui devient donc le mobile essentiel du timide. Le timide craint d'être jugé, même en bien, devant les autres car il aura la sensation d'être un objet. La base de la timidité avoisine le sentiment d'infériorité. c'est une variante de l'inhibition.

Inhibition dans la timidité : un acte détourné, un coup détourné sont des inhibitions. L'éducation intervient. Certains gestes doivent être inhibés et certaines réactions canalisées. Mais trop extrême, l'inhibition devient refoulement et conduit à des gestes manqués: genre ronger ses ongles... L'énergie nécessaire se bloque, l'anxiété et l'impulsivité prennent le dessus.

Les compensations de la timidité : le timide authentique réagit en timide aux circonstances intimidantes, mais il devra chercher la paix, non en lui-même, mais à l'extérieur. Ses solutions parfois boiteuses l'entraînent dans une illusion de sécurité. Nous aurons alors un timide masqué, parfois même il peut paraître trop sûr de lui...

Le perfectionnisme : pour le perfectionniste jamais un état imparfait ne permettra une action parfaite. Il aspire au moins à une apparence de perfection. Dans tous les cas il sauvera les apparences : apparence de perfection. Il a un caractère obsessionnel. Mais ce qu'il paraît être n'est pas ce qu'il est. Il lui arrive de lancer des défis ou d'être agressif pour paraître supérieur. Il peut vouloir poser des questions qui ne l'intéressent pas pour paraître plus intelligent. Cette attitude extérieure de grand seigneur correspond en général à une infériorisation antérieure ou à une humiliation profonde. Cette personne vit en contradiction. Il repousse les autres par timidité, mais il a aussi besoin des autres pour clamer sa perfection. Il se considère comme indépendant, mais il est en conflit entre son être et son paraître. Comme le timide, il est inhibé. En résumé : perfectionnisme = façade; création d'une sécurité apparente née d'une impression d'insécurité.

La timidité est une émotion, une phobie sociale, la maladie de l'idéal; car le timide est celui qui a peur d'avoir peur. C'est une disposition affective une sorte d'inadaptation qui se présente dans les rapports entre le timide et les autres. Il redoute la société tout en cherchant à bien faire. Le timide est un perpétuel insatisfait de lui-même, et la timidité est une impuissance à agir, faute de pouvoir croire à l'efficacité de son action, et non par irrésolution. La timidité apparaît comme l'antithèse de l'orgueil.
Elle est la différence entre ce qu'on est et ce qu'on aurait voulu être. Tout timide est donc un scrupuleux, un consciencieux. Le timide cherche à se soustraire au contact humain, mais à l'encontre du sauvage, du misanthrope ou du peureux, il voudrait faire le contraire. C'est un ami des hommes qui devint le bourreau de soi-même.
Le timide peut donc perdre ses moyens dans une panique affective, une débâcle intellectuelle. C'est la paralysie mentale dans toute son ampleur.

Parfois on se dit : " J'ai la terreur de l'action ". Pourquoi cela ? Par timidité ? D'où vient cette timidité ? Du développement excessif de la réflexion qui a réduit presque à rien la spontanéité, l'élan, l'instinct et par là même l'audace et la confiance. Pourtant de trop penser ne suffit pas à rendre timide...
Certains médecins l'attribuent à la peur vis à vis des personnes ou plus précisément par la peur relative à son propre soi, vis à vis des autres.
Le timide devrait pouvoir agir correctement, comme par exemple le candidat qui sait parfaitement répondre à la question, mais qui reste paralysé. En fait le timide vit dans une contradiction, il ne peut ni supporter la société, ni la fuir. Toute la souffrance du timide vient de ce déchirement interne.
D'où son repli sur soi. Le complexe d'infériorité en est le meilleur réactif.

Si la timidité a ses défauts: certains tombent dans la cynisme, la gloriole ou la supériorité dédaigneuse.

La timidité a aussi ses qualités. Elle est le garant de la modestie. Elle retient l'individu sur la pente de l'insolence. Elle peut être une excellente école d'humilité, de savoir vivre, de savoir faire ou de savoir même; car par crainte de la sottise ou de l'erreur, la personne tente de supprimer toute ignorance.
La timidité engendre ainsi une heureuse défiance de soi-même, une sorte d'ironie autocritique extrêmement précieuse. Et si on cherche à la vaincre, elle est aussi utile à l'homme car triompher de la timidité c'est réussir à prendre conscience de son moi, avec courage et assurance. C'est le chemin de la sagesse.

La timidité est donc l'aveu, la confession publique du manque de confiance en soi. Il faut donc apprendre à cultiver cette confiance, la confiance en ses aptitudes, la connaissance de sa valeur, la certitude de son rôle à jouer. S'intégrer dans un groupe humain sert aussi à guérir de la timidité, mais il faut beaucoup de volonté. Ce n'est pas par l'émotion qu'on y arrivera, ni par la compréhension ou l'explication... Le timide n'a pas vraiment besoin d'un psychologue, il sait déjà. Il lui faut de l'action. L'action entraîne l'action et engendre l'oubli.

Mais tout est si complexe !!! Il y a des réservés qui ne sont pas vraiment des timides ou des réservés qui sont un peu timides, mais qui ne voient pas l'avantage de se mettre en avant.
Il y a aussi de grands vantards, de grands actifs qui cachent un complexe, un grand complexe. Ils semblent vous écraser, ils semblent tout savoir; ils semblent !!! Mais en réalité ils se dépêchent d'affirmer par peur de ne pas être crus, de ne pas être vus !!!

Notre façon de nous considérer réagit sur les autres.


Que cache le démon de midi ?

Quand un quinquagénaire tombe amoureux de la baby-sitter, quand une mère craque pour le meilleur copain de son fils, est-ce une nouvelle vie qui s’annonce ou une banale "crise d’adolescence" ? Tous les hommes sont-ils obligatoirement victimes du démon de midi en entrant dans la force de l’âge ? Pourquoi oublie-t-on souvent de dire qu’il touche aussi les femmes ?

L’âge venant, beaucoup d’hommes et de femmes s’ennuient à la maison, et trouvent leur existence trop routinière : avec les enfants qui approchent de l’âge adulte leur vient la nostalgie d’une jeunesse enfuie. Finis les week-ends en amoureux, qu’ils improvisaient à la dernière minute ! Et les petits voyages dans des hôtels pas chers, où les lits grinçaient horriblement… Chaque soirée, prévue des semaines à l’avance, suit un rituel bien établi autour du repas et de quelques bonnes bouteilles ! Les rares tentatives de sorties improvisées sont souvent étouffées dans l’oeuf par un partenaire fatigué…
Crise d’identité

Démon de midiLe quinquagénaire ne manque pas de charme, pourtant, mais sa conjointe oublie de le lui montrer. Ou, fatiguée d’assumer à la fois les responsabilités familiales et professionnelles, elle a facilement le reproche à la bouche : les rapports du couple tournent au vinaigre ! A ce moment fragile, où l’homme regarde avec nostalgie vers sa jeunesse, tout en regrettant de ne plus être “dans le coup”, voilà qu’apparaît une créature de rêve. Alors qu’il se sentait rabaissé par l’insatisfaction de son épouse ou les jugements à la hache de ses enfants, une jeune femme le trouve fascinant !

Chez la femme, c’est son propre corps plus que son conjoint qui va la pousser dans les bras de la jeunesse. Les rides qui apparaissent lui amènent la peur de ne plus être désirable, notamment avec toutes ces femmes de moins de 25 ans portées aux nues par les médias. La recherche d’un jeune homme traduit alors une volonté de se rassurer, et de savoir qu’elle aussi peut encore plaire.
Un rajeunissement spectaculaire

Tandis que se confirme l’intérêt de sa nouvelle “conquête”, la victime du démon de midi jette un regard désabusé sur la vie étriquée qu’elle menait. Jonglant avec les horaires et les mensonges, elle voit sa jeune maîtresse ou son amant en cachette, lui téléphone de son domicile en catimini… Sa vie se pimente de risques et d’inattendus ! Il ou elle se cache de sa femme ou de son mari, retrouvant les sentiments d’adolescents qui se dissimulent de leurs parents ! Le (la) voilà prêt(e) à tout quitter et tout recommencer ailleurs. C’est comme si la jeunesse lui était rendue !
Amour ou illusions ?

Il arrive que l’homme ou la femme, malgré la différence d’âge, soit réellement amoureux du partenaire plus jeune et réciproquement. Mais, dans ce cas, la clandestinité de la relation ne procure aucun plaisir. La situation est souvent vite clarifiée.

Le plus souvent, pourtant, c’est son narcissisme qui est flatté… L’homme, en se prouvant sa virilité, se réconcilie avec lui-même. La femme, rassurée dans sa féminité accepte les changements de son corps. Ce n’est pas de quelqu’un en particulier qu’ils sont amoureux, mais de la jeunesse qui les met sur un piédestal. Que ce soit chez l’homme ou la femme, sa capacité à séduire lui a rendu le désir de vivre.

Malheureusement dès qu’elle est vécue au grand jour, la liaison est souvent décevante : le rythme de vie du jeune partenaire ne convient pas. Parmi les amis de sa conquête, l’homme ou la femme dans la force de l’âge se sent “vieux”, et ne retrouve avec eux aucune de ses valeurs.

Souvent, le ou la quinquagénaire regrette le confort affectif de sa précédente relation. Un jour, il confie à son ex son désappointement, et redécouvre avec étonnement leur communauté de pensée…

Marianne Chouchan

 

 

Différences entre psychologie et psychiatrie :

C'est une question de degré sans qu'on puisse établir une frontière tranchée.

Certains humains vivent " bloqués " toute leur vie sur quelques idées, quelques pensées apprises, quelques réflexes... Ils ne connaissent même pas l'existence de leurs diverses possibilités.

Il faut être un individu conscient et " donnant ". Dans ce domaine, le rôle de l'éducation est important. L'homme doit avoir un accord parfait entre ce qu'il fait et ce qu'il est, et le rôle de l'éducation est de trouver cet accord et non d'en détourner l'enfant pour de multiples raisons à commencer par l'orgueil parental. Pour éduquer, il faut avant tout aimer et donner...Mais pour transmettre il faut soi-même être équilibré pour que chaque maillon de la transmission soit le moins imparfait possible.

Une des grandes taches de la psychologie est d'aider l'homme à retrouver son inconscient; et de remettre ce dernier en accord avec les couches conscientes de sa vie quotidienne.


La rêverie

Dans la rêverie, le cerveau n'est sollicité par aucun sujet particulier. C'est un état d'abandon; le sujet est spectateur des sensations qui se déroulent dans son cerveau. Le rêve n'a son attention attirée par aucun point précis. Donc le cerveau reste ouvert en quelque sorte, éveillé sauf si la rêverie est un refuge mais elle devient force dans la méditation.


La concentration

Elle consiste à fixer sa pensée avec effort. L'homme qui se concentre ne remarque rien autour de lui parce qu'il bloque certaines zones de son cerveau.


La fatigue et la dépression

La fatigue est un signal d'alarme. Devant ce signal le moteur humain doit freiner. le repos et le sommeil sont des besoins naturels. Le sommeil est une période de restauration : les cellules cérébrales se débarrassent des déchets toxiques. Durant le sommeil elles reconstituent leur énergie.

La fatigue du matin est donc anormale. Elle peut résulter d'un surmenage, mais aussi d'autres problèmes divers. La dépression commence par une période d'agitation, un trop plein d'énergie, la personne ne sait plus se reposer.

Il ne faut pas dépasser la fatigue pour atteindre l'épuisement. L'épuisement conduit soit à la dépression, soit à l'agitation.

L'acte de volonté réel doit se faire sans effort.


Le point de vue subjectif en psychologie

Reprenant une idée cartésienne d'un parallélisme entre les états de l'âme et ceux du corps, Cabanis avait étuidé les " rapports du physique et du moral de l'homme ".La psychologie est la science des comportements humains " objectivement observables " Watson.La vraie psychologie est mixte, à la fois science de l'être total mais encore intuitive et métaphysique. L'introspection est nécessaire mais pas suffisante. L'observation externe la complète.

D'une façon générale la psychologie est la connaissance de l'homme considéré comme un être doué de sensibilité. Mais les philosophes ne parviennent pas à se mettre d'accord. La psychologie a d'abord été confondue avec la philosophie.

" On appelle conscience l'intuition plus ou moins complète, plus ou moins claire qu'a l'esprit de ses états et de ses actes ". ( Lalande )
Le fait de conscience est subjectif. La psychologie fait appel à l'introspection c'est-à-dire à l'observation intérieure. Science de l'esprit, elle se distingue de la littérature, en ceci qu'elle ne consiste pas à faire l'histoire d'un esprit individuel mais à découvrir ce qu'il y a de permanent dans cet esprit particulier, humain.
Bergson trouvait que l'introspection même est trop artificielle parce qu'elle est l'oevre de l'intelligence. Il faudrait recourir à l'intuition, à la sympathie, se transporter à l'intérieur est inexprimable.
Pour Auguste Comte le sujet ne peut pas vraiment s'observer lui-même. "L'individu pensant ne saurait se séparer en deux dont l'un raisonnerait pendant que l'autre regarderait raisonner. " L'introspection d'ailleurs n'aurait aucune valeur scientifique : en effet, elle est subjective, l'observation intérieure ne peut être contrôlée. Elle est particulière, elle ne vaut que pour l'individu observé; elle est souvent faussée par des préjugés ou par les illusions de l'amour-propre.


Les illusions de la vie intérieure

La psychologie admet que la vie intérieure est constituée par un défilé, en nous, d'idées, d'images, de sentiments... Mais la vraie vie de l'esprit consiste à former ses pensées et non à les subir. La conscience n'est pas une lumière qui éclairerait une vie psychique : elle est une activité qui crée sa propre vie. Une idée ou un sentiment ne sont pas en nous comme des choses, ce sont des actes de l'esprit.

Le vrai problème n'est pas de savoir comment nous pensons, sentons, agissons, mais comment nous devons penser, sentir et agir.

Conclusion : Il ne peut pas y avoir de science de la vie intérieure. Comment mesurer en effet les états psychiques, les temps de réaction, les aptitudes, le niveau mental comme on mesurerait des états physiques.

La psychanalyse

Certains phénomènes psychiques sont inconscients.. C'est ainsi que la psychanalyse freudienne explique certains comportements : actes manqués, rêves, névroses... par des tendances que la conscience ignorerait et qui seraient soit innées et dans le noyau de l'inconscient, soit acquises à la suite d'un refoulement opéré par la censure dans la périphérie de l'inconscient. La connaissance de l'homme dans ces conditions suppose l'analyse de l'inconscient que l'on pratique par l'étude des rêves, les messagers de l'inconscient, et des confessions spontanées ou provoquées. On a alors une science des phénomènes, à la fois objective et subjective.

La psychologie classique étudiait l'homme adulte, sain d'esprit et civilisé ! Cette étude s"est complétée plus tard d'une comparaison avec l'animal, l'enfant, le primitif, le fou...( Freud ) Cette comparaison a tenu lieu d'expérimentation car celle-ci est pratiquement impossible. La comparaison devrairt servir à mieux comprendre le fonctionnement du spychisme humain. Les fonctionbs mentales se développeraient au cous de l'histoire de l'espèce





Naissance d'une science de l'homme : la sociologie ou la psychologie

L'homme se sert de l'introspection : observation intérieure de sa pensée, à l'intuition trop subjective...
C'est Auguste Comte qui a fondé la sociologie. Il souhaitait en faire la science des sciences, mais ses observations comme celles de Spencer et Mill restent imprégnées de Métaphysique.
Durkheim fait encore un pas en avant en tentant de faire accéder la sociologie au statut de science. Il recherche par le biais des statistiques des lois permettant de prévoir l'évolution des sociétés. Il faut considérer les faits sociaux comme des choses. Mais la définition des faits sociaux est difficile, imprécise, complexe. Ce n'est pas une science positive comme la biologie ou l'agronomie. La sociologie contemporaine redonne de l'importance à la vie quotidienne vécue. Pour la vie quotidienne moderne, on étudie la ville, la consommation, les livres, les disques, les meubles, les objets du vécu deviennent des signes variables : signifiant sur signifié.
La sociologie s'est constituée à travers une double approche : une approche positive et scientifique selon Durkheim. Connaître l
e taux de suicide par exemple. Puis à travers une réflexion qualitative et concrète sur le vécu social : lois, comparaisons, expérimentations.

Conclusion : Les faits sociaux ne sont pas des choses. Ce n'est pas au même titre que l'on parle de sciences de la nature et de sciences de l'homme car ces dernières ne peuvent totalement s'émanciper de la pensée philosophique ou métaphysique. Les sciences humaines ne sont pas reconnues comme ayant atteint la positivité des véritables sciences.. Les sciences humaines sont autonomes. C'est par la littérature plus que par la psychologie que l'on connaît l'homme.


Quelques méthodes particulières :
Les tests : quotient
intellectuel, âge mental, tests d'aptitude, de caractère... Ce sont des mesures, des classements. Mais il ne faut jamais oublier que l'homme "est un être ondoyant et divers ". Montaigne

La psychanalyse : en étudiant les maladies mentales, Freud fut amené à supposer qu'il existait  un psychisme inconscient. Selon lui, seule une petite partie de notre vie psychologique nous est connue. La plupart de nos tendances ou " pulsions " demeurent dans l'inconscient. car il y a censure d'ordre moral, face aux tendances sexuelles. Les tendances refoulées réapparaissent parfois déguisées, dans les rêves, les actes manqués, les névroses. Ce qui provoque un conflit entre le conscient et l'inconscient.
La psychanalyse est une méthode d'exploration de l'inconscient par analyse des rêves, confession...Son but est de délivrer des complexes par la prise de conscience claire des tendances inconscientes.
On peut reprocher à la méthode de donner trop d'importance à la sexualité, à l'enfance...
La psychologie comparative et génétique :  on compare avec l'animal, l'enfant, le primitif, le perturbé
.




Date de création : 26/02/2008 - 18:44
Dernière modification : 05/11/2009 - 13:46
Catégorie : Un peu de philo
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Réaction n°1 

par PLV le 24/07/2008 - 12:47

Pas mal du tout votre analyse du comportement "timide".

Je suis un timide "surmonté".

Je viens de découvrir le livre très instructif du psychiatre autrichien Viktor Frankl. "Découvrir un sens à sa vie avec la logothérapie" 16 euros à la FNAC.

Je résume ce que j'ai compris en disant : je dois accepter de vivre avec ma souffrance ; ceci pour retrouver la paix.

http://beauvoir.centerblog.net/

A bientôt.

PLV



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