Culture et documents
Littérature
Mon journal

Fermer Mes origines

Fermer Ma vie

Fermer Mes descendants

Fermer Anecdotes de famille

Fermer Mon métier

Fermer Mon quotidien

Fermer Mes loisirs

Fermer Environnement

Fermer Mes régions : faune/flore

Santé

Fermer Cancer et prévention

Fermer Cancer et dépistage

Fermer Cancers et soins

Fermer Cancers et pbs spécifiques

Fermer Vivre avec un cancer

Fermer Cancer côlon/grêle

Fermer Cancer des ovaires

Fermer Cancer prostate

Fermer Cancer des jeunes

Fermer Autres cancers

Fermer Santé au quotidien

Fermer Santé des animaux

Société
Voyages
Cancer des ovaires - Cancer sournois

Je suis confrontée au cancer depuis des années... J'ai eu un cancer des ovaires filtrant à 42 ans (j'en ai 63)... Mireille

les ovaires sont deux glandes profondément situées de part et d’autre de l’utérus, dans la cavité pelvienne. Durant
toute la période de la vie génitale “active”, l’ovaire sécrète les hormones sexuelles et chaque mois, expulse dans la trompe un ovule qui, s’il est fécondé, deviendra un embryon.
Lovaire a donc deux fonctions : sécréter les hormones et “pondre“ l’ovule qui sera acheminé dans l’utérus par l’intermédiaire des trompes.
Les ovaires sont recouverts par des cellules épithéliales et qui mises les unes à côté des autres forment ce qu’on appelle un épithélium.
Cet épithélium est en continuité avec le péritoine. Le péritoine est un tissu qui recouvre les organes situés dans l’abdomen et les relie entre eux. Les ovaires sont situés dans le péritoine ; on dit qu’ils sont intra-péritonéaux (dans la cavité péritonéale) contrairement aux autres organes génitaux féminins (trompes, utérus, vagin) qui sont eux sous le péritoine.

De la puberté à la ménopause, les ovaires sécrètent des hormones sexuelles : les oestrogènes et la progestérone et produisent des ovules qui seront éventuellement fécondés par des spermatozoïdes.

Les tumeurs sont assez fréquentes sur les ovaires (environ 4 500 nouveaux cas par an et 3 500 décès).

Les cancers de l’ovaire

C’est un cancer qui se développe lentement et, de ce fait, il n’est encore trop souvent diagnostiqué qu’à un stade évolué. C’est le seul cancer gynécologique qui n’a pas d’examen de dépistage systématique. Mais des progrès thérapeutiques récents, notamment dans le cadre de la chimiothérapie, ont nettement amélioré le pronostic de ces cancers.

Les tumeurs de l’ovaire

Les tumeurs de l’ovaire sont des excroissances qui se développent le plus souvent à partir des cellules de surface de l’ovaire (cellules épithéliales) ; ces tumeurs peuvent être bénignes ou malignes. Parfois le diagnostic entre la bénignité et la malignité n’est pas facile à établir.

Les tumeurs de l’ovaire sont souvent des kystes.

Il existe deux sortes de kystes : les kystes fonctionnels et les kystes organiques.

Les kystes fonctionnels
Ils constituent la majorité des tumeurs de l’ovaire. Ils sont le résultat d’une maturation anormale d’un ou plusieurs ovules. Ils sont visibles la plupart du temps pendant la période d’activité génitale entre la puberté et la ménopause. Ils disparaissent en règle générale, spontanément, à la fin d’un ou deux cycles menstruels ou après un traitement oestroprogestatif. Cette disparition spontanée témoigne de la nature bénigne du kyste.

Les kystes organiques
Les kystes organiques se distinguent quant à eux par la nature plus ou moins solide de la tumeur, leur taille, la présence éventuelle de végétations (excroissances) intra-kystiques, ... Leur croissance n’est pas en rapport avec un dysfonctionnement hormonal. Ils ne disparaissent pas spontanément. Il est possible qu’ils soient de nature cancéreuse et des examens complémentaires devront confirmer le diagnostic.

Le cancer de l’ovaire

Le cancer de l’ovaire est une tumeur maligne qui atteint un ou les deux ovaires.
Lorsqu’on évoque les cancers de l’ovaire, on exclut les cancers métastatiques (appelés aussi cancers secondaires) qui se sont formés à partir de cellules cancéreuses qui proviennent d’un autre organe (poumon, foie,...) et qui ont migré vers les ovaires.

Les cellules cancéreuses d’une tumeur maligne ovarienne ont la particularité de se détacher facilement de la lésion mère. Vu la situation intra-péritonéale des ovaires, les cellules malignes se répandent spontanément dans la cavité abdominale et se greffent sur les différents organes digestifs qui la remplissent ainsi que sur le péritoine.

Ceci explique la découverte souvent évoluée de ces cancers.

Il existe de nombreuses formes de cancers de l’ovaire ; les plus fréquents sont des cancers épithéliaux.

Les tumeurs borderline

Il existe une forme particulière de tumeur ovarienne, nommée “ border- line » (frontière). Elle représente 10 à 15% des tumeurs ovariennes.

C’est une forme intermédiaire entre tumeur bénigne et cancer. Ces tumeurs surviennent à un âge plus précoce que le cancer de l’ovaire.

Elles sont beaucoup moins agressives que les précédentes et leur pronostic est bon.

Les facteurs de risque

Les facteurs impliqués dans l’origine de ces cancers sont, comme pour les cancers du sein, mal définis. On observe une augmentation du risque chez les femmes nullipares (infertilité) ; à l’opposé, une réduction nette du risque (40 %) chez les utilisatrices de contraceptifs oraux a été suggérée par des études maintenant anciennes, plus ou moins contredites par des études plus récentes.
Enfin, une susceptibilité familiale est retrouvée, en association avec d’autres cancers (sein, côlon) ; mais comme pour ces autres localisations, ces cas familiaux ne représentent qu’une très faible proportion (moins de 5 %) des cancers de l’ovaire.

Localisations des tumeurs

L’ovaire peut être le siège :
> soit de tumeurs bénignes, le plus souvent kystiques, c’est-à-dire à contenu liquidien,
> soit parfois de tumeurs malignes,
> soit enfin de tumeurs qui sont à la limite de la malignité : on parle alors de tumeurs frontières ou “border-line”, ce qui signifie qu’elles sont intermédiaires entre une tumeur bénigne et une tumeur maligne.

Schématiquement, un ovaire est constitué par divers types de tissus :
> une coque de revêtement,
> un stock d’ovules,
> un tissu conjonctif “d’emballage”,
> et parfois des résidus embryonnaires.

Chacun de ces tissus peut être à l’origine de diverses variétés de tumeurs, mais la grande majorité des cancers ovariens se développe à partir du revêtement :
* on les appelle adénocarcinomes (= cancer glandulaire)
* ou encore épithéliomas papillaires, en raison de leur tendance à former des franges, fragiles, friables, qui peuvent se séparer de la tumeur et se greffer dans la cavité péritonéale. C’est cette propriété qui explique la fréquence de foyers tumoraux sur le péritoine ou dans le petit bassin
.
Les signes d’alerte

Ils sont souvent discrets, trompeurs, d’une grande banalité, peu inquiétants et n’attirent donc pas l’attention. C’est pourquoi, bien souvent, le diagnostic ne se fait que tardivement. Il peut s’agir de douleurs pelviennes, sourdes ou aiguës, réveillées par un mouvement brusque, ou encore de troubles des règles, ou de saignement chez une femme déjà ménopausée. Chacun de ces troubles justifie toujours une consultation médicale. Mais parfois l’attention n’est attirée qu’au stade d’une tumeur déjà évoluée, par une augmentation de volume de l’abdomen, qui peut être due soit à la tumeur elle-même, soit à la présence de liquide dans le ventre, provoquée par une réaction du péritoine à la tumeur : c’est ce que l’on appelle de l’ascite. Parfois, le signe révélateur sera une pleurésie, c’est-à-dire un épanchement dans la plèvre (membrane entourant les poumons).
Dans d’autres cas, une tumeur, jusque là muette, sera découverte lors d’une intervention chirurgicale pratiquée en urgence à l’occasion d’une complication aiguë comme une torsion de l’ovaire ou une hémorragie intra péritonéale.
Enfin, il existe des formes plus rares de tumeurs développées à partir de l’ovule ou des résidus du bourgeon génital. Elles se manifestent par des troubles hormonaux variés : réapparition des règles chez une femme ménopausée ou syndrome de
masculinisation chez une femme non ménopausée.
Parfois même, chez une petite fille, un cancer de l’ovaire peut se développer sur des résidus embryonnaires, provoquant alors une puberté précoce.

Le diagnostic

Il est réalisé grâce à :

> l’examen gynécologique (toucher vaginal, toucher rectal) : il est indispensable et peut permettre de déceler un gros ovaire. Mais il ne sera pas toujours suffisant pour déceler une tumeur de petite taille, ou dans les cas où l’ovaire et la tumeur sont placés en situation haute dans l’abdomen.

> l’échographie pelvienne : c’est l’examen le plus sensible. Elle peut montrer un gros ovaire, manifestement tumoral, ou encore un kyste (formation liquidienne) qui attire l’attention car ses parois sont irrégulières, avec présence de végétations saillant à l’intérieur de la cavité kystique.

> la coelioscopie peut être un examen de diagnostic précieux dans les cas difficiles. Il s’agit d’une intervention pratiquée sous anesthésie générale, permettant une exploration visuelle directe de la totalité de la zone pelvienne et abdominale, grâce à l’introduction d’un tube porteur d’une optique lumineuse.

> le dosage dans le sang d’un marqueur tumoral, le CA 125 peut être un argument évocateur supplémentaire, s’il est augmenté. Le diagnostic ne sera confirmé que par l’examen de la tumeur. Les prélèvements nécessaires seront réalisés soit par coelioscopie, soit par laparotomie, c’est-à-dire ouverture chirurgicale de la paroi abdominale ce qui est la règle si le kyste apparaît suspect.

Les traitements

Ils font appel essentiellement à la combinaison de la chirurgie et de la chimiothérapie.

> Les indications de la radiothérapie sont très rares.
> La chirurgie est essentielle et doit être très large.

Le chirurgien fait un bilan précis de toute la cavité abdomino-pelvienne, et retire l’utérus et les ovaires, la partie du péritoine qui recouvre les viscères abdominaux (appelé épiploon), les ganglions lymphatiques qui s’échelonnent le long de l’aorte et, bien sûr, toutes les autres éventuelles

lésions tumorales

L’idéal est de pouvoir enlever toutes les lésions visibles à l’oeil nu. S’il existe un envahissement digestif, il est parfois nécessaire d’enlever la partie envahie par la tumeur.
Du fait de l’existence possible de foyers microscopiques, une chimiothérapie post-opératoire est généralement prescrite.
Mais parfois, il est impossible de retirer la totalité de la masse tumorale : le maximum de tumeur sera alors enlevé en fonction des possibilités techniques, réalisant une “réduction tumorale”, les foyers restants étant ensuite soumis à une chimiothérapie. Après 3 ou 6 cures de chimiothérapie, si le scanner montre une régression des lésions, on peut proposer une nouvelle opération afin d’enlever les lésions résiduelles.

> La chimiothérapie a largement progressé ces dernières années, grâce à l’arrivée de nouveaux médicaments très actifs et à de nouvelles modalités d’administration de ces produits : outre la chimiothérapie par voie générale, la plus importante, la chimiothérapie par voie intrapéritonéale permet, dans certains cas, d’agir plus directement sur les foyers tumoraux intrapelviens.
Les médicaments qui ont fait leurs preuves dans le cancer de l’ovaire sont multiples. Aujourd’hui, le traitement initial de référence est l’association d’un sel de platine (notamment le carboplatine), avec une classe médicamenteuse appelée taxane (docétaxel, paclitaxel). Ce traitement initial, réalisé après la chirurgie, est indiqué dans la majorité
des cas. Seuls quelques cancers très localisés ou les tumeurs “border-line” ne nécessitent pas de chimiothérapie après la chirurgie.
En cas de récidive, les modalités varient suivant les traitements antérieurs (choix des médicaments, doses, durée, etc.).

LE TRAITEMENT DES TUMEURS “BORDER-LINE”

Ces tumeurs surviennent souvent chez des femmes plus jeunes. Elles ont un excellent pronostic. Leur traitement se limite à un geste chirurgical, qui sera généralement moins étendu que dans les autres formes, et permettra en particulier, à une jeune femme qui le souhaite, d’envisager une grossesse ultérieure.

La surveillance après traitement

Elle doit être régulière et prolongée. Elle s’appuiera sur l’examen clinique, complété par divers examens (échographie, scanners abdomino-pelviens, dosage des marqueurs biologiques, essentiellement le CA 125).

La prévention et la détection précoce

A l’heure actuelle, on peut recommander à toute femme d’effectuer un suivi gynécologique régulier. Les femmes qui ont, dans leur famille proche, des antécédents de cancer de l’ovaire, doivent être particulièrement vigilantes.
Sur le plan statistique, on a pu montrer que la contraception orale (par estro-progestatifs)
réduit le risque de cancer de l’ovaire.

CONCLUSIONS

Le cancer de l’ovaire réalise une parfaite illustration d’un domaine où la collaboration entre le chirurgien, le chimiothérapeute, l’anatomopathologiste et le radiologue, est indispensable et nécessite une étroite coordination avant et au cours du traitement, ainsi que l’exige la cancérologie moderne.


Le cancer des ovaires est un cancer sournois, qui touche un organe profond, et situé au centre du petit bassin . C'est la raison pour laquelle on observe fréquemment des rechutes, même après un traitement très actif. L'essaimage de cellules sur le péritoine est le type de récidives les plus fréquentes.La chute des marqueurs est un signe de bon augure, et témoignant d'une bonne efficacité du traitement. Il faut beaucoup de patience..


de Mireille

J'ai eu un cancer des ovaires à 42 ans, un cancer filtrant, un carcinome. J'ai été traitée avec platine andoxan cortisone etc...
J'ai aujourd'hui 61 ans. mais j'ai été jeune!! lol et je me sens parfois encore jeune. j'ai toujours du plaisir sexuel, même si ce n'est plus comme avant.
Les causes de mon cancer ? Après des années, je crois les connaître. J'ai lors de mon premier arrêt des règles consulté un médecin qui m'a annoncé une grossesse. A mon avis je n'étais pas enceinte. Le retard était dû au changement de vie : mariage, départ pour le Maroc, premier emploi...A cause de ce curetage, j'ai subi des analyses d'hormones et à cause d'une vessie petite etc... on a détecté un manque d'hormones. J'ai pris des traitements lourds pour mes grossesses suivantes qui étaient en fait inutiles...


Merci pour votre message positif. J'ai 47 ans et je me bas contre un cancer de l'ovaire depuis un an et demi. Je dois avouer que j'ai commencé à penser que ce sera bientôt la fin car j'ai fait 2 chimios qui n'ont pas marché et je commence bientôt une 3ème de rattrapage à l'hycantin. J'ai cru comprendre que ce serait un traitement fort après quoi il ne restera plus grand chose à faire. Et puis dans la littérature, dans internet, on parle de survie en semaines. Je n'ose parler de ma hantise à personne car je trouve que cela fera beaucoup de mal à tous ceux qui m'aiment. J'ai lu qu'on ne guérissait pas d'un cancer de l'ovaire. Si vous avez survécu, et je suis très heureuse pour vous, c'est qu'il y a de l'espoir! Combien de chimios avez-vous faites? Je ne fais pas trop confiance au scanner abdomino-pelvien car dans mon cas il est sans anomalie alors que le CA125 semble montrer... Il y a évolution des tumeurs. Merci de nous parler de votre expérience!

De: Mireille

Je veux bien te faire part de mon expérience. J'ai 61 ans et j'ai eu un cancer des ovaires, un carcinome stade 3 filtrant.
J'ai eu à l'époque 6 séances de chimio avec cysplatine et andoxant et??? + cortisone. Je ne crois pas connaître les deux traitements que tu as eus. Mais tu sais comme moi, que tout dépend de la cellule, du protocole qui te concerne et de l'époque, c'était en 1988 pour moi. J'ai eu ensuite une nouvelle opération de contrôle et un mois de rayons.
C'est faux qu'on ne guérit pas d'un cancer des ovaires puisque j'ai guéri. C'était pourtant un carcinome filtrant, donc déjà assez avancé. On m'avait dit aussi que c'était difficile d'en guérir car, difficile à détecter surtout. Mais aborder son cancer avec espoir est déjà un moyen important qui contribue à la guérison.
Mireille
Ne désespère jamais.


Avais-tu de l'ascite ?
Il est sûr que les traitements ont totalement changé depuis ta guérison .
Je te remercie de nous dire qu'on peut guérir d'un cancer des ovaires stade 3 .
Moi, on m'a dit que je ne guérirai pas : cancer des ovaires stade3c-4.Le chirurgien me voyait guérie après ma première chimio, mais l'oncologue m'avait dit: " vous êtes en pause." L'opération s'était très bien déroulée avec un chirurgien exceptionnel, je pense tous les jours à lui : une bonne opération multiplie les chances de guérison par 6. Puisse-t-il travailler encore très longtemps cet homme au grand coeur et très professionnel.

De: Mireille

Non je ne faisais pas d'ascite. Bon courage
Ne désespère jamais.

De: t

Si, il y a des tas de protocoles pour le cancer des ovaires. Les protocoles sont préétablis en France. Il suffit de trouver le protocole qui marche. Là j'en suis à mon cinquième : taxotère qui marche, en principe c'est un protocole pour le cancer du sein. Le premier protocole : taxol +carboplatine a super bien marché mais des cellules sont devenues résistantes d'où remontée des marqueurs et proliférations des nodules assez rapidement alors que le petscann était ok
Amicalement

moi aussi (cancer de l'ovaire) j'ai fait une résistance au cysplatine, taxotère et taxol. J'ai eu une grande opération (de nettoyage) au début par un excellent chirurgien oncologue qui me suit. J'en suis à mon 3ème protocole. J'ai eu une seconde opération avant le 2ème protocole qui confirmait la résistance puisqu'il y avait beaucoup de cellules qui redémarraient leur activité. Et à la 4ème séance du 2ème protocole je savais déjà que je ne répondais pas au taxol. Mon médecin est très silencieux. Bref, il existe tous les scénari possibles: résistance au traitement, problème avec le traitement (j'ai eu une hypertension induite par les corticoïdes), récidive, cancer réfractaire ... Dans mon cas le 3ème protocole serait une chimio de rattrapage! il y a aussi chimio de 2ème ligne. Parfois j'ai l'impression que tout se fait par tâtonnements. Mais je suis sûre que le moral y est pour beaucoup. Quoiqu'il arrive, utilisons toute notre énergie pour garder le moral!

J'en suis à mon 3ème protocole. J'ai un cancer de l'ovaire stade IIIc. Pour les 2 premiers (taxotère puis taxol) j'avais 1 jour par cure. Avec le 3ème à l'hycamtin, je ferai 5 jours par cure, avec 30 minutes de perfusion et peut être une heure pour une petite hydration. Avec taxotère et taxol je restais 7 heures en perfusion avec l'hydration avant et après (il y avait aussi cysplatil.


JE CROIS QUE J'ai un protocole du même type que le premier : taxotère provient des aiguilles de l'if et le taxol d'une autre partie de l'if. Parallèlement j'ai des injections de gui. Ce dernier protocole marche très bien : mon homéopathe me dit que c'est grâce à l'action des deux produits : taxotère et gui. Evidemment, je passe sur les effets secondaires...il faut souffrir" pour être belle" ...lol et il faut aussi souffrir pour guérir... si guérison !!! Mon oncologue m'avait dit que je ne guérirai pas ...évidemment je lui ai posé la question plusieurs fois. Maintenant je ne demande plus.
Mon homéopathe me voit en rémission...je n'aime pas ce mot...mais bon c'est mieux que malade sous chimio.Quand peut-on parler de guérison ? Je vois des femmes avec des récidives du cancer du sein, 12 et 13 ans après leur cancer initial .
Moi je souffre de fatigue et de douleurs dans les muscles, dans la gorge...hier j'étais très désagréable avec mon généraliste parce que je voulais des antibios pour la gorge...il ne voyait pas de symptômes mais moi j'étais en souffrance. Finalement, j'ai eu mes antibios et ça va mieux après 12 jours de souffrance.


Mireille : Je me demande ce qu'un homéopathe peut bien faire pour un cancer !!!! A moins que ce ne soit pour un effet placebo...!!!



La chimio a bien fonctionné et je me croyais guérie après le petscann. Bé non...!!!

J'ai fait aussi une sub occlusion intestinale. Peut être que des nodules commencent déjà à se développer sur mes intestins ou mon colon? Tout reste aléatoire en fin de compte!
J'ai eu 3 protocoles de deuxième ligne : caélyx =échec; hycantin = échec; folfox6= échec.
Now j'ai du taxotère, les marqueurs baissent.

J'en suis à mon cinquième protocole , le premier super , les marqueurs ont chuté et étaient en-dessous de la norme dès la 4ème chimio, naïvement je me croyais guérie, mais des cellules cancéreuses sont devenues résistantes à ma chimio; le petscan ne détecte pas les cellules isolées.

Ce dernier mois j'ai fait deux subocclusions intestinales qui j'espère ne révèlent pas un début de métastases ! J'ai des balonnements qui me donnent des douleurs très fortes des fois. Du coup je mange de moins en moins, surtout du pain grillé. Ce n'est pas cela qui va aider le nombre de globules rouges à se maintenir à un bon niveau. J'ai 2 semaines de repos avant ma 2ème cure. Je sais que je dois bien manger mais mes intestins me font très mal. Je suis un peu perdue ! J'ai peur que mes intestins soient aussi touchés.

Date de création : 06/12/2004 - 04:00
Dernière modification : 02/04/2009 - 17:24
Catégorie : Cancer des ovaires
Page lue 3019 fois


Prévisualiser Prévisualiser     Imprimer l'article Imprimer l'article


react.gifRéactions à cet article


Réaction n°6 

par loumicol le 12/11/2008 - 16:05

bonjour,

je suis tout à fait d'accord avec le message de Martine.

Ma mère a passé une écho de contrôle début 2007 (sa soeur est morte d'un cancer des ovaires) et il a été détecté un kyste... à surveiller de 2.5 cm !

Rien de plus n'a été fait. sa gyné est partie à la retraite... et début 2008 lors de l'écho de contrôle le kyste n'était plus un kyste mais un cancer de 10 cm de diamètre !

Alors oui beaucoup de gyné pensent encore que les kystes sont bénins. En plus cela aurait été tellement facile d'enlever ce truc ou au mieux de l'analyser. Je pense qu'il y a une grosse erreur médicale mais la pseudo gyné s'en fout elle est à la retraite maintenant. Et ma mère se bat contre un cancer stade4. Elle est pas belle la vie. Alors insistez tant que vous le pouvez pour faire analyser ou enlever vos kystes. En tout cas n'attendez pas un an comme ils le disent.


Réaction n°5 

par Martine le 09/10/2008 - 13:54

Je vous remercie de m'avoir répondu. Mais pour que toutes puissent profiter des expériences même malheureuses des autres, j'ai envie de dire: attention aux kystes des ovaires apparemment bénins, laissés sans contrôles rapprochés et surtout en post ménopause ! Un jour ou l'autre ils peuvent exploser en un cancer avancé. D'où le reproche fait à certains gynécologues qui manquent de rigueur, laissent traîner sans surveillance pendant un an un kyste ovarien, comme s'ils avaient oublié qu'un Cancer des Ovaires était un cancer sournois. C' est mon cas.

Réaction n°4 

par martine le 07/10/2008 - 18:01

Je vois que vous ne publiez pas mon message écrit il y a 2 heures environ. Je pense que vous ne voulez pas montrer la vérité aux internautes, mais seulement l'image des événements qui vous convient le mieux. Dommage !

Excusez-moi, mais je n'avais pas l'intention de cacher votre message. J'ai aussi une vie et je ne passe pas mon temps devant l'ordinateur.
Je n'ai pas peur de la vérité, mais votre message est "votre" vérité et non une preuve. Votre vérité a le droit d'être connue.
Je comprends votre désarroi et votre colère... ne soyez pas agressive, même si c'est l'expression de votre angoisse. J'ai moi-même publié des remarques sur le monde médical, cependant il faut reconnaître que la vie des médecins cancérologues n'est pas facile et que souvent ils font de leur mieux.
Pourquoi voulez-vous que je choisisse ? Quel intérêt aurais-je ? Je suis d'une famille de malades, tout simplement.
J'ajouterais que le cancer des ovaires est un cancer sournois, difficile à détecter et mon médecin de famille lui aussi s'est trompé dans mon cas. J'ai perdu du temps comme vous... mais j'ai fini par guérir.
Mireille

Réaction n°3 

par Martine le 07/10/2008 - 14:37

Mireille, tu as eu la chance de t'en tirer, ce qui est malheuresement rare. Moi, un an après l'opération et des séances de taxol et de carboplatine, j'ai une nouvelle opération en vue, à cause d'une boule pleine d'eau (ascite?) derrière l'intestin sigmoïde?Je risque une intervention sur l'intestin et peut-être l'application d'une poche. Je ne fais que maudire les médecins qui n'ont pas su voir pendant plus d'un an la véritable nature de ma tumeur ovarienne.
Bien sûr j'e les ai attaqués à la Commission sensée régler ce genre de problèmes, mais en vain. J'ai eu l'impression de vivre une farce dont j'étais le dindon ! Je risque ma vie et eux vivent, en paix, la leur, dans le respect et la considération de tous. Quant à leurs pairs s'ils m'expriment personnellement leur trouble ils ne prennent jamais clairement partie contre eux parce que la même chose pourrait leur arriver un jour ou l'autre.

Réaction n°2 

par simcole le 25/04/2008 - 05:03

bonjour.


Aujourd'hui je viens d'apprendre que ma mère va peut être avoir le cancer ovulaire elle est âgée de 41 ans . Elle a été faire un test car elle a des points noirs sur son ovule.

je me demandais si elle a le cancer, elle a-t- beaucoup de chance de mourir??


Simon
15 ans


Bonjour Simon,
Je comprends ton désarroi et je suis avec toi de tout coeur. D'abord tu ne sais pas encore si c'est un cancer. Il faut attendre les résultats d'examens ou d'opération...J'ai eu moi-même un cancer des ovaires à 42 ans, mais il y a 20 ans. Tu vois, je vis encore. Je pourrais être ta grand mère. Mon fils avait 8 ans et c'est pour cela que je te comprends. Un cancer est toujours une maladie grave, mais il se guérit de plus en plus. Des points noirs? ça me paraît encore petit... et plus c'est petit, plus c'est facile à guérir. Chez moi, c'était un iceberg ! Elle va avoir besoin de toi, de ton affection, mais il ne faut pas que tu te sentes responsable. Je t'embrasse et bon courage. Mireille

DébutPrécédent [ 1 2 ] SuivantFin

Les articles les plus lus
Nouvelles des Amis
^ Haut ^