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| Cancer des ovaires - Cancer sournois
Je suis confrontée au cancer depuis des années... J'ai eu un cancer des ovaires filtrant à 42 ans (j'en ai 63)... Mireille toute la période de la vie génitale “active”, l’ovaire sécrète les hormones sexuelles et chaque mois, expulse dans la trompe un ovule qui, s’il est fécondé, deviendra un embryon. L’ovaire a donc deux fonctions : sécréter les hormones et “pondre“ l’ovule qui sera acheminé dans l’utérus par l’intermédiaire des trompes. Les ovaires sont recouverts par des cellules épithéliales et qui mises les unes à côté des autres forment ce qu’on appelle un épithélium. Cet épithélium est en continuité avec le péritoine. Le péritoine est un tissu qui recouvre les organes situés dans l’abdomen et les relie entre eux. Les ovaires sont situés dans le péritoine ; on dit qu’ils sont intra-péritonéaux (dans la cavité péritonéale) contrairement aux autres organes génitaux féminins (trompes, utérus, vagin) qui sont eux sous le péritoine. De la puberté à la ménopause, les ovaires sécrètent des hormones sexuelles : les oestrogènes et la progestérone et produisent des ovules qui seront éventuellement fécondés par des spermatozoïdes. Les tumeurs sont assez fréquentes sur les ovaires (environ 4 500 nouveaux cas par an et 3 500 décès). Les cancers de l’ovaire C’est un cancer qui se développe lentement et, de ce fait, il n’est encore trop souvent diagnostiqué qu’à un stade évolué. C’est le seul cancer gynécologique qui n’a pas d’examen de dépistage systématique. Mais des progrès thérapeutiques récents, notamment dans le cadre de la chimiothérapie, ont nettement amélioré le pronostic de ces cancers. J'ai fait aussi une sub occlusion intestinale. Peut être que des nodules commencent déjà à se développer sur mes intestins ou mon colon? Tout reste aléatoire en fin de compte!Les tumeurs de l’ovaire Les tumeurs de l’ovaire sont des excroissances qui se développent le plus souvent à partir des cellules de surface de l’ovaire (cellules épithéliales) ; ces tumeurs peuvent être bénignes ou malignes. Parfois le diagnostic entre la bénignité et la malignité n’est pas facile à établir. Les tumeurs de l’ovaire sont souvent des kystes. Il existe deux sortes de kystes : les kystes fonctionnels et les kystes organiques. Les kystes fonctionnels Ils constituent la majorité des tumeurs de l’ovaire. Ils sont le résultat d’une maturation anormale d’un ou plusieurs ovules. Ils sont visibles la plupart du temps pendant la période d’activité génitale entre la puberté et la ménopause. Ils disparaissent en règle générale, spontanément, à la fin d’un ou deux cycles menstruels ou après un traitement oestroprogestatif. Cette disparition spontanée témoigne de la nature bénigne du kyste. Les kystes organiques Les kystes organiques se distinguent quant à eux par la nature plus ou moins solide de la tumeur, leur taille, la présence éventuelle de végétations (excroissances) intra-kystiques, ... Leur croissance n’est pas en rapport avec un dysfonctionnement hormonal. Ils ne disparaissent pas spontanément. Il est possible qu’ils soient de nature cancéreuse et des examens complémentaires devront confirmer le diagnostic. Le cancer de l’ovaire Le cancer de l’ovaire est une tumeur maligne qui atteint un ou les deux ovaires. Lorsqu’on évoque les cancers de l’ovaire, on exclut les cancers métastatiques (appelés aussi cancers secondaires) qui se sont formés à partir de cellules cancéreuses qui proviennent d’un autre organe (poumon, foie,...) et qui ont migré vers les ovaires. Les cellules cancéreuses d’une tumeur maligne ovarienne ont la particularité de se détacher facilement de la lésion mère. Vu la situation intra-péritonéale des ovaires, les cellules malignes se répandent spontanément dans la cavité abdominale et se greffent sur les différents organes digestifs qui la remplissent ainsi que sur le péritoine. Ceci explique la découverte souvent évoluée de ces cancers. Il existe de nombreuses formes de cancers de l’ovaire ; les plus fréquents sont des cancers épithéliaux. Les tumeurs borderline Il existe une forme particulière de tumeur ovarienne, nommée “ border- line » (frontière). Elle représente 10 à 15% des tumeurs ovariennes. C’est une forme intermédiaire entre tumeur bénigne et cancer. Ces tumeurs surviennent à un âge plus précoce que le cancer de l’ovaire. Elles sont beaucoup moins agressives que les précédentes et leur pronostic est bon. Les facteurs de risque Les facteurs impliqués dans l’origine de ces cancers sont, comme pour les cancers du sein, mal définis. On observe une augmentation du risque chez les femmes nullipares (infertilité) ; à l’opposé, une réduction nette du risque (40 %) chez les utilisatrices de contraceptifs oraux a été suggérée par des études maintenant anciennes, plus ou moins contredites par des études plus récentes. Enfin, une susceptibilité familiale est retrouvée, en association avec d’autres cancers (sein, côlon) ; mais comme pour ces autres localisations, ces cas familiaux ne représentent qu’une très faible proportion (moins de 5 %) des cancers de l’ovaire. Localisations des tumeurs L’ovaire peut être le siège : > soit de tumeurs bénignes, le plus souvent kystiques, c’est-à-dire à contenu liquidien, > soit parfois de tumeurs malignes, > soit enfin de tumeurs qui sont à la limite de la malignité : on parle alors de tumeurs frontières ou “border-line”, ce qui signifie qu’elles sont intermédiaires entre une tumeur bénigne et une tumeur maligne. Schématiquement, un ovaire est constitué par divers types de tissus : > une coque de revêtement, > un stock d’ovules, > un tissu conjonctif “d’emballage”, > et parfois des résidus embryonnaires. Chacun de ces tissus peut être à l’origine de diverses variétés de tumeurs, mais la grande majorité des cancers ovariens se développe à partir du revêtement : * on les appelle adénocarcinomes (= cancer glandulaire) * ou encore épithéliomas papillaires, en raison de leur tendance à former des franges, fragiles, friables, qui peuvent se séparer de la tumeur et se greffer dans la cavité péritonéale. C’est cette propriété qui explique la fréquence de foyers tumoraux sur le péritoine ou dans le petit bassin . Les signes d’alerte Ils sont souvent discrets, trompeurs, d’une grande banalité, peu inquiétants et n’attirent donc pas l’attention. C’est pourquoi, bien souvent, le diagnostic ne se fait que tardivement. Il peut s’agir de douleurs pelviennes, sourdes ou aiguës, réveillées par un mouvement brusque, ou encore de troubles des règles, ou de saignement chez une femme déjà ménopausée. Chacun de ces troubles justifie toujours une consultation médicale. Mais parfois l’attention n’est attirée qu’au stade d’une tumeur déjà évoluée, par une augmentation de volume de l’abdomen, qui peut être due soit à la tumeur elle-même, soit à la présence de liquide dans le ventre, provoquée par une réaction du péritoine à la tumeur : c’est ce que l’on appelle de l’ascite. Parfois, le signe révélateur sera une pleurésie, c’est-à-dire un épanchement dans la plèvre (membrane entourant les poumons). Dans d’autres cas, une tumeur, jusque là muette, sera découverte lors d’une intervention chirurgicale pratiquée en urgence à l’occasion d’une complication aiguë comme une torsion de l’ovaire ou une hémorragie intra péritonéale. Enfin, il existe des formes plus rares de tumeurs développées à partir de l’ovule ou des résidus du bourgeon génital. Elles se manifestent par des troubles hormonaux variés : réapparition des règles chez une femme ménopausée ou syndrome de masculinisation chez une femme non ménopausée. Parfois même, chez une petite fille, un cancer de l’ovaire peut se développer sur des résidus embryonnaires, provoquant alors une puberté précoce. Le diagnostic Il est réalisé grâce à : > l’examen gynécologique (toucher vaginal, toucher rectal) : il est indispensable et peut permettre de déceler un gros ovaire. Mais il ne sera pas toujours suffisant pour déceler une tumeur de petite taille, ou dans les cas où l’ovaire et la tumeur sont placés en situation haute dans l’abdomen. > l’échographie pelvienne : c’est l’examen le plus sensible. Elle peut montrer un gros ovaire, manifestement tumoral, ou encore un kyste (formation liquidienne) qui attire l’attention car ses parois sont irrégulières, avec présence de végétations saillant à l’intérieur de la cavité kystique. > la coelioscopie peut être un examen de diagnostic précieux dans les cas difficiles. Il s’agit d’une intervention pratiquée sous anesthésie générale, permettant une exploration visuelle directe de la totalité de la zone pelvienne et abdominale, grâce à l’introduction d’un tube porteur d’une optique lumineuse. > le dosage dans le sang d’un marqueur tumoral, le CA 125 peut être un argument évocateur supplémentaire, s’il est augmenté. Le diagnostic ne sera confirmé que par l’examen de la tumeur. Les prélèvements nécessaires seront réalisés soit par coelioscopie, soit par laparotomie, c’est-à-dire ouverture chirurgicale de la paroi abdominale ce qui est la règle si le kyste apparaît suspect. Les traitements Ils font appel essentiellement à la combinaison de la chirurgie et de la chimiothérapie. > Les indications de la radiothérapie sont très rares. > La chirurgie est essentielle et doit être très large. Le chirurgien fait un bilan précis de toute la cavité abdomino-pelvienne, et retire l’utérus et les ovaires, la partie du péritoine qui recouvre les viscères abdominaux (appelé épiploon), les ganglions lymphatiques qui s’échelonnent le long de l’aorte et, bien sûr, toutes les autres éventuelles lésions tumorales L’idéal est de pouvoir enlever toutes les lésions visibles à l’oeil nu. S’il existe un envahissement digestif, il est parfois nécessaire d’enlever la partie envahie par la tumeur. Du fait de l’existence possible de foyers microscopiques, une chimiothérapie post-opératoire est généralement prescrite. Mais parfois, il est impossible de retirer la totalité de la masse tumorale : le maximum de tumeur sera alors enlevé en fonction des possibilités techniques, réalisant une “réduction tumorale”, les foyers restants étant ensuite soumis à une chimiothérapie. Après 3 ou 6 cures de chimiothérapie, si le scanner montre une régression des lésions, on peut proposer une nouvelle opération afin d’enlever les lésions résiduelles. > La chimiothérapie a largement progressé ces dernières années, grâce à l’arrivée de nouveaux médicaments très actifs et à de nouvelles modalités d’administration de ces produits : outre la chimiothérapie par voie générale, la plus importante, la chimiothérapie par voie intrapéritonéale permet, dans certains cas, d’agir plus directement sur les foyers tumoraux intrapelviens. Les médicaments qui ont fait leurs preuves dans le cancer de l’ovaire sont multiples. Aujourd’hui, le traitement initial de référence est l’association d’un sel de platine (notamment le carboplatine), avec une classe médicamenteuse appelée taxane (docétaxel, paclitaxel). Ce traitement initial, réalisé après la chirurgie, est indiqué dans la majorité des cas. Seuls quelques cancers très localisés ou les tumeurs “border-line” ne nécessitent pas de chimiothérapie après la chirurgie. En cas de récidive, les modalités varient suivant les traitements antérieurs (choix des médicaments, doses, durée, etc.). LE TRAITEMENT DES TUMEURS “BORDER-LINE” Ces tumeurs surviennent souvent chez des femmes plus jeunes. Elles ont un excellent pronostic. Leur traitement se limite à un geste chirurgical, qui sera généralement moins étendu que dans les autres formes, et permettra en particulier, à une jeune femme qui le souhaite, d’envisager une grossesse ultérieure. La surveillance après traitement Elle doit être régulière et prolongée. Elle s’appuiera sur l’examen clinique, complété par divers examens (échographie, scanners abdomino-pelviens, dosage des marqueurs biologiques, essentiellement le CA 125). La prévention et la détection précoce A l’heure actuelle, on peut recommander à toute femme d’effectuer un suivi gynécologique régulier. Les femmes qui ont, dans leur famille proche, des antécédents de cancer de l’ovaire, doivent être particulièrement vigilantes. Sur le plan statistique, on a pu montrer que la contraception orale (par estro-progestatifs) réduit le risque de cancer de l’ovaire. CONCLUSIONS Le cancer de l’ovaire réalise une parfaite illustration d’un domaine où la collaboration entre le chirurgien, le chimiothérapeute, l’anatomopathologiste et le radiologue, est indispensable et nécessite une étroite coordination avant et au cours du traitement, ainsi que l’exige la cancérologie moderne. Le cancer des ovaires est un cancer sournois, qui touche un organe profond, et situé au centre du petit bassin . C'est la raison pour laquelle on observe fréquemment des rechutes, même après un traitement très actif. L'essaimage de cellules sur le péritoine est le type de récidives les plus fréquentes.La chute des marqueurs est un signe de bon augure, et témoignant d'une bonne efficacité du traitement. Il faut beaucoup de patience..
De: Mireille moi aussi (cancer de l'ovaire) j'ai fait une résistance au cysplatine, taxotère et taxol. J'ai eu une grande opération (de nettoyage) au début par un excellent chirurgien oncologue qui me suit. J'en suis à mon 3ème protocole. J'ai eu une seconde opération avant le 2ème protocole qui confirmait la résistance puisqu'il y avait beaucoup de cellules qui redémarraient leur activité. Et à la 4ème séance du 2ème protocole je savais déjà que je ne répondais pas au taxol. Mon médecin est très silencieux. Bref, il existe tous les scénari possibles: résistance au traitement, problème avec le traitement (j'ai eu une hypertension induite par les corticoïdes), récidive, cancer réfractaire ... Dans mon cas le 3ème protocole serait une chimio de rattrapage! il y a aussi chimio de 2ème ligne. Parfois j'ai l'impression que tout se fait par tâtonnements. Mais je suis sûre que le moral y est pour beaucoup. Quoiqu'il arrive, utilisons toute notre énergie pour garder le moral!
J'en suis à mon 3ème protocole. J'ai un cancer de l'ovaire stade IIIc. Pour les 2 premiers (taxotère puis taxol) j'avais 1 jour par cure. Avec le 3ème à l'hycamtin, je ferai 5 jours par cure, avec 30 minutes de perfusion et peut être une heure pour une petite hydration. Avec taxotère et taxol je restais 7 heures en perfusion avec l'hydration avant et après (il y avait aussi cysplatil. J'ai eu 3 protocoles de deuxième ligne : caélyx =échec; hycantin = échec; folfox6= échec. Now j'ai du taxotère, les marqueurs baissent. J'en suis à mon cinquième protocole , le premier super , les marqueurs ont chuté et étaient en-dessous de la norme dès la 4ème chimio, naïvement je me croyais guérie, mais des cellules cancéreuses sont devenues résistantes à ma chimio; le petscan ne détecte pas les cellules isolées. Ce dernier mois j'ai fait deux subocclusions intestinales qui j'espère ne révèlent pas un début de métastases ! J'ai des balonnements qui me donnent des douleurs très fortes des fois. Du coup je mange de moins en moins, surtout du pain grillé. Ce n'est pas cela qui va aider le nombre de globules rouges à se maintenir à un bon niveau. J'ai 2 semaines de repos avant ma 2ème cure. Je sais que je dois bien manger mais mes intestins me font très mal. Je suis un peu perdue ! J'ai peur que mes intestins soient aussi touchés. Date de création : 06/12/2004 - 04:00
| Phrase du mois Nous devons préserver notre fragilité parce qu’elle nous rapproche les uns des autres, alors que la force nous éloigne. J.C. Carrière Visites
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