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Films appréciés ou critiqués


J'aime les films d'action, les films policiers ou avec de l'humour, j'ai adoré les films d'Hitchcock à une certaine époque et c'était un plaisir partagé en famille. Je les ai aimés pour l'angoisse qu'ils faisaient naître en nous, le suspens, l'humour avec lequel l'auteur traitait ses sujets. Je n'oublierai pas de sitôt " La mort aux trousses ", " Fenêtre sur cour "...
J’apprécie donc les films qui concilient mouvement, action, psychologie et réflexion, mais j’aime surtout les films choisis par mes enfants car c’est un moment fort de connivence. Et puis nous avons assez souvent des goûts communs ou alors ils savent me faire aimer ce qu'ils aiment.

Il y a des films que je n'hésite pas à voir et revoir...soit parce qu'ils correspondent à des thèmes que j'ai aimés très jeune, soit parce que j'apprécie toujours ces thèmes, soit parce que je reste sensible à l'humour du film...

Les trois mousquetaires ( tout dépend de la version )
Le comte de Monte Cristo
Romuald et Juliette avec D. Auteuil
Mme Doubtfire avec R. William

Il faut voir aussi, à mon avis, de très vieux films, mais qui ont marqué les esprits :
Sissi, Le vieux fusil avec R Schneider: Très triste, déchirant
Les dieux sont tombés sur la tête : Le contraste y est frappant entre les américains qui font monter leur voiture sur le trottoir pour mieux accéder à la boîte à lettres et poster ainsi, sans descendre de voiture, et les bushmen qui découvrent leur première bouteille de coca tombée du ciel, et envoyée par un avion qui survolait leur territoire. Pourquoi les dieux ont-ils lancé cet objet ?

Par contre, hier mon fils et ma belle fille ont voulu me faire voir le film : " le parfum ". Il a beau avoir été primé, je ne l'ai pas aimé, j'étais crispée. Il est vrai que ma seconde fille arrivait pour le repas et je n'ai pas vu la fin. Mon fils m'a précisé qu'il me montrerait cette fin, que c'était le plus beau. Mais j'avoue que je n'y tiens pas. Ma belle fille a des attraits pour le tragique, alors que pour moi les films restent une évasion, un loisir.

J'ai revu avec plaisir certains " peplum ". Il y avait en plus de la grandeur dans ces films même s'il y a du tragique : gladiator, les dix commandements, Ben Hur...

- Ce soir nous allons au cinéma voir " entre les murs "

Astérix et Obélix

Astérix et Obélix devront remporter les Jeux Olympiques, permettre au jeune Gaulois Alafolix d'épouser la Princesse Irina et lutter contre le terrible Brutus, prêt à tous les stratagèmes, gagner les Jeux Olympiques et se débarrasser de son père : Jules César.
Ils sont fous ces Romains ! Non content d'être le deuxième projet le plus cher de l'histoire du cinéma français avec un budget de 78 millions d'euros, Astérix aux Jeux Olympiques pourrait être détenteur du casting le plus hétéroclite et le plus déjanté qu'il soit permis d'imaginer : Gérard Depardieu, Alain Delon, Jean-Claude Van Damme, Dany Boon, Franck Dubosc, Zinedine Zidane. Des rumeurs font également état de la participation de Claudia Cardinale... mais ces informations sont à prendre au conditionnel.

Malheureusement, ce film qui devrait faire sourire voit trop grand. Il y a trop d'anachronismes, trop d'accumulations de clichés.

Forest Gump

Forrest Gump est à l'origine une comédie dramatique américaine (1994) 6 fois récompensée par des oscars, sur la vie des années 1950 aux années 1980 dans ce pays. Puis un film...

Une plume s'envole et atterrit aux pieds de Forrest Gump, un naïf sans problèmes apparents, assis sur un banc, attendant le bus. Il va raconter la fabuleuse histoire qu'est sa vie aux passants qui viendront s'assoir sur le banc.

Comment un homme assit sur un banc qui raconte sa vie peut-il passionner tant de personnes?

* c'est peut-être parce que c'est Tom Hanks qui le joue,

* ou alors parce que le gars en question c'est FORREST GUMP et que sa vie est tout simplement extraordinaire; pourtant c'est un américain mentalement retardé de l'Alabama... mais il a vécu des moments fascinants. La vie de Forrest Gump sera à l'image de la plume, que l'on aperçoit au début et à la fin du film et qui se laisse porter par le vent tout comme Forrest Gump se laisse porter par ses aventures incroyables dans l'Amérique de la seconde moitié du XXe siècle.

A travers trois décennies agitées, Forrest vit une série d'aventures le propulsant de l'état de handicapé physique ( problèmes de dos ) à celui de sportif, de star du football, (Forrest Gump sera champion de football américain et champion de ping pong, marathonien exceptionnel,); puis, de héros du Vietnam au roi de la crevette, (capitaine du bateau crevettier), il passera aux honneurs de la Maison Blanche, deviendra même milliardaire, ( homme d'affaires multimillionnaire ) et aura le bonheur d'une grande histoire d'amour.
Tout commence un jour où se faisant poursuivre par des enfants terribles, il arriva à courir plus vite que n'importe qui... Il se marie donc ensuite avec la femme de ses rêves, qu'il connaît depuis toujours : Jenny.
Jenny annonce à Forrest qu'elle est atteinte d'un "virus inconnu que les médecins ne peuvent pas guérir". À ce moment du film les protagonistes sont en 1982, ce qui peut laisser à penser que Jenny est malade du sida. Il aura un enfant avec elle mais cette dernière décédera peu de temps après leur mariage, ce qui laissera seul Forrest avec son fils... Forrest !

Forrest est le symbole d'une époque, un candide dans une Amérique qui a perdu son innocence. Son coeur dépasse les limites de son QI...

Merveilleusement adapté du livre de Winston Groom, ce film, a gagné 6 oscars; ce film est magique, par ses phrases cultes : " Ma mère disait; 'LA VIE C'EST COMME UNE BOITE DE CHOCOLATS : ON SAIT JAMAIS SUR QUOI ON VA TOMBER!" C'est aussi dans ce film que Forrest dit : "Maman disait toujours n'est stupide que la stupidité." Forrest répète quelquefois dans le film : "Maman avait le chic d'expliquer les choses de manière à ce que je les comprenne.".... et surtout sa musique nous fascine, ses effets spéciaux comme la poignée de main de Tom Hanks/ Forest Gump avec le regretté JFK, John Lennon.

* Sa mère l'aurait appelé Forrest en mémoire de Nathan Bedford Forrest un créateur du Ku Klux Klan pour souligner le fait que parfois, dans la vie "on fait des choses qui n'ont pas beaucoup de sens". Il raconte cette anecdote à une jeune femme qui attend l'autobus à côté de lui et qui, comble de l'ironie, est noire.

* Forrest Gump dénonce notamment ce qui deviendra l'affaire du Watergate. Les lumières que Forrest aperçoit dans l'immeuble d'en face et qui l'empêchent de dormir sont en fait les lampes torche du commando chargé de poser un appareil d'écoute dans la chambre des démocrates (alors adversaires de Richard Nixon) à l'intérieur du Watergate, grand hôtel de Washington. La véritable histoire est que le concierge de l'hôtel a prévenu la police d'un cambriolage. Forrest Gump a donc déclenché l'affaire du Watergate en appelant ce concierge.

* Il reprend des extraits de films célèbres comme The Birth of A Nation. etc...

Le film a été critiqué par ceux qui considèrent qu'il est étrange qu'on veuille nous faire voir l'histoire américaine à travers quelqu'un dont l'intelligence est très limitée. Toute explication de l'histoire serait alors exclue.

 " Cours Forest cours " crie un jour, je crois, Jenny ... Tous les jeunes aujourd'hui donnent à cette course sans véritable but, un symbole. Cette course serait d'abord la fuite face aux méchants, mais encore, pourquoi pas, une performance pour attirer l'attention, plaire à un mari, à un ou une ami(e),

Ce film est en quelque sorte une allégorie sur les vertus de la non-intelligence, l'idée qu'il est possible de réussir de façon remarquable, sans éducation, sans préparation, sans compétence.

Ce film, et son succès, ne sont pas un pur hasard. Ce même message, le triomphe de la non-intelligence, se retrouve de façon récurrente dans le cinéma américain, la forme d'art qui décrit le mieux les valeurs de cette société. Pensons à Being There, l'histoire de M. Chance, un jardinier coupé du monde, absolument ignare, dont les banalités deviennent des conseils précieux pour les puissants de ce monde.

Cette valorisation de la non-intelligence est une caractéristique des souhaits de la société américaine. Un souhait inconscient que les dirigeants soient proches des gens ordinaires, ou encore qu'ils reflètent les aspirations des gens ordinaires, mais un désir profond que les leaders soient eux-mêmes des gens parfaitement ordinaires. Le rejet des élites.

Au premier abord, on pourrait y voir un sain triomphe du gros bon sens. Mais on sent, en filigrane, l'idée que la culture, la formation, l'intelligence sont les manifestations d'une certaine dégénérescence, en opposition aux qualités franches, nettes et patriotiques de ceux qui n'ont pas été corrompus par le savoir.


Garage

Considéré par ses voisins comme un marginal inoffensif, Josie a passé toute sa vie d'adulte à tenir une station-service poussiéreuse à la périphérie d'une petite ville du fin fond de l'Irlande. C'est un homme simple, solitaire, irréductiblement optimiste et à sa manière, heureux. L'arrivée d'un jeune apprenti au garage finira par tout bouleverser.

L'apprenti est mineur. Josie lui montre des films pornos ( laissés par un camionneur ) et lui offre des boissons alcoolisées. Le jeune finit par être perturbé et les parents se plaignent. Josie, étonné, lui qui n'avait fait que partager ses menus petits plaisirs quotidiens !!! sera perturbé aussi. J'aime l'image finale du cheval ( son unique vrai ami, ) solitaire qui s'avance de son pas tranquille sur la voie ferrée. Le reste du film est dérangeant par son malaise et sa monotonie : la solitude d'une petite vie...


Il y a longtemps que je t'aime

De : Philippe Claudel, a obtenu le prix du jury œcuménique et le prix du public au Festival de Berlin. Lorrain, discret et généreux, pour qui une œuvre «  n'a aucun sens si elle n'est pas un partage, pour se réconforter ou s'apeurer, car on a parfois besoin d'électrochocs  » . Et comme il est aussi musicien, peintre, photographe, le cinéma est une synthèse assez naturelle de tous ces talents.

" On vit dans un curieux temps où les émotions sont suspectes. J'aime les bons sentiments. Et la naïveté, qui permet une ouverture totale à l'autre. »


Avec Kristin Scott Thomas, Elsa Zylberstein, Serge Hazanavicius
Film français.


Histoire :



Pendant quinze ans, Juliette n'a eu aucun lien avec sa famille, qui l'a reniée et qui a peu à peu engagé sa jeune sœur à l'oublier. A sa sortie de prison, cette élégante quadragénaire retrouve sa jeune sœur, Léa, brillant maître de conférence à l'université de Nancy, qui l'accueille chez elle à titre provisoire, auprès de son mari, Luc, du père de celui-ci, Paul, muré dans le silence depuis une attaque cérébrale, et de leurs deux filles adoptives, P'tit Lys et Amélia. Malgré l'affection que lui porte Léa, qui lui est devenue étrangère, Juliette vit toujours en recluse, insensible au monde qui l'entoure et à la bienveillance de certains. Elle porte en elle un douloureux secret qui la mine un peu plus chaque jour...

C'est la lente reconstruction d'une ex-détenue


Kristin Scott Thomas, bouleversante en mère meurtrie,
avec ce visage nu de revenante, dans ce drame familial pesant et inquiétant. Comment effacer 15 années de silence et de rejet ? Deux sœurs, deux artistes époustouflantes qui vont tenter de reconstituer le puzzle d'une vie brisée.

Il y a Juliette (Kristin Scott ¬Thomas), l'étrangère au visage d'ombre, surgie d'on ne sait quelle absence, d'on ne sait quel exil.
Le cinéma est l'art des visages, disait Dreyer. On n'est pas près d'oublier celui de Kristin Scott-Thomas, durci, lointain, farouche, infiniment las, infiniment désabusé. «Un chat sauvage, hérissé, griffu», c'est ainsi que la voyait son metteur en scène. « Comment fait-on naître ou renaître la confiance ? On voit tant de cassures, en famille, entre des amis. On a été proches, la vie vous éloigne. Quand on se retrouve, peut-on retisser la toile, retrouver le combustible ? C'est si étrange les relations humaines. Elles cristallisent, s'évaporent… »


Et Léa (Elsa Zylberstein), tendre et inquiète, qui a soigné les blessures du passé en construisant une vie sage et équilibrée : foyer, métier, amis. Deux sœurs longtemps séparées par un événement terrible et qui ont du chemin à faire pour se retrouver, pour guérir, pour revivre.

Ce film magnifique, d'une infinie délicatesse. De la lumière aux silences, tout, dans ce film, bouleverse. Analyse et profondeur des sentiments des personnages. Juliette ressent énormément d'émotions négatives au début du film (son passé en prison, la manière dont elle voit les personnes autour d'elle, l'absence de vie dont elle est victime,...). Son secret est lourd à porter et elle l'assume. Sa sœur Léa est maladroite mais remplie de bons sentiments. Son rayonnement sur Juliette est tenace. Grâce à elle, Juliette peut se reconstruire et renaître. Le réalisateur prend son temps pour filmer et nous permet ainsi d'entrer dans le monde enfermé de Julette. Performance remarquable de tous les acteurs (jusqu'au plus petit rôle) et par la montée en puissance de l'émotion qu'il produit. La scene où les deux soeurs jouent du piano est magnifique. Espoir, pardon, rédemption, amour d'une sœur... On ne découvre le motif de l’emprisonnement qu'à la fin, le sujet, sensible, est traité avec tellement d'humanité. C'est un peu lent mais le scénario est bien mené, Philippe Claudel n'a pas volé ses Césars ! La musique est bien choisie, et le plus surprenant est que pendant la première moitié du film on veut à tout prix bousculer cette fille pour qu'elle dévoile son lourd secret, mais que pendant la seconde moitié, on veut juste la laisser tranquille. On n'accorde plus beaucoup d'importance à la chute, tant le jeu des actrices suffit à notre plaisir. " Faire oublier la mise en scène. Capter l'expressivité des visages, explique-t-il. Je me souviens d'avoir regardé le visage d'une inconnue, ... sa vie me paraissait plus riche et plus profonde que tous les romans.» Magnifique.
Un appel à relativiser, à modérer nos idées toutes faites et à simplement observer la grise réalité des choses. Ce film montre aussi combien les critiques des autres, les préjugés... sont négligeables.
Une chose est sûre pour le romancier cinéaste : ce sont les autres qui nous aident à vivre, à être nous-mêmes. «Juliette à un moment a cessé de croire aux autres. Mais c'est grâce à eux qu'elle revient à elle. Si la vie arrive à prendre un sens et une beauté, c'est par les autres. Par leur énigme, qui approfondit la nôtre.»
Son film est aussi une réflexion sur le jugement des autres.


Je vous trouve très beau

Aymé Pigrenet n'éprouve plus d'amour pour sa femme, mais elle est très efficace pour la ferme... jusqu'au jour où elle disparaît en un court circuit !!! Il vient donc de perdre sa femme. Il n'est pas submergé par le chagrin, mais anéanti par le travail qu'il va devoir désormais effectuer tout seul à la ferme.
Très vite, Aymé s'aperçoit qu'il ne peut pas s'en sortir. Il doit impérativement trouver une autre femme. Mais dans ce village, la chose n'est pas facile.
Aymé décide alors de faire appel à une agence matrimoniale. Contrairement aux autres " clients ", il ne recherche pas l'âme sœur mais seulement une femme solide, bien plantée sur ses deux jambes, susceptible de le seconder à la ferme. Comprenant qu'il ne recherche pas l'affectif mais l'utile, la directrice de l'agence propose à Aymé de se rendre en Roumanie où là, les filles sont prêtes à tout pour quitter la misère dans laquelle elles vivent.
Et c'est effectivement en Roumanie, qu'Aymé va rencontrer Elena...

Un film plein d'humour, de tendresse et de justesse dans sa description de la vie à la campagne à une certaine époque...

" La graine et le mulet " : film qui m'a ramenée pour une séance au Maroc


A Sète, au port. Monsieur Beiji, la soixantaine fatiguée, se traîne sur le chantier naval dans un emploi devenu pénible au fil des années. Il est rabroué par son patron qui envisage de diminuer ses heures de travail pour le pousser à abandonner. Père de famille divorcé, s'attachant à rester proche des siens malgré une histoire familiale de ruptures et de tensions que l'on sent prêtes à se raviver, et que les difficultés financières ne font qu'exacerber, il traverse une période délicate de sa vie où tout semble contribuer à lui faire éprouver un sentiment d'inutilité. La famille est nombreuse, sympathique, très bavarde à vous saouler !!! Surtout certaines femmes. M. Beiji ne dit jamais rien. Il semble assommé par une impression d'échec qui lui pèse depuis quelque temps, et dont il ne songe qu'à sortir en créant sa propre affaire : un restaurant. Seulement, rien n'est moins sûr, car son salaire insuffisant et irrégulier est loin de lui offrir les moyens de son ambition. Ce qui ne l'empêche pas d'en rêver, d'en parler, en famille notamment. La famille ( recomposée comme l'ancienne d'ailleurs ) va peu à peu se souder autour de ce projet, devenu pour tous le symbole d'une quête de vie meilleure. Grâce à leur sens de la débrouille et aux efforts déployés, leur rêve va bientôt voir le jour. Ou presque... Les images bougent à vous donner le tournis...


La dernière séquence de La Graine et le mulet est dérangeante. Il est difficile de ne pas en parler : un homme âgé, maigre, mais excessivement endurant, court essoufflé et à petits pas derrière des gamins qui lui ont piqué sa mobylette, ce qui va faire échouer son affaire de restauration en cours; la course est inutile, mais il ne s'en rend pas compte...Il cherche à récupérer sa mobylette pour trouver son ancienne épouse car il n'y a pas de graine pour le couscous du restaurant. Tandis qu’en montage parallèle une jeune fille, sa fille adoptive s’étourdit dans une danse du ventre avec une foi et un érotisme sans pareils, pour sauver face aux invités d'honneur du futur restaurant, l'entreprise de son père adoptif. L'attente du couscous semble sans fin. La maîtresse de Beiji essaie de remplacer la graine perdue du couscous. et s'y active. La séquence dure, dure, comme avait duré le repas au couscous de la première séquence d'ailleurs. A la fin, on passe d’un personnage à l’autre, l'homme maigre d'un côté, la jeune femme épanouie de l'autre, du ventre maigre que se tient le vieux à bout de souffle, au ventre plein de la danseuse en gros plan. Et le titre, pas clair pour un Normand ou un Toulousain !! qui verrait d’abord l’âne dans le mulet...Ce titre, en fait dédié au couscous (« la semoule et le poisson ») prend un autre sens : la graine, la jeunesse, l’avenir d’un côté; et le mulet, cette tête de mule qui n’en finit pas de courir, courage admirable mais abnégation stérile, de l’autre. La graine et le mulet donc sont rassemblés ici dans le plus beau des hommages à la filiation - filiation choisie et non subie.

C'est une satire de la France, des démarches sans fin pour monter une affaire, mais heureusement que le film a été réalisé par Abdellatif Kechiche. Avec Habib Boufares, Hafsia Herzi, Faridah Benkhetache...car la satire ne les épargne pas. Leur besoin de parler et la sensualité sont débridés, et surtout on sort du film avec l'impression qu'on ne peut pas faire confiance, essentiellement aux hommes dans cette famille.


Les ch'tis ?

Bof !! Je trouve qu'on leur fait trop de pub ! c'est un film qui fait parfois sourire, sans plus. Il ne donne pas une si belle idée de la France profonde... et pourtant, les gens se laissent entraîner par la pub ! pas étonnant que tout le monde vote Sarko, dans ces conditions parce qu'il passe bien à la télé... ou que des personnes entrent dans des sectes !!! Les gens réfléchis qui pensent par eux-mêmes, n'ont pas vraiment aimé le film. Par contre une copine prof de math a été scandalisée que je ne l'ai vu que récemment!!! Je ne vois pas pourquoi je ferais 25 km pour aller voir un film qui passera deux mois après chez nous, à cause d'une pub exagérée, dont je me méfie toujours. Et maintenant les médias remettent ça avec la " baraque à frites " et la queue générée par la publicité du film. Les frites y deviennent meilleures !!!


Soleil vert

se déroule en l'an 2022, le monde est baigné d'une étrange lumière jaune de pollution, et animaux, végétaux, ont été détruits. Les hommes ont épuisé les ressources naturelles. Les paysages sauvages ont disparu. Dans les mégapoles où règnent la misère et le chaos, seule une élite peut encore acheter des aliments naturels, fruits, salades, viandes ou poissons.Très peu de terres sont encore cultivables et les habitants qui n'ont pas les moyens d'acheter des aliments mangent un aliment de synthèse, le Soleil vert, sorte de pastille industrielle que la population ne sait pas fabriquer. La planète est surpeuplée. Les émeutes sont fréquentes et sévèrement réprimées, la population est miséreuse..

Omniprésente et terriblement répressive, la police assure l'ordre. Après le meurtre d'un des dirigeants de la société Soylent, qui produit le Soleil, un policier en charge de l'affaire, va découvrir que ce dernier n'est pas fabriqué à base de plancton comme le veut la version officielle...Accompagné de son fidèle ami, ce policier va découvrir, au péril de sa vie, l'effroyable réalité de cette société inhumaine.

Les aliments industriels en forme de cube vert, fabriqués en secret, le sont à partir des cadavres humains recyclés. Ces cadavres sont fournis en abondance par les centres d'euthanasie où se rendent volontairement tous ceux qui ne peuvent plus supporter leur vie misérable...dont l'ami du policier. celui-ci est incarné par Charlton Heston.

On ne peut pas vraiment aimer ce film, mais il marque les esprits et il est nécessaire pour notre culture, et notre prise de conscience de la destruction de notre terre par l'homme.


Tais-toi, avec Jean reno et Gérard Depardieu

( Pour sourire )


Francis Veber touche à la perfection dans certains domaines, et certaines recettes éprouvées. On se souviendra quand même de " La Chèvre ", du " Placard " qui avaient intéressé; ils faisaient sourire mais plus s'esclaffer. Il avait le mérite de porter à la conscience du grand public un angle de vue sur l'homosexualité. Avec "Tais-toi !", Veber revient à une comédie qui ne se veut porteuse d'aucun message, qui n'existe que pour faire revivre le duo improbable qu'il aime tant, et donner une énième variation du personnage de con attachant. Cette fois, le duo est composé de Jean Reno en variation de Ventura, et Depardieu en variation de Brel…

Reno lui est à l'aise parce que le rôle monolithique, lui va à ravir. Avouons que quelques scènes parviennent à nous tirer de bons gros rires spontanés. Je trouve aussi que Depardieu est attachant et sympathique.

Mais " Tais-toi ! " reste une comédie divertissante, et qui réussit encore parfois là où échouent la plupart des grosses gaudrioles qu'on nous sert si souvent. Un film loin d'être essentiel mais qui remédiera peut-être au blues automnal.


Date de création : 03/01/2008 - 09:17
Dernière modification : 11/06/2009 - 13:59
Catégorie : Mes loisirs
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